Mieux comprendre Bob Marley

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Welcome To Jamrock Reggae Cruise

Damian Marley repart en croisière !

La Welcome To Jamrock Reggae Cruise 2014 fut un succès ! C’est donc reparti pour 2015. Les dates viennent d’être annoncées et ce n’est pas une, mais deux croisières qui navigueront entre Miami et Montego Bay d’abord du 30 novembre au 5 décembre et entre Miami et Ocho Rios ensuite du 5 au 10 décembre.

La liste des premiers artistes confirmés est déjà époustouflante : Damian Marley bien sûr, Julian et Ky-Mani pour compléter le tableau familial, mais aussi Bounty Killer, Capleton, Elephant Man,Barrington Levy, Third World, Morgan Heritage, Cham, Tany Stephens, TOK et enfin Christopher Ellis.
Les sound systems seront aussi de la partie avec Stone Love, King Jammy’s, Saxon Sound (ft. Tippa Irie, Papa Levi, Musclehead, Mickey Boops), Metromedia, Black Scorpio et Kingston 12 (ft. Shinehead & Paplotl).
D’autres artistes seront bien sûr annoncés plus tard et les tickets seront en ventes à partir du 16 décembre 2014. La dernière croisière s’était remplie en très peu de temps et à en voir les images, ça vallait le coup !

La CIA a t-elle voulu tuer Bob Marley ?

La CIA a t-elle voulu tuer Bob Marley ?

Le 37ème numéro du magazine Reggae Vibes va faire parler de lui en titrant : « La CIA a t-elle voulu tuer Bob Marley ? ». Carl Colby Jr. est l’objet de rumeurs et de spéculations depuis que l’on a révélé qu’il était un des cameramen ayant filmé le concert Smile Jamaica de 1976, deux nuits après la tentative d’assassinat dont furent victimes Bob Marley et son gang de Tuff Gong. Que faisait-il là, lui, le fils d’un ancien directeur de la CIA ? Offrit-il à Bob une botte empoisonnée qui finira par lui inoculer le cancer ?… Pour la toute première fois, Colby, documentariste de Los Angeles, répond à ces accusations au long d’une interview réalisée par Roger Steffens, en décembre 2001, vingt-cinq ans après ces troubles événements…

Mis à part cet article polémique, vous retrouverez aussi une très longue interview d’Errol Brown, neveu du producteur Duke Reid et ingénieur du son des derniers grands concerts du messie jamaïcain. Autres interviews : Lutan Fyah, Alpheus, Harrison Stafford, Taïro, Maxi Priest, Nicodrum, Sylem, Skarra Mucci, Lord Bitum ou Junior Cony. 

Côté sampler, Reggae Vibes vous offre  15 titres avec Maxi Priest, House of Shem, Rebelution Feat. Don Carlos, Ricky Chaplin & Kiddus I, Chronixx, Rootswords, George Palmer & Makka Dubba, Mellow Mood, Uman, Taïro Feat. Mardjenal, Ebene, Tomawok, Tchong Libo, Tribuman et un megamix de Pocoman Jam.

Une bonne lecture pour l’été 😉

 

Sources

http://www.reggae.fr

Le prof d’anglais a étudié Bob Marley

Enseignant en anglais à l’université de Toulouse-Le Mirail, Éric Doumerc vient de publier, aux éditions Camion blanc, «Le reggae dans le texte». Encore un livre sur le reggae ? Pas tout à fait. «S’il existe beaucoup de livres sur cette musique, il n’y en a quasiment pas sur l’analyse des textes du reggae», note-t-il, citant toutefois l’ouvrage de Denis Constant, «Aux sources du reggae», comme une influence majeure, mais déjà vieille de 32 ans.

