Mieux comprendre Bob Marley

Empress Bella « Volcano Girl »

« Visa »: Rastas, les enfants de Bob Marley.

Les « Carnets d’un grand reporter ».

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Photo jean paul mari



C’est une utopie qui part d’une relecture de la bible et propose une « vision libératrice à un peuple traumatisé par quatre siècles d’esclavagisme. » Ah, bon ? Pour moi, Rasta, c’était Bob Marley, des tresses comme des lianes et un pétard gros comme un baobab. Faut dire que je faisais de la radio à Monserrat, une île perdue des Antilles britanniques, et que j’avais le plus grand mal à travailler en studio à cause des effluves de ganja que le personnel semait dans les couloirs.

Rastafari, jah, man ! On entendait cela du matin au soir!

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En revenant de mon caillou au soleil, j’ai investi le bureau de mon directeur de radio quelque part en France pour lui expliquer que le reggae était l’avenir de l’ « Omo Musicus ». Je me souviens encore de son regard de profonde commisération. Jah, man !

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Noel Quidu, lui, photographe romantique mais pragmatique – « Quidu », en breton, cela veut dire « chien noir », chien fou, fort en gueule et grand cœur, de la race des marins du grand large – a sillonné la Jamaïque, l’Ethiopie, les USA et l’Europe à la poursuite des rastas.

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A Kingston, -Jah, man !... bon, ça suffit – deux énormes statues dénoncent l’esclavagisme ancien et un homme enroulé dans une couverture africaine se recueille sur la tombe de son dieu: Haïlé Sélassié, empereur d’Ethiopie entre 1930 et 1974.

 

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Bien sûr, Haïlé Sélassié n’a rien à voir avec ses émules. Un aristo, autoritaire, à l’étrange destinée puisque Mengistu le rouge l’a fait étouffer avec un oreiller dans son lit avant de garder son corps pendant des années muré sous ses pieds, juste au-dessous de son bureau. Etait pas près de s’échapper le dieu vivant! Un empereur déconcertant, donc, qui déclenche amour ou angoisse selon que l’on soit humble ou dictateur. Bref, pour les rastas, c’est un Dieu. Et Bob Marley grandit très loin de là, à Trench Town, dans un ghetto ultra-violent, se faisant prophète en lutte contre Babylone. « Get up! Stand up!… »

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Donc, Dieu est noir et Haïlé Sélassié, roi des rois, lion de la tribu de Juda, descendant du roi Salomon et réincarnation du christ. On en oublie un ? Non. D’ailleurs Bunny Wailer, ami d’enfance de Bob marley, avec qui il fonde « Bob Marley and the Wailers », crache une musique à réveiller les morts.

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Un rasta est sage, il ne boit pas mais danse, fait danser, fume et enfume. Il part en pèlerinage vers l’Ethiopie, car « la délivrance est proche ». Pour communier avec les ancêtres en répétant : « Un Dieu, un but, une destinée. » Et certains quittent la métropole française pour filer en Guadeloupeavant le grand voyage vers Addis-Abeba.

 

 

Des fêlés ? Non. Ils ont leur mode de vie, recherche l’harmonie, respectent la nature et marchent en suçotant  d’énormes pipes à cannabis.

 

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Ethiopie, Shashemené et la Nouvelle Sion, tout se mélange. En parcourant l’exposition, on se laisse aller au fil des photos – dommage qu’un éclairage trop violent multiplie les mauvais reflets…- où l’on retrouve le Quidu des grands reportages, le goût de la couleur,  un mélange d’immersion et de distance avec son sujet, l’empathie et l’humanité de l’image. Bref, le chien noir qu’on aime !

 

source

http://carnetsdungrandreporter.blogs.nouvelobs.com


Magic Mystic Marley

Bien que l’esclavage fut aboli en 1834, les africains ont développé leur propre Culture, à partir d’un mélange de mémoire collective en ce qui concerne les Traditions Africaines et de certaines coutumes venant des Anglais. Cette culture née de métissage a bien sure des parallèles avec l’émergence de la société noire Américaine. Toutefois la Jamaïque qui sans l’industrialisation de son voisin du nord est restée une communauté rurale et pu conserver des racines plus solidement ancrées dans son héritage culturel Africain. Bob Marley a donné au monde une musique brillante et évocatrice : son œuvre s’étend sur environ cinq décennies et demeure pourtant d’actualité et universelle. Bob Marley et Les Wailers à travers leur travail ont réussi à influer sur notre façon de vivre. « Il a pris aux coté de James Browwn et de Sly Stone comme une influence persuasive sur le Rythme and Blues. » Dit le critique américain Timothy White, auteur de la très appréciée Biographie de Bob Marley « Catch a Fire » « sa musique était du rock pur au sens où elle était l’expression publique d’une vérité privée. »Il est important de considérer les racines de cette légende. La première super star du Tiers Monde était à la fois artiste des plus charismatiques et revendicatifs de notre temps, sa musique n’a pu être créée qu’à partir d’une source unique : la culture des rues de la Jamaïque. « Les jours de l’esclavage » une mémoire évoquant les traditions de ce pays, paru auparavant raconte à quel point cette periode fut l’essence même de la culture Jamaïcaine, des plantations en passant par le milieu du dix-neuvième siècle pour arriver à nos jours. Bien que l’esclavage fut aboli en 1834, les africains et leurs descendants ont développé leur propre culture, à partir d’un mélange de mémoire collective en ce qui concerne les traditions africaines et certaines coutumes venant des anglais. Au début du vingtième siècle avec Marcus Garvey ce lègue prit forme entant qu’organisation « UNIA THE NEGRO IMPROVEMENT ASSOCIATION » préconisant la création d’un état noir. Le premier pas pour accéder à ce rêve fut la fondation de la « BLACK STAR LINE » une compagnie maritime instauré par Garvey et qui dans l’imaginaire devait ramener la population noire d’Amérique et des Caraïbes en Afrique. Quelques années plus tard en 1930 Ras Tafari Makonnen fut couronné Empereur d’Ethiopie sous le nom de Haile Sélassie I. L’empereur se proclama 225e souverain de la lignée de Ménélik fils du roi Salomon et de la reine de Saba. Les partisans Jamaïcains de Marcus Garvey, en consultant la bible (Nouveau Testament) y virent là un signe. Ils croient que Haile Sélassie est le roi noir prophétisé par Garvey qui devait délivrer la race noire. Ce fut le début d’une nouvelle religion connu sous le nom de Rastafari. Quinze ans plus tard, à Rhoden hall dans le nord de la Jamaïque naissait Bob Marley. Sa mère était une jeune femme noire Cedella Booker, agée de dix-huit ans, et son père le capitaine Norval Marley, un homme blanc de cinquante ans intendant au régiment Britannique des West Indies (Caraïbes).Le couple se maria en 1944 et Robert Nesta Marley naquit le 6 Février 1945.La famille de Norval Marley exerça une pression constante sur le couple, et bien que le capitaine subvint aux besoins matériels de son fils, il ne voyait qu’épisodiquement celui-ci , Robert grandit dans l’environnement rural de Saint Anne dans le nord de la Jamaïque. Pour les Jamaïcains de la campagne Kingston était la ville de leurs rêves, une sorte d’eldorado. En réalité Kingston avait peu d’emploi à offrir. Pourtant dans les années 50 et 60 un grand nombre de paysans affluèrevers la ville. Les nouveaux venus, bien qu’ayant très vite perdu toutes illusions concernant la capitale, ne repartaient que très rarement vers leurs communes d’origines. Bien au contraire ils squattèrent les bidonvilles qui grossissaient peu à peu à l’ouest de Kingston, dont le plus réputé était Trench Town (surnommé ainsi à cause de sa construction sur le fossé d’écoulement des eaux usées de la « vieille Kingston ».) Bob Marley à peine âgé de dix ans arriva à Kingston à la fin des années 50. Comme nombre de ceux qui avaient précédé, Marley et sa mère s’installèrent à Trench Town. Ses amis étaient d’autres gamins de la rue très mécontents de leur situation dans la société Jamaïcaine. Un de ses meilleur copain Neville O’Riley Livingston, plus connu sous le nom de Bunny Livingston Wailer avec lequel il fit ses premier pas timides dans la musique. Les deux jeunes étaient fascinés par la musique extraordinaire qu’ils entendaient en captant les stations de radios Américaines. Ils écoutaient régulièrement une station de La Nouvelle Orléans qui diffusait les nouvelles chansons d’artistes tels que : Ray Charles, Fats Domino, Curtis Mayfield et Brook Benton. Bob et Bunny aimaient aussi beaucoup les groupes vocaux noirs comme les Drifters qui étaient très populaires en Jamaïque.

