Mieux comprendre Bob Marley

Reggae Sun Ska : 50 000 spectateurs attendus

Plus de 50 000 spectateurs sont attendus début août. Une manne pour les commerces locaux

En marge des concerts, les festivaliers dépensent plus de 300 000 euros dans la région.

En marge des concerts, les festivaliers dépensent plus de 300 000 euros dans la région. (Archive Laurent Theillet)

«Cette année, on accueille le fils de Dieu », sourit Fred Lachaize, le directeur du festival. Damian Marley, fils du légendaire Bob, est la tête d’affiche du Reggae Sun Ska cette année. Une star très attendue, qui risque de faire sauter le compteur d’affluence.

Comme l’année dernière, les trois scènes et le camping seront installés au bord de l’estuaire, à quelques pas des commerces pauillacais. Sébastien Hournau, le maire, s’en réjouit. Les commerçants espèrent réaliser début août l’une des semaines les plus lucratives de l’année. « Les vendeurs sont souvent surpris par le public du festival, remarque Sébastien Hournau. Il y a beaucoup de cadres, d’enseignants, de professionnels de la santé… »

Les retombées commerciales sur les communes sont évaluées entre 300 000 et 500 000 euros sur trois jours. « Pour les supermarchés, c’est équivalent à la période de Noël », ajoute Fred Lachaise.

Budget en hausse constante

Avec un budget total de 2,2 millions d’euros, en hausse constante, le Reggae Sun Ska entre dans la cour des grands. La Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) vient de l’inscrire dans ses aides nationales, augmentant de 50 % la subvention qu’elle lui accorde. « Le Reggae Sun Ska est maintenant identifié comme un événement majeur par les instances nationales », annonce Michel André-Lavarenne, délégué régional de la Sacem.

Pour la deuxième année consécutive, le festival prendra place sur le site de Trompeloup, au nord de Pauillac. 35 hectares de terrains qui appartiennent au Grand Port maritime de Bordeaux (GPMB). « Nous pouvons y rester au moins jusqu’en 2015, explique Fred Lachaise. Après, soit le bail est renouvelé, soit nous devrons trouver un autre terrain dans le Médoc, ce qui n’est pas évident. »

Les organisateurs aménagent donc un site qu’ils ne sont pas certains de garder très longtemps. Des plates-formes de calcaire ont été posées au sol pour accueillir les imposantes structures de la scène. La disposition des parkings a été entièrement revue. Chaque jour, ce sont près de 10 000 voitures qui se garent sur le terrain. En 2011, 4 000 festivaliers sont venus en train. « Nous essayons de développer ce mode de transport. Cela fluidifie le trafic routier et c’est plus écolo », explique Frédéric Vilcocq, conseiller culturel et économique au Conseil régional d’Aquitaine.

Impact positif sur l’image

Plusieurs élus locaux se félicitent de l’impact positif sur l’image de Pauillac et du Médoc. « Cela tranche avec l’image paisible et les produits viticoles de luxes attachés à la région, analyse le maire de Pauillac. Les organisateurs sont des gens du coin. Ils sont la preuve vivante de la diversité de notre savoir-faire. »

Outre ses 50 000 spectateurs, ses 1 500 invités et ses centaines de journalistes, le Reggae Sun Ska attirent 600 bénévoles, surtout médocains. La sécurité du site mobilise à elle seule près de 150 personnes chaque jour. Idem pour le soutien médical, « et c’est sans compter la Croix-Rouge ».

Il y a d’autres chiffres sur lesquels les organisateurs restent plus discrets. Motus et bouche cousue, par exemple, sur le cachet que recevra la tête d’affiche de l’année, Damian Marley. Mais il se chuchote que la somme sera « entre trois e t quatre fois supérieure à celle reçue par le numéro deux du programme », le chanteur Jimmy Cliff. « Notre budget artistique total est de 350 000 euros », glisse Fred Lachaise. Plutôt modeste, il augmentera probablement l’année prochaine, pour séduire des artistes encore plus prestigieux.

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