«Il y a là une grande richesse, explique l’auteur, car le reggae se base, à l’instar du blues ou des griots africains, sur la prise de la parole et l’affirmation d’une identité.» Les thèmes développés dans le reggae sont essentiellement le mouvement rastafari, la prise de conscience de l’oppression subie par les communautés noires – sous l’impulsion du leader politique Marcus Garvey, qui fonde en 1921 la Jamaican Political Association et le People’s Political Party huit ans plus tard en 1929 – et le rapatriement prôné vers l’Afrique. Plus que le fond, qui n’apporte finalement pas grand-chose à ce que nous savons des mouvements de rébellion de la première partie du XXe siècle, c’est sur la forme utilisée dans les chansons engagées de la période 1967-1988 qu’Éric Doumerc a concentré sa passionnante analyse. «Les artistes utilisent beaucoup de proverbes, de dictions, des devinettes et des allusions, relève-t-il. La numérologie est également très présente, comme dans le fameux Two Sevens Clash du groupe Culture».

Numérologie et prophéties

Dans ce morceau fameux, numérologie (le chiffre 7 est associé à certains pouvoirs magiques) et prophéties (Marcus Garvey avait annoncé la fin du monde occidental et la naissance d’un monde plus clément pour les Noirs pour le… 7 juillet 1977) s’entrechoquent pour livrer un texte mystérieux et d’une profondeur fascinante. Mais qui dit reggae dit Bob Marley et Éric Doumerc analyse avec brio certains textes du génie jamaïcain, dont le fameux «Rat Race», en révélant les nombreux sens possibles de cette expression qui peut aussi bien désigner un panier de crabes qu’une course à l’argent ou une foire d’empoigne ! En linguiste rigoureux, Éric Doumerc a reproduit les textes originaux en en proposant une traduction précise et intelligente, qui éclaire parfaitement les propos des artistes ici étudiés, des Wailers à Peter Tosh en passant par Desmond Dekker et The Ethiopians, et en les replaçant dans leur contexte historique. L’ensemble procure une lecture éclairante, que complètent une large sélection discographique et biographique. A déguster dans un hamac, «Rastaman Vibrations» en lecture répétée sur la hi-fi.

«Le reggae dans le texte», par Eric Doumerc (éditions Camion blanc). 311 pages, 30 €.

Bob Marley Earthstrong @ Tuff Gong

Le soixante-neuvième anniversaire de la légende Robert Nesta Marley a été célébré comme il se doit auBob Marley Museum et aux studios Tuff Gong à Kingston le 6 février 2014.
La radio IRIE FM ainsi qu’un beau public aux âges et ethnies variés étaient là pour rendre hommage à l’homme qui a contribué à faire connaître la Jamaïque au monde entier grâce à sa musique. Les vibes étaient positives et chacun était amical et respectueux, comme on peut s’y attendre lorsque l’on rend hommage à l’homme qui nous a enseigné « One Love » en guise de vision du monde.

Les prières d’ouverture ont débuté à 9 heures du matin, avec Julian Marley et des chants et percussions nyahbinghi. IRIE FM a ensuite réalisé des interviews, en commençant par  les Marley présents : Julian, mais aussi les enfants de Ky-Mani et de Stephen. La journaliste Elise Kelly leur a demandé ce qu’ils pensaient de cette célébration et de leur sentiment par rapport au fait d’avoir Bob Marleycomme patriarche.  Samuel, le fils de Stephen, a déclaré « C’est une bonne personne à avoir comme grand-père. Il rassemble les gens. One Love, More Love ».

Le Ministre du Tourisme et des Loisirs Damian Crawford a été interviewé à son tour. Il a exposé le problème concernant la musique reggae, qui est l’une des plus grosses exportations du pays mais qui en retour ne rapporte que très peu d’argent aux artistes et à l’île. Les évènements soutenus par son ministère et organisés par la JaRIA (Jamaican Reggae Industry Association) tentent de proposer aux étrangers une formule pour visiter la Jamaïque pendant le mois de février, qui est le Black History et le Reggae Month, l’idée étant de garder une partie de l’industrie reggae et l’argent qui en résulte directement sur l’île.