Quand Bob quitta l’école il semblait n’avoir qu’une ambition : la musique. Bien qu’il fût embauché dans une entreprise de soudure, Bob passait tout son temps libre avec Bunny à essayer de perfectionner leurs capacités vocales. Ils étaient aidés en cela par un célèbre résident de Trench Town Joe Higgs qui donnait quelques notions rudimentaires à des aspirants vocalistes dans les cours environnant les cases du bidonville. C’est à l’une de ses séances que Bob et Bunny rencontrèrent Peter Tosh un autre jeune ayant de grandes aspirations musicales. En 1962 Bob Marley passa une audition auprès d’un producteur jamaïcain Leslie Kong. Ce dernier fut impressionné par les capacités vocales de Bob. Kong emmena le jeune a son studio pour y enregistrer quelques titres. Le premier d’entre eux « Judge not » sorti sous le label « beverly’slabel » c’était le tout premier disque de Marley.Il y avait d’autres titres tels que « Terror » et « One cup of coffee » qui faute de diffusions sur les ondes passèrent presque inaperçus. Tout au moins ils confirmèrent l’ambition de Marley de devenir chanteur. L’année suivante Bob décida que la prochaine étape à franchir était de monter un groupe. Pour cela il s’allia a Bunny et Peter, afin de former Les Wailing Wailers (Wailing signifie se lamenter). Le nouveau groupe avait comme mentor un Rastafarien du nom Alvin Patterson qui présenta les trois jeunes à clément Dodd, un producteur de Kingston. Au cours de l’été 63 Dodd auditionnèrent Les Wailers, et satisfait de leur performance, il décida de les enregistrer. C’était au temps du Ska, la nouvelle musique qui avait « bac beat » prononcé. Cette musique puisait ses sources dans la musique traditionnelle africaines de Jamaïque, mais aussi dans le Rythme and Blues de la Nouvelle Orléans que diffusait les stations de radio Américaines et Sound system, qui se propager à travers les rues de Kingston Clément Sir-Coxone-Dodd était un des meilleurs organisateur de Sound system de la ville. Les Wailing Wailers sortirent leur premier single : « Simmer Down » sous le label coxone dans les dernières semaines de l’année 1963. En Janvier 1964, cette chanson fût classé n°1 dans le hitparade jamaïcain, place qu’elle occupa pendant deux mois. L groupe composé de Bob, Bunny Wailer, Peter Tosh, Junior Braithwaite ainsi que deux choristes Beverly Kelso et Cherry Smith était la grande nouveauté. « Simmer Down » fit sensation en Jamaïque et Les Wailers commencèrent à enregistrer régulièrement pour la compagnie CoxoneDodd’s Studio one.La musique du groupe aussi de thèmes nouveaux : s’identifiant aux vilain garçons, rebelles des rues (rudes boys sreet rebels), la musique Jamaïcaine avait trouvé une position urbaine forte. Les années suivantes Les Wiling Wailers enregistrèrent quelques singles qui établirent définitivement le statut du groupe. Malgré leur popularité il s’avéra que financièrement, garder le groupe soudé fut très éprouvant et les trois autres membres : Junior Braithwaite, Beverly et Cherry Smith s’en allèrent. La mère de Bob : Cedella s’était remariée et était partie s’installer à Delaware aux États-Unis ou elle avait économisé assez d’argent pour envoyer un billet à son fils. Son intention était de permettre à Bob de commencer une nouvelle vie. Mais peu avant son départ pour l’Amérique, Bob rencontra une jeune femme répondant au nom de Rita Anderson, le 10 février 1966, ils marièrent. Le séjour de Marley en Amérique fut très bref. Il y travailla juste le temps d’être en mesure de financer sa véritable ambition : en Octobre 1966 après huit mois passé aux U.S.A, il repartit pour la Jamaïque, ce fût une période charnière de sa vie, l’empereur Haile Sélassie s’était rendu en voyage officiel à la Jamaïque au mois d’avril de cette même année. Au retour de Bob à Kingston, le mouvement Rastafarien avait acquit une nouvelle crédibilité. Marley se rapprocha de plus en plus Rastafari. En 1967 la musique de Bob fut imprégnée de ses nouvelles croyances. Fini les hymnes à la Gloire des vilains garçons (rude boys). A la place un engagement croissant à la spiritualité et pour causes sociales, pierre de son héritage angulaire, Marley est rejoint par BunnyWailers et Peter Tosh afin de reformer ce groupe aujourd’hui connu sous le nom de Wailers Rita avait elle aussi commencé une carrière avec un hit, « Pied Pipper », reprise d’une chanson pop anglaise. La musique jamaïcaine était en pleine mutation. Le son puissant du Ska fût remplacé par un rythme plus lent, plus sensuel : le Rock Steady. Le nouvel engagement des Wailers au Rastafarisme les mit en conflit avec Coxone Dodd. Décidés à contrôler leur propre destinée musicale, le groupe fonda, donc son propre label : Wail’N’Soul. Mais malgré leur succès musical, leur naïvetéen affaires engendra la disparition de ce label en 1967. Le groupe survécu toutefois, en devenant le parolier d’une maison de disque associé au chanteur Johnny Nash. Au cours de la décennie suivante la chanson de Marley « Stir Up » fut leur plus gros hit.

C’est à cette époque que Les Wailers rencontrèrent Lee Perry, que le génie de la production avait amené à équipier son studio de matériels de pointe. La collaboration de Perry et des Wailers eut pour résultat, une des meilleures musiques jamais produite par le groupe. Les titres comme « Soul Rebel », « Duppy Conqueror », « 400 Years » et « Small Axe » ne devinrent non seulement  des classiques, mais ils déterminèrent «  le Future du reggae ». En 1970 Aston «Family Man» Barrett (bassiste) et son frère Carlton (batteur) rejoignirent Les Wailers. Ils avaient été le fleuron rythmique des studios  Perry ou ils ont déjà accompagné Les Wailers au cours de répétitions. Ils étaient alors reconnus pour être la meilleure section rythmique de la Jamaïque, statut qu’ils conservèrent au cours de la décennie suivante. Au début des années 70 la renommée du groupe s’étendit a la Caraïbe toute entière. Mais à l’international Les Wailers demeuraient inconnus. En été 1971 à l’invitation de Johnny Nash, Bob se rendit en Suède afin de participer à l’écriture de la bande originale d’un film dont Nash avait la charge. Pendant son séjour en Europe, il obtint un contrat d’enregistrement avec CBS, qui était aussi la compagnie avec laquelle travaillait Johnny Nash. Au printemps 1972 Les Wailers partirent pour Londres faire la promotion de leur single « Reggae on Broadway ». Au lieu de cela ils se retrouvèrent démunis en Angleterre. En dernier recours Bob Marley se rendit aux Studios Island sur Basing Street et demanda à rencontrer Chris Blackwell, dont la compagnie fut une des premières à promouvoir la musique Jamaïcaine en Grande Bretagne. Blackwell avait fondé Island en Jamaïque à la fin des années 50. Mais vers 1962 il avait compris qu’en s’implantant à Londres, il deviendrait l’unique diffuseur de tous ces concurrents Jamaïcains en Angleterre, la compagnie redémarra en Mai 1962, ses premier clients étaient des originaires de la Jamaïque résidants pour la plupart à Londres et à Birmingham. Le rythme fougueux du Ska devint rapidement la nouvelle vague à la mode des Dancing avec l’accroissement de la « Mode Culture » et en 1964 Blackwell produisit un succès mondial avec « My Boy Lollipop » un Ska/pop chantée par la jeune « Millie ». Dans les années 60 Island avait grandi pour devenir une sourcce majeur de la Musique Jamaïcaine, Ska puis du Rock Steady, pour finalement arriver au Reggae. La société s’était aussi ouverte au « Rock blanc » en produisant des artistes comme Traffic, Jethro Tull, King Gimson, Cat Stevens, Free and Fairport convention. Quand Marley entra à Island en 1971, il s’associait à la plus jeune maison de disque indépendant du monde à ce moment-là. Blackwell ne connaissait de Marley que sa réputation Jamaïcaine. Le groupe unique obtint un « deal » unique dans l’histoire de la musique Jamaïcaine à cette époque : une avance de 4000 livres pour la production d’un album. Pour la première fois un groupe de Reggae avait accès aux meilleures conditions d’enregistrement existant alors, et était considéré à titre égal à un groupe de Rock contemporain. Auparavant le Reggae ne se vendait qu’en single et en album de compilation à bon marché. Le premier album des Wailers « Catch a fire » brisa ce stéréotype, il fut excellemment présenté et eut une bonne promotion. C’était le début d’une ascension internationale vers le succès et la reconnaissance. Bien des années plus tard le célèbre poète de Dub « Linton Kwesi Johson » se référant à « Catch a fire » écrivit « Un style tout à fait nouveau de musique jamaïcaine est apparu. Il a un caractère différent. Un son différent … Que je ne puis décrire qu’en tant que Reggae International. » Ce style incorpore des éléments de la musique populaire internationale : Rock et Soul, Blues et Funk. Eléments qui ont facilité sa percée sur le marché international. Bien que le succès de « Catch a fire » ne fut pas immédiat, l’album eut un impact considérable dans les médias. Les rythmes de danse énergiques de Marley allié à ses paroles résolument Militantes contrastaient avec les excès répétitif du Rock. Marley et le groupe arrivèrent à Londres en avril 1973 pour une tournée à travers les clubs, qui établit Les Wailers en tant que groupe Live. Au bout de trois mois le groupe reparti en Jamaïque et Bunny, que la vie en tournée avait laissé désenchanté refusa de repartir pour les U.S.A. Il fut remplacé par Joe Higgs, celui-là même qui à leur début avait initié Les Wailers au chant. La tournée américaine se déroula dans des salles combles et Les Wailers firent même une première partie du tout jeune Bruce Springsteen. Après cela une tournée fut prévue pour l’automne, avec pas moins de dix-sept dates en première partie de Sly and the family Stone, qui était alors le groupe numéro 1 de la musique noire américaine. Toutefois après les quatre premiers concerts Les Wailers furent remerciés. Il semble qu’ils jouaient trop bien : les premières parties ne sont pas censées souffler la vedette à la tête d’affiche. Néanmoins, Les Wailers se rendirent à San Francisco ou ils donnèrent un concert Live sur une station de radio Rock pionnière « KSAN ».

L’enregistrement de cette session est sorti en Février 1991, chez Island sur l’album commémoratif « Talking Blues ». En 1973 Les Wailers sortirent aussi leur second album chez Island « Burnin », un l’album comprenant des chansons telles que : « Duppy Conqueror », « Small Axe », « Get Up Stand Up », et « I shot the sheriff ». Ce dernier titre devint un succès mondial pour Eric Clapton l’année suivante, il fut même classé numéro 1 au top Single US. En 1974 Marley consacra beaucoup de temps à travailler son album suivant « Natty Dread », dans lequel se trouve des chansons au texte très engagé comme « Talking Blues »,  « No woman no cry », « So Jah seh », « Revolution », « Them belly full (but we hungry) », « Rebel musique (3 o’clock roadblock )». Au début de l’année suivante Bunny et Peter avaient définitivement quitté le groupe, par la suite ils firent des carrières solo tandis que le groupe pris la nouvelle appellation « Bob Marley and The Wailers ». « Natty Dread » est sorti en Février 1975. L’été suivant le groupe reprit le chemin des tournées. Le vide laissé par Bunny et Peter fut en partie comblé par The I Threes, trio féminin composé de Rita Marley, Marcia Griffits et Judy Mowatt (d’où la chanson Three Little Birds). Parmis les concerts produit durant cette durant cette décennie les deux shows du Lyceum Ballroom de Londres demeurent à ce jour des spectacles inoubliables. Les concerts furent enregistrés, un album Live sorti en même temps que le single « No Woman No Cry ». Tous deux entrèrent dans les charts. Les Wailers faisaient du reggae une musique populaire. En Novembre quand ils retournèrent en Jamaïque pour une représentation de bienfaisance à laquelle participait Stevie Wonder, ils étaient assurément les plus grandes superstars du pays. « Rasta Vibration » l’album qui suivit en 1976 entra dans les hits parades américains. Pour beaucoup c’était l’album qui situait clairement Marley dans sa musique et dans ses croyances, avec des titres comme « Crazy Balhead »,  « Johnny was », « Who rhe cap fit » et encore plus évocatrice « War » dont les paroles sont un extrait d’un discours de l’Empereur Haile Sélassie. Son ascension internationale concrétisa l’importance politique de Marley en Jamaïque ou ses positions de Rastafarien engagé trouvaient une forte résonance auprès des jeunes des ghettos. Pour remercier le peuple Jamaïcain Marley décida de donner un concert gratuit au Kingston National Heroes Parc, leDécembre 1976. L’intention de Marley était de faire valoir la nécessité d’une paix dans les bas Quartiers de la ville ou des factions rivales se livraient à une guerre sans merci, semant le trouble et des morts sur leurs passages. Tout juste après l’annonce de ce concert le gouvernement annonça des élections pour le 20 Décembre. La campagne électorale fut un déclencheur à de nouvelles guerres dans les ghettos. A la veille du concert des hommes armés pénétrèrent chez Marley et firent feu sur lui (d’où la chanson « Ambush »). Dans la confusion, les tireurs ne parvinrent qu’à blesser Marley. Il fut rapidement emmené à l’abri dans des collines environnant Kingston. Après une journée de réflexion sur la tenue ou non du concert, le 5 Décembre il y fit un bref passage défiant les gunmen (hommes armés). Cela fut la dernière apparition de Marley sur scène en Jamaïque, il ne revient pas avant dix-huit mois. Immédiatement après le show, il quitta le pays et, au début de l’année 1977 il vécut à Londres et y enregistra son nouvel album « Exodus ».Sorti en été 1977, « Exodus » établit définitivement le statut international du groupe. L’album demeura 56 semaines consécutives dans les charts anglais et les trois single « Exodus », « Waiting in wain » et « Jamin » firent des ventes records. Le groupe se produisit une semaine au London’s Ronbow Theatre. Ce furent leurs derniers concerts à Londres durant les années 70. En 1978 le groupe conforta encore son succès avec « Kaya », album classé numéro 4 en Angleterre la semaine de sa sortie. Sur cet album Marley était d’humeur différente. C’était une collection de chansons d’amour mais aussi bien sure un hommage au pouvoir du Ganja (marijuana). L’album fourni aussi deux single à succès « Satisfay my soul » et le merveilleux « Is this love ». Trois autres faits marquants eurent une grande importance pour Marley au cours de l’année 1978. Il retourna en Jamaïque au mois d’Avrilpour le concert « One Love Peace Concert » Auquel assistaient le Premier ministre Michael Manley et le leader de l’opposition Edward Seaga. Il fut invité par les Nations Unies à New York ou lui fut attribué la maidaille de la paix par l’organisation et à la fin de cette même année, Bob se rendit en Afrique pour la première fois. D’abord au Kenya, puis en Ethiopie « La Maison Spirituelle de Rastafari ». Le groupe ayant auparavant donné une série de concerts en Europe et aux Etats Unis, produit un album Live « Babylon By Bus ». Les Wailers élargirent leur territoire musical, se produisant en Australie, au Japon, et en Nouvelle Zélande : c’était vraiment « The International Reggae ».  « Suvival » le neuvième album de Bob Marley chez Island Records fut édité à l’été 1979.

Ce disque contient des chansons comme « Zimbabwe » un hymne émouvant à la Rhodésie dont la libération était imminente, ainsi que d’autres titres comme « So much trouble in The World », « Ambush in the night » et « Africa Unite ». La couverture de l’album est une représentation de l’esclavage, ainsi que des drapeaux des pays Africains indépendants. « Survival » est un album dédié à la solidarité Africaine. Au début de l’année suivante, commence une nouvelle décennie Bob Marley et Les Wailers s’envolèrent pour le Gabon et firent leur première scène Africaine. Pourtant ce ne fut pas pour eux la représentation attendu lorsqu’ils découvrirent que leur public n’était composé que de la jeune élite du pays. Toutefois le groupe retourna en Afrique pour un court séjour, cette fois à l’invitation officielle du gouvernement du Zimbabwe libre et afin de participer à la cérémonie d’indépendance du pays, en Avril 1980. C’était pour le groupe le plus grand honneur qu’il ait jamais reçu et cela soulignait la notoriété des Wailers dans le Tiers Monde. Le prochain album fut « Uprising », en Mai 1980. Il remporta un succès immédiat avec des chansons comme « Could you be loved » qui atteint des records de vente mondial, « Uprising », « Coming in from the cold », « Work » et l’extraordinaire « Redemtion song ». Les Wailers partirent dans une longue tournée Européenne, participant à de nombreux festivals à travers le continent. Il y eut un show à Milan auquel assistèrent environ 100 000 personnes. Le plus grand concert de l’histoire du groupe. Bob Marley et les Wailers étaient tout simplement le groupe le plus important sur les routes au cours de cette année 80, et l’album « Uprising » entra dans tous les charts Européens. C’était une période d’optimisme maximal et rempli de projets concernant la prochaine tournée Américaine prévu pour l’hiver avec Stevie Wonder. Après la tournée Européenne Marley et Les Wailers se rendirent en Amérique. Bob donna deux concert au Madison Square Garden, mais immédiatement après il tomba très malade. Trois ans auparavant Bob s’était blessé l’orteil à Londres en jouant au football. La blessure était devenue cancéreuse et, traité sur le taar à Miami, elle continua néanmoins de s’infecter. En 1980 le cancer, sous sa forme la plus virulente se propagea au corps tout entier de Marley. Il mena un combat de huit mois contre la maladie, se faisant traiter à la clinique du Docteur Joseph Issels en Bavière. Le mode de traitement controversé et non toxique sembla, durant un certain temps, stabiliser la maladie. Au début Mai, Bob Marley quitta finalement l’Allemagne pour se rendre en Jamaïque. Son voyage resta inachevé. Il mourut à l’hôpital de Miami le Lundi 11 Mai 1981. Le mois précédent Bob Marley avait reçu l’Ordre du Mérite Jamaïcain, la troisième distinction de la nation offerte en reconnaissance de l’énorme contribution apporté à la culture du pays. Le Jeudi 21 Mai 1981, L’Honorable Robert Nesta Marley eut droit à des funérailles nationales de la part du peuple Jamaïcain. Après la cérémonie, à laquelle assistèrent le Premier Ministre « Edward Seaga »et le leader de l’opposition « Norman Manley ». Le corps de Marley fut transporté dans son village natal « Nine Mile », dans le nord de la Jamaïque, Bob Marley était âgé de 36 ans. Sa légende a vaincu les années.

 

L’héritage que nous a laissé Bob Marley s’étend encore à travers les décennies.

Il a acquis sa vraie valeur par un travail acharné et par la dévotion de Bob. Il est toujours au service du peuple.

Quand j’ai rencontré Bob pour la première fois en 1965, il vivait encore dans le ghetto.

C’était un jeune homme à la voix si douce qu’au début j’ai cru qu’il était un peu frimeur.

Toutefois quand j’ai appris à le connaitre j’ai découvert qu’il y avait en lui une conscience qui le singularisait.

En ce temps-là, j’étais infirmière mais je voulais devenir chanteuse j’aimais tant chanter.

Bob et ses amis Peter Tosh et Bunny Wailer vivaient dans la rue et erraient pratiquement tous les jours aux alentours de chez moi.

Quand je voyais Peter, je lui disais que je savais chanter.

Très souvent Peter et Bunny s’arrêtaient sur le pas de ma porte, pour discuter avec moi mais Bob restait en retrait dans la rue. Un jour Bunny me donna une Lettre de Bob, il était trop timide pour me dire à haute voix que je lui plaisais.

C’est comme cela que nous nous sommes connus.

Au fil des ans en apprenant à connaitre Bob, j’ai compris qu’il était une personne Envoyer par Dieu pour accomplir une mission.

Ayant connu cet homme, j’espère que tous un jour nous le reverrons.

Bob était quelqu’un de spécial rien de ce qu’il a pu faire dans sa vie ne fut vain. Il ne s’est jamais pris pour la personne importante que beaucoup disaient qu’il était, bien que nous savons qu’il pouvait faire bouger le monde.

Ces paroles sont de RITA MARLEY.

 

 

 

L’héritage que nous a laissé Bob Marley s’étend encore à travers les décennies.

Il a acquis sa vraie valeur par un travail acharné et par la dévotion de Bob. Il est toujours au service du peuple.

Quand j’ai rencontré Bob pour la première fois en 1965, il vivait encore dans le ghetto.

C’était un jeune homme à la voix si douce qu’au début j’ai cru qu’il était un peu frimeur.

Toutefois quand j’ai appris à le connaitre j’ai découvert qu’il y avait en lui une conscience qui le singularisait.

En ce temps-là, j’étais infirmière mais je voulais devenir chanteuse j’aimais tant chanter.

Bob et ses amis Peter Tosh et Bunny Wailer vivaient dans la rue et erraient pratiquement tous les jours aux alentours de chez moi.

Quand je voyais Peter, je lui disais que je savais chanter.

Très souvent Peter et Bunny s’arrêtaient sur le pas de ma porte, pour discuter avec moi mais Bob restait en retrait dans la rue. Un jour Bunny me donna une Lettre de Bob, il était trop timide pour me dire à haute voix que je lui plaisais.

C’est comme cela que nous nous sommes connus.

Au fil des ans en apprenant à connaitre Bob, j’ai compris qu’il était une personne Envoyer par Dieu pour accomplir une mission.

Ayant connu cet homme, j’espère que tous un jour nous le reverrons.

Bob était quelqu’un de spécial rien de ce qu’il a pu faire dans sa vie ne fut vain. Il ne s’est jamais pris pour la personne importante que beaucoup disaient qu’il était, bien que nous savons qu’il pouvait faire bouger le monde.

Ces paroles sont de RITA MARLEY.


Bien que l’esclavage fut aboli en 1834, les africains ont développé leur propre Culture, à partir d’un mélange de mémoire collective en ce qui concerne les Traditions Africaines et de certaines coutumes venant des Anglais. Cette culture née de métissage a bien sure des parallèles avec l’émergence de la société noire Américaine. Toutefois la Jamaïque qui sans l’industrialisation de son voisin du nord est restée une communauté rurale et pu conserver des racines plus solidement ancrées dans son héritage culturel Africain. Bob Marley a donné au monde une musique brillante et évocatrice : son œuvre s’étend sur environ cinq décennies et demeure pourtant d’actualité et universelle. Bob Marley et Les Wailers à travers leur travail ont réussi à influer sur notre façon de vivre. « Il a pris aux coté de James Browwn et de Sly Stone comme une influence persuasive sur le Rythme and Blues. » Dit le critique américain Timothy White, auteur de la très appréciée Biographie de Bob Marley « Catch a Fire » « sa musique était du rock pur au sens où elle était l’expression publique d’une vérité privée. »Il est important de considérer les racines de cette légende. La première super star du Tiers Monde était à la fois artiste des plus charismatiques et revendicatifs de notre temps, sa musique n’a pu être créée qu’à partir d’une source unique : la culture des rues de la Jamaïque. « Les jours de l’esclavage » une mémoire évoquant les traditions de ce pays, paru auparavant raconte à quel point cette periode fut l’essence même de la culture Jamaïcaine, des plantations en passant par le milieu du dix-neuvième siècle pour arriver à nos jours. Bien que l’esclavage fut aboli en 1834, les africains et leurs descendants ont développé leur propre culture, à partir d’un mélange de mémoire collective en ce qui concerne les traditions africaines et certaines coutumes venant des anglais. Au début du vingtième siècle avec Marcus Garvey ce lègue prit forme entant qu’organisation « UNIA THE NEGRO IMPROVEMENT ASSOCIATION » préconisant la création d’un état noir. Le premier pas pour accéder à ce rêve fut la fondation de la « BLACK STAR LINE » une compagnie maritime instauré par Garvey et qui dans l’imaginaire devait ramener la population noire d’Amérique et des Caraïbes en Afrique. Quelques années plus tard en 1930 Ras Tafari Makonnen fut couronné Empereur d’Ethiopie sous le nom de Haile Sélassie I. L’empereur se proclama 225e souverain de la lignée de Ménélik fils du roi Salomon et de la reine de Saba. Les partisans Jamaïcains de Marcus Garvey, en consultant la bible (Nouveau Testament) y virent là un signe. Ils croient que Haile Sélassie est le roi noir prophétisé par Garvey qui devait délivrer la race noire. Ce fut le début d’une nouvelle religion connu sous le nom de Rastafari. Quinze ans plus tard, à Rhoden hall dans le nord de la Jamaïque naissait Bob Marley. Sa mère était une jeune femme noire Cedella Booker, agée de dix-huit ans, et son père le capitaine Norval Marley, un homme blanc de cinquante ans intendant au régiment Britannique des West Indies (Caraïbes).Le couple se maria en 1944 et Robert Nesta Marley naquit le 6 Février 1945.La famille de Norval Marley exerça une pression constante sur le couple, et bien que le capitaine subvint aux besoins matériels de son fils, il ne voyait qu’épisodiquement celui-ci , Robert grandit dans l’environnement rural de Saint Anne dans le nord de la Jamaïque. Pour les Jamaïcains de la campagne Kingston était la ville de leurs rêves, une sorte d’eldorado. En réalité Kingston avait peu d’emploi à offrir. Pourtant dans les années 50 et 60 un grand nombre de paysans affluèrevers la ville. Les nouveaux venus, bien qu’ayant très vite perdu toutes illusions concernant la capitale, ne repartaient que très rarement vers leurs communes d’origines. Bien au contraire ils squattèrent les bidonvilles qui grossissaient peu à peu à l’ouest de Kingston, dont le plus réputé était Trench Town (surnommé ainsi à cause de sa construction sur le fossé d’écoulement des eaux usées de la « vieille Kingston ».) Bob Marley à peine âgé de dix ans arriva à Kingston à la fin des années 50. Comme nombre de ceux qui avaient précédé, Marley et sa mère s’installèrent à Trench Town. Ses amis étaient d’autres gamins de la rue très mécontents de leur situation dans la société Jamaïcaine. Un de ses meilleur copain Neville O’Riley Livingston, plus connu sous le nom de Bunny Livingston Wailer avec lequel il fit ses premier pas timides dans la musique. Les deux jeunes étaient fascinés par la musique extraordinaire qu’ils entendaient en captant les stations de radios Américaines. Ils écoutaient régulièrement une station de La Nouvelle Orléans qui diffusait les nouvelles chansons d’artistes tels que : Ray Charles, Fats Domino, Curtis Mayfield et Brook Benton. Bob et Bunny aimaient aussi beaucoup les groupes vocaux noirs comme les Drifters qui étaient très populaires en Jamaïque. Quand Bob quitta l’école il semblait n’avoir qu’une ambition : la musique. Bien qu’il fût embauché dans une entreprise de soudure, Bob passait tout son temps libre avec Bunny à essayer de perfectionner leurs capacités vocales. Ils étaient aidés en cela par un célèbre résident de Trench Town Joe Higgs qui donnait quelques notions rudimentaires à des aspirants vocalistes dans les cours environnant les cases du bidonville. C’est à l’une de ses séances que Bob et Bunny rencontrèrent Peter Tosh un autre jeune ayant de grandes aspirations musicales. En 1962 Bob Marley passa une audition auprès d’un producteur jamaïcain Leslie Kong. Ce dernier fut impressionné par les capacités vocales de Bob. Kong emmena le jeune a son studio pour y enregistrer quelques titres. Le premier d’entre eux « Judge not » sorti sous le label « beverly’slabel » c’était le tout premier disque de Marley.Il y avait d’autres titres tels que « Terror » et « One cup of coffee » qui faute de diffusions sur les ondes passèrent presque inaperçus. Tout au moins ils confirmèrent l’ambition de Marley de devenir chanteur. L’année suivante Bob décida que la prochaine étape à franchir était de monter un groupe. Pour cela il s’allia a Bunny et Peter, afin de former Les Wailing Wailers (Wailing signifie se lamenter). Le nouveau groupe avait comme mentor un Rastafarien du nom Alvin Patterson qui présenta les trois jeunes à clément Dodd, un producteur de Kingston. Au cours de l’été 63 Dodd auditionnèrent Les Wailers, et satisfait de leur performance, il décida de les enregistrer. C’était au temps du Ska, la nouvelle musique qui avait « bac beat » prononcé. Cette musique puisait ses sources dans la musique traditionnelle africaines de Jamaïque, mais aussi dans le Rythme and Blues de la Nouvelle Orléans que diffusait les stations de radio Américaines et Sound system, qui se propager à travers les rues de Kingston Clément Sir-Coxone-Dodd était un des meilleurs organisateur de Sound system de la ville. Les Wailing Wailers sortirent leur premier single : « Simmer Down » sous le label coxone dans les dernières semaines de l’année 1963. En Janvier 1964, cette chanson fût classé n°1 dans le hitparade jamaïcain, place qu’elle occupa pendant deux mois. L groupe composé de Bob, Bunny Wailer, Peter Tosh, Junior Braithwaite ainsi que deux choristes Beverly Kelso et Cherry Smith était la grande nouveauté. « Simmer Down » fit sensation en Jamaïque et Les Wailers commencèrent à enregistrer régulièrement pour la compagnie CoxoneDodd’s Studio one.La musique du groupe aussi de thèmes nouveaux : s’identifiant