Ce fut ensuite à Stephen « Cat » Coore de Third World de s’exprimer. L’artiste a bien sûr évoqué la disparition récente de Bunny Rugs  et son impact sur le groupe et sur le Monde. Il a affirmé que le groupe Third World va continuer sa route mais ne sera plus jamais le même sans Bunny.

A travers les nuages de fumée, pratiquement tous les invités ont été questionnés sur le gros sujet politique du moment en Jamaïque : la décriminalisation et/ou la légalisation du cannabis. La plupart étaient pour, et le consensus fut pour des lois plus allégées, la décriminalisation allant avec une légalisation médicale, car c’est une part de la culture rasta et jamaïcaine, sans toutefois légaliser totalement.

Un bel équilibre entre musique Nyabinghi et interviews plus discrètes fut ensuite trouvé, pendant que des gens de toute couleur et de tout âge se mélangeaient, fumant et observant la scène sans se rendre compte qu’ils en faisaient partie.

Un gros Nyabinghi se tenait ensuite devant les studios Tuff Gong, fondé par Bob Marley en 1965. Alors que la voix de Bob s’élève dans l’air au milieu des percussions, les interviews continu devant le « One Love Café », où des petits déjeuners ital (dumplings bouillis et banane, beignets de maïs, ackee, plantains…) étaient servis gratuitement jusqu’à ce que la fête se termine ; vraiment One Love !

Des prêtres éthiopiens orthodoxes racontèrent au micro d’IRIE FM comment Bob Marley avait aidé à « combler le fossé » pour que les rastas comprennent mieux leurs croyances. Et lorsque la journaliste chercha à savoir ce qu’ils pensaient des rastas, l’un d’entre eux lâcha : « Bob Marley a été baptisé dans une église orthodoxe éthiopienne. Je me considère donc comme un rasta moi aussi ».

Bien sûr, d’autres artistes que les Marley sont passés soutenir l’évènement, comme Saba Tooth, Jesse Royal, Iba Mahr, et Fred Locks. Saba Tooth, qui a récemment sorti le CD « I Prosperity », a décrit cette célébration comme « géniale ». Jesse Royal quant à lui « se devait de venir » et prépare actuellement une tournée sur la côte ouest des États-Unis. D’autres encore étaient simplement présents dans le public à kiffer la vibe.

Aux alentours de 11 heures, il y avait de plus en plus de gens et l’énergie du Nyabinghi s’est accentuée. Des écoliers faisaient la queue pour prendre des photos devant les fresques et des groupes de touristes s’ajoutaient à la foule, se mélangeant aux rastas.

Les nuages se sont ensuite invités pour une petite douche l’après-midi, ce qui n’a pas été du goût d’une femme rasta originaire de Portland : «  A chaque fois qu’on fête quelque chose il pleut ! ». Mais la pluie n’arrête pas les rastas et le Nyabinghi s’est poursuivi de plus belle, devenant un battement de cœur plus fort pour accompagner « Don’t Worry About A Thing » de Bob. « La pluie est une bénédiction. L’esprit de Bob est descendu. » nous explique un ancien. Un couple âgé d’allemands près de nous nous dit « Tout le monde partout dans le monde sait qui est Bob Marley. Il a contribué à nous enseigner ce qu’est l’acceptation et l’amour. One Love. ».

L’esprit du « One Love » était manifestement présent lors de ce 69ème anniversaire de Bob et continue de vivre aujourd’hui grâce à ses chansons.

Source

http://www.reggae.fr/

Vieilles Charrues : Indochine, Vanessa Paradis et Ky-mani Marley

Le Festival des Vieilles Charrues du 17 au 20 juillet annoncent neuf nouveaux noms : Indochine, Vanessa Paradis, Fauve, Diplo, Skip The Use, Orelsan, Julien Doré, Yodelice et Ky-Mani Marley.

Vieilles Charrues 2014

Nouvelles annonces pour les Vieilles Charrues 2014 !

Ces nouveaux noms viennent compléter une programmation déjà bien remplie avec : Elton John, Stromae, Shaka Ponk, Arctic Monkeys, Franz Ferdinand, The Black Keys… Qui sont les prochains ?