aux vilain garçons, rebelles des rues (rudes boys sreet rebels), la musique Jamaïcaine avait trouvé une position urbaine forte. Les années suivantes Les Wiling Wailers enregistrèrent quelques singles qui établirent définitivement le statut du groupe. Malgré leur popularité il s’avéra que financièrement, garder le groupe soudé fut très éprouvant et les trois autres membres : Junior Braithwaite, Beverly et Cherry Smith s’en allèrent. La mère de Bob : Cedella s’était remariée et était partie s’installer à Delaware aux États-Unis ou elle avait économisé assez d’argent pour envoyer un billet à son fils. Son intention était de permettre à Bob de commencer une nouvelle vie. Mais peu avant son départ pour l’Amérique, Bob rencontra une jeune femme répondant au nom de Rita Anderson, le 10 février 1966, ils marièrent. Le séjour de Marley en Amérique fut très bref. Il y travailla juste le temps d’être en mesure de financer sa véritable ambition : en Octobre 1966 après huit mois passé aux U.S.A, il repartit pour la Jamaïque, ce fût une période charnière de sa vie, l’empereur Haile Sélassie s’était rendu en voyage officiel à la Jamaïque au mois d’avril de cette même année. Au retour de Bob à Kingston, le mouvement Rastafarien avait acquit une nouvelle crédibilité. Marley se rapprocha de plus en plus Rastafari. En 1967 la musique de Bob fut imprégnée de ses nouvelles croyances. Fini les hymnes à la Gloire des vilains garçons (rude boys). A la place un engagement croissant à la spiritualité et pour causes sociales, pierre de son héritage angulaire, Marley est rejoint par BunnyWailers et Peter Tosh afin de reformer ce groupe aujourd’hui connu sous le nom de Wailers Rita avait elle aussi commencé une carrière avec un hit, « Pied Pipper », reprise d’une chanson pop anglaise. La musique jamaïcaine était en pleine mutation. Le son puissant du Ska fût remplacé par un rythme plus lent, plus sensuel : le Rock Steady. Le nouvel engagement des Wailers au Rastafarisme les mit en conflit avec Coxone Dodd. Décidés à contrôler leur propre destinée musicale, le groupe fonda, donc son propre label : Wail’N’Soul. Mais malgré leur succès musical, leur naïvetéen affaires engendra la disparition de ce label en 1967. Le groupe survécu toutefois, en devenant le parolier d’une maison de disque associé au chanteur Johnny Nash. Au cours de la décennie suivante la chanson de Marley « Stir Up » fut leur plus gros hit. C’est à cette époque que Les Wailers rencontrèrent Lee Perry, que le génie de la production avait amené à équipier son studio de matériels de pointe. La collaboration de Perry et des Wailers eut pour résultat, une des meilleures musiques jamais produite par le groupe. Les titres comme « Soul Rebel », « Duppy Conqueror », « 400 Years » et « Small Axe » ne devinrent non seulement des classiques, mais ils déterminèrent «  le Future du reggae ». En 1970 Aston «Family Man» Barrett (bassiste) et son frère Carlton (batteur) rejoignirent Les Wailers. Ils avaient été le fleuron rythmique des studiosPerry ou ils ont déjà accompagné Les Wailers au cours de répétitions. Ils étaient alors reconnus pour être la meilleure section rythmique de la Jamaïque, statut qu’ils conservèrent au cours de la décennie suivante. Au début des années 70 la renommée du groupe s’étendit a la Caraïbe toute entière. Mais à l’international Les Wailers demeuraient inconnus. En été 1971 à l’invitation de Johnny Nash, Bob se rendit en Suède afin de participer à l’écriture de la bande originale d’un film dont Nash avait la charge. Pendant son séjour en Europe, il obtint un contrat d’enregistrement avec CBS, qui était aussi la compagnie avec laquelle travaillait Johnny Nash. Au printemps 1972 Les Wailers partirent pour Londres faire la promotion de leur single « Reggae on Broadway ». Au lieu de cela ils se retrouvèrent démunis en Angleterre. En dernier recours Bob Marley se rendit aux Studios Island sur Basing Street et demanda à rencontrer Chris Blackwell, dont la compagnie fut une des premières à promouvoir la musique Jamaïcaine en Grande Bretagne. Blackwell avait fondé Island en Jamaïque à la fin des années 50. Mais vers 1962 il avait compris qu’en s’implantant à Londres, il deviendrait l’unique diffuseur de tous ces concurrents Jamaïcains en Angleterre, la compagnie redémarra en Mai 1962, ses premier clients étaient des originaires de la Jamaïque résidants pour la plupart à Londres et à Birmingham. Le rythme fougueux du Ska devint rapidement la nouvelle vague à la mode des Dancing avec l’accroissement de la « Mode Culture » et en 1964 Blackwell produisit un succès mondial avec « My Boy Lollipop » un Ska/pop chantée par la jeune « Millie ». Dans les années 60 Island avait grandi pour devenir une sourcce majeur de la Musique Jamaïcaine, Ska puis du Rock Steady, pour finalement arriver au Reggae. La société s’était aussi ouverte au « Rock blanc » en produisant des artistes comme Traffic, Jethro Tull, King Gimson, Cat Stevens, Free and Fairport convention. Quand Marley entra à Island en 1971, il s’associait à la plus jeune maison de disque indépendant du monde à ce moment-là. Blackwell ne connaissait de Marley que sa réputation Jamaïcaine. Le groupe unique obtint un « deal » unique dans l’histoire de la musique Jamaïcaine à cette époque : une avance de 4000 livres pour la production d’un album. Pour la première fois un groupe de Reggae avait accès aux meilleures conditions d’enregistrement existant alors, et était considéré à titre égal à un groupe de Rock contemporain. Auparavant le Reggae ne se vendait qu’en single et en album de compilation à bon marché. Le premier album des Wailers « Catch a fire » brisa ce stéréotype, il fut excellemment présenté et eut une bonne promotion. C’était le début d’une ascension internationale vers le succès et la reconnaissance. Bien des années plus tard le célèbre poète de Dub « Linton Kwesi Johson » se référant à « Catch a fire » écrivit « Un style tout à fait nouveau de musique jamaïcaine est apparu. Il a un caractère différent. Un son différent … Que je ne puis décrire qu’en tant que Reggae International. » Ce style incorpore des éléments de la musique populaire internationale : Rock et Soul, Blues et Funk. Eléments qui ont facilité sa percée sur le marché international. Bien que le succès de « Catch a fire » ne fut pas immédiat, l’album eut un impact considérable dans les médias. Les rythmes de danse énergiques de Marley allié à ses paroles résolument Militantes contrastaient avec les excès répétitif du Rock. Marley et le groupe arrivèrent à Londres en avril 1973 pour une tournée à travers les clubs, qui établit Les Wailers en tant que groupe Live. Au bout de trois mois le groupe reparti en Jamaïque et Bunny, que la vie en tournée avait laissé désenchanté refusa de repartir pour les U.S.A. Il fut remplacé par Joe Higgs, celui-là même qui à leur début avait initié Les Wailers au chant. La tournée américaine se déroula dans des salles combles et Les Wailers firent même une première partie du tout jeune Bruce Springsteen. Après cela une tournée fut prévue pour l’automne, avec pas moins de dix-sept dates en première partie de Sly and the family Stone, qui était alors le groupe numéro 1 de la musique noire américaine. Toutefois après les quatre premiers concerts Les Wailers furent remerciés. Il semble qu’ils jouaient trop bien : les premières parties ne sont pas censées souffler la vedette à la tête d’affiche. Néanmoins, Les Wailers se rendirent à San Francisco ou ils donnèrent un concert Live sur une station de radio Rock pionnière « KSAN ». L’enregistrement de cette session est sorti en Février 1991, chez Island sur l’album commémoratif « Talking Blues ». En 1973 Les Wailers sortirent aussi leur second album chez Island « Burnin », un l’album comprenant des chansons telles que : « Duppy Conqueror », « Small Axe », « Get Up Stand Up », et « I shot the sheriff ». Ce dernier titre devint un succès mondial pour Eric Clapton l’année suivante, il fut même classé numéro 1 au top Single US. En 1974 Marley consacra beaucoup de temps à travailler son album suivant « Natty Dread », dans lequel se trouve des chansons au texte très engagé comme « Talking Blues »,  « No woman no cry », « So Jah seh », « Revolution », « Them belly full (but we hungry) », « Rebel musique (3 o’clock roadblock )». Au début de l’année suivante Bunny et Peter avaient définitivement quitté le groupe, par la suite ils firent des carrières solo tandis que le groupe pris la nouvelle appellation « Bob Marley and The Wailers ». « Natty Dread » est sorti en Février 1975. L’été suivant le groupe reprit le chemin des tournées. Le vide laissé par Bunny et Peter fut en partie comblé par The I Threes, trio féminin composé de Rita Marley, Marcia Griffits et Judy Mowatt (d’où la chanson Three Little Birds). Parmis les concerts produit durant cette durant cette décennie les deux shows du Lyceum Ballroom de Londres demeurent à ce jour des spectacles inoubliables. Les concerts furent enregistrés, un album Live sorti en même temps que le single « No Woman No Cry ». Tous deux entrèrent dans les charts. Les Wailers faisaient du reggae une musique populaire. En Novembre quand ils retournèrent en Jamaïque pour une représentation de bienfaisance à laquelle participait Stevie Wonder, ils étaient assurément les plus grandes superstars du pays. « Rasta Vibration » l’album qui suivit en 1976 entra dans les hits parades américains. Pour beaucoup c’était l’album qui situait clairement Marley dans sa musique et dans ses croyances, avec des titres comme « Crazy Balhead »,  « Johnny was », « Who rhe cap fit » et encore plus évocatrice « War » dont les paroles sont un extrait d’un discours de l’Empereur Haile Sélassie. Son ascension internationale concrétisa l’importance politique de Marley en Jamaïque ou ses positions de Rastafarien engagé trouvaient une forte résonance auprès des jeunes des ghettos. Pour remercier le peuple Jamaïcain Marley décida de donner un concert gratuit au Kingston National Heroes Parc, leDécembre 1976. L’intention de Marley était de faire valoir la nécessité d’une paix dans les bas Quartiers de la ville ou des factions rivales se livraient à une guerre sans merci, semant le trouble et des morts sur leurs passages. Tout juste après l’annonce de ce concert le gouvernement annonça des élections pour le 20 Décembre. La campagne électorale fut un déclencheur à de nouvelles guerres dans les ghettos. A la veille du concert des hommes armés pénétrèrent chez Marley et firent feu sur lui (d’où la chanson « Ambush »). Dans la confusion, les tireurs ne parvinrent qu’à blesser Marley. Il fut rapidement emmené à l’abri dans des collines environnant Kingston. Après une journée de réflexion sur la tenue ou non du concert, le 5 Décembre il y fit un bref passage défiant les gunmen (hommes armés). Cela fut la dernière apparition de Marley sur scène en Jamaïque, il ne revient pas avant dix-huit mois. Immédiatement après le show, il quitta le pays et, au début de l’année 1977 il vécut à Londres et y enregistra son nouvel album « Exodus ».Sorti en été 1977, « Exodus » établit définitivement le statut international du groupe. L’album demeura 56 semaines consécutives dans les charts anglais et les trois single « Exodus », « Waiting in wain » et « Jamin » firent des ventes records. Le groupe se produisit une semaine au London’s Ronbow Theatre. Ce furent leurs derniers concerts à Londres durant les années 70. En 1978 le groupe conforta encore son succès avec « Kaya », album classé numéro 4 en Angleterre la semaine de sa sortie. Sur cet album Marley était d’humeur différente. C’était une collection de chansons d’amour mais aussi bien sure un hommage au pouvoir du Ganja (marijuana). L’album fourni aussi deux single à succès « Satisfay my soul » et le merveilleux « Is this love ». Trois autres faits marquants eurent une grande importance pour Marley au cours de l’année 1978. Il retourna en Jamaïque au mois d’Avrilpour le concert « One Love Peace Concert » Auquel assistaient le Premier ministre Michael Manley et le leader de l’opposition Edward Seaga. Il fut invité par les Nations Unies à New York ou lui fut attribué la maidaille de la paix par l’organisation et à la fin de cette même année, Bob se rendit en Afrique pour la première fois. D’abord au Kenya, puis en Ethiopie « La Maison Spirituelle de Rastafari ». Le groupe ayant auparavant donné une série de concerts en Europe et aux Etats Unis, produit un album Live « Babylon By Bus ». Les Wailers élargirent leur territoire musical, se produisant en Australie, au Japon, et en Nouvelle Zélande : c’était vraiment « The International Reggae ».  « Suvival » le neuvième album de Bob Marley chez Island Records fut édité à l’été 1979. Ce disque contient des chansons comme « Zimbabwe » un hymne émouvant à la Rhodésie dont la libération était imminente, ainsi que d’autres titres comme « So much trouble in The World », « Ambush in the night » et « Africa Unite ». La couverture de l’album est une représentation de l’esclavage, ainsi que des drapeaux des pays Africains indépendants. « Survival » est un album dédié à la solidarité Africaine. Au début de l’année suivante, commence une nouvelle décennie Bob Marley et Les Wailers s’envolèrent pour le Gabon et firent leur première scène Africaine. Pourtant ce ne fut pas pour eux la représentation attendu lorsqu’ils découvrirent que leur public n’était composé que de la jeune élite du pays. Toutefois le groupe retourna en Afrique pour un court séjour, cette fois à l’invitation officielle du gouvernement du Zimbabwe libre et afin de participer à la cérémonie d’indépendance du pays, en Avril 1980. C’était pour le groupe le plus grand honneur qu’il ait jamais reçu et cela soulignait la notoriété des Wailers dans le Tiers Monde. Le prochain album fut « Uprising », en Mai 1980. Il remporta un succès immédiat avec des chansons comme « Could you be loved » qui atteint des records de vente mondial, « Uprising », « Coming in from the cold », « Work » et l’extraordinaire « Redemtion song ». Les Wailers partirent dans une longue tournée Européenne, participant à de nombreux festivals à travers le continent. Il y eut un show à Milan auquel assistèrent environ 100 000 personnes. Le plus grand concert de l’histoire du groupe. Bob Marley et les Wailers étaient tout simplement le groupe le plus important sur les routes au cours de cette année 80, et l’album « Uprising » entra dans tous les charts Européens. C’était une période d’optimisme maximal et rempli de projets concernant la prochaine tournée Américaine prévu pour l’hiver avec Stevie Wonder. Après la tournée Européenne Marley et Les Wailers se rendirent en Amérique. Bob donna deux concert au Madison Square Garden, mais immédiatement après il tomba très malade. Trois ans auparavant Bob s’était blessé l’orteil à Londres en jouant au football. La blessure était devenue cancéreuse et, traité sur le taar à Miami, elle continua néanmoins de s’infecter. En 1980 le cancer, sous sa forme la plus virulente se propagea au corps tout entier de Marley. Il mena un combat de huit mois contre la maladie, se faisant traiter à la clinique du Docteur Joseph Issels en Bavière. Le mode de traitement controversé et non toxique sembla, durant un certain temps, stabiliser la maladie. Au début Mai, Bob Marley quitta finalement l’Allemagne pour se rendre en Jamaïque. Son voyage resta inachevé. Il mourut à l’hôpital de Miami le Lundi 11 Mai 1981. Le mois précédent Bob Marley avait reçu l’Ordre du Mérite Jamaïcain, la troisième distinction de la nation offerte en reconnaissance de l’énorme contribution apporté à la culture du pays. Le Jeudi 21 Mai 1981, L’Honorable Robert Nesta Marley eut droit à des funérailles nationales de la part du peuple Jamaïcain. Après la cérémonie, à laquelle assistèrent le Premier Ministre « Edward Seaga »et le leader de l’opposition « Norman Manley ». Le corps de Marley fut transporté dans son village natal « Nine Mile », dans le nord de la Jamaïque, Bob Marley était âgé de 36 ans. Sa légende a vaincu les années.

 

Bien que l’esclavage fut aboli en 1834, les africains ont développé leur propre Culture, à partir d’un mélange de mémoire collective en ce qui concerne les Traditions Africaines et de certaines coutumes venant des Anglais. Cette culture née de métissage a bien sure des parallèles avec l’émergence de la société noire Américaine. Toutefois la Jamaïque qui sans l’industrialisation de son voisin du nord est restée une communauté rurale et pu conserver des racines plus solidement ancrées dans son héritage culturel Africain. Bob Marley a donné au monde une musique brillante et évocatrice : son œuvre s’étend sur environ cinq décennies et demeure pourtant d’actualité et universelle. Bob Marley et Les Wailers à travers leur travail ont réussi à influer sur notre façon de vivre. « Il a pris aux coté de James Browwn et de Sly Stone comme une influence persuasive sur le Rythme and Blues. » Dit le critique américain Timothy White, auteur de la très appréciée Biographie de Bob Marley « Catch a Fire » « sa musique était du rock pur au sens où elle était l’expression publique d’une vérité privée. »Il est important de considérer les racines de cette légende. La première super star du Tiers Monde était à la fois artiste des plus charismatiques et revendicatifs de notre temps, sa musique n’a pu être créée qu’à partir d’une source unique : la culture des rues de la Jamaïque. « Les jours de l’esclavage » une mémoire évoquant les traditions de ce pays, paru auparavant raconte à quel point cette periode fut l’essence même de la culture Jamaïcaine, des plantations en passant par le milieu du dix-neuvième siècle pour arriver à nos jours. Bien que l’esclavage fut aboli en 1834, les africains et leurs descendants ont développé leur propre culture, à partir d’un mélange de mémoire collective en ce qui concerne les traditions africaines et certaines coutumes venant des anglais. Au début du vingtième siècle avec Marcus Garvey ce lègue prit forme entant qu’organisation « UNIA THE NEGRO IMPROVEMENT ASSOCIATION » préconisant la création d’un état noir. Le premier pas pour accéder à ce rêve fut la fondation de la « BLACK STAR LINE » une compagnie maritime instauré par Garvey et qui dans l’imaginaire devait ramener la population noire d’Amérique et des Caraïbes en Afrique. Quelques années plus tard en 1930 Ras Tafari Makonnen fut couronné Empereur d’Ethiopie sous le nom de Haile Sélassie I. L’empereur se proclama 225e souverain de la lignée de Ménélik fils du roi Salomon et de la reine de Saba. Les partisans Jamaïcains de Marcus Garvey, en consultant la bible (Nouveau Testament) y virent là un signe. Ils croient que Haile Sélassie est le roi noir prophétisé par Garvey qui devait délivrer la race noire. Ce fut le début d’une nouvelle religion connu sous le nom de Rastafari. Quinze ans plus tard, à Rhoden hall dans le nord de la Jamaïque naissait Bob Marley. Sa mère était une jeune femme noire Cedella Booker, agée de dix-huit ans, et son père le capitaine Norval Marley, un homme blanc de cinquante ans intendant au régiment Britannique des West Indies (Caraïbes).Le couple se maria en 1944 et Robert Nesta Marley naquit le 6 Février 1945.La famille de Norval Marley exerça une pression constante sur le couple, et bien que le capitaine subvint aux besoins matériels de son fils, il ne voyait qu’épisodiquement celui-ci , Robert grandit dans l’environnement rural de Saint Anne dans le nord de la Jamaïque. Pour les Jamaïcains de la campagne Kingston était la ville de leurs rêves, une sorte d’eldorado. En réalité Kingston avait peu d’emploi à offrir. Pourtant dans les années 50 et 60 un grand nombre de paysans affluèrevers la ville. Les nouveaux venus, bien qu’ayant très vite perdu toutes illusions concernant la capitale, ne repartaient que très rarement vers leurs communes d’origines. Bien au contraire ils squattèrent les bidonvilles qui grossissaient peu à peu à l’ouest de Kingston, dont le plus réputé était Trench Town (surnommé ainsi à cause de sa construction sur le fossé d’écoulement des eaux usées de la « vieille Kingston ».) Bob Marley à peine âgé de dix ans arriva à Kingston à la fin des années 50. Comme nombre de ceux qui avaient précédé, Marley et sa mère s’installèrent à Trench Town. Ses amis étaient d’autres gamins de la rue très mécontents de leur situation dans la société Jamaïcaine. Un de ses meilleur copain Neville O’Riley Livingston, plus connu sous le nom de Bunny Livingston Wailer avec lequel il fit ses premier pas timides dans la musique. Les deux jeunes étaient fascinés par la musique extraordinaire qu’ils entendaient en captant les stations de radios Américaines. Ils écoutaient régulièrement une station de La Nouvelle Orléans qui diffusait les nouvelles chansons d’artistes tels que : Ray Charles, Fats Domino, Curtis Mayfield et Brook Benton. Bob et Bunny aimaient aussi beaucoup les groupes vocaux noirs comme les Drifters qui étaient très populaires en Jamaïque. Quand Bob quitta l’école il semblait n’avoir qu’une ambition : la musique. Bien qu’il fût embauché dans une entreprise de soudure, Bob passait tout son temps libre avec Bunny à essayer de perfectionner leurs capacités vocales. Ils étaient aidés en cela par un célèbre résident de Trench Town Joe Higgs qui donnait quelques notions rudimentaires à des aspirants vocalistes dans les cours environnant les cases du bidonville. C’est à l’une de ses séances que Bob et Bunny rencontrèrent Peter Tosh un autre jeune ayant de grandes aspirations musicales. En 1962 Bob Marley passa une audition auprès d’un producteur jamaïcain Leslie Kong. Ce dernier fut impressionné par les capacités vocales de Bob. Kong emmena le jeune a son studio pour y enregistrer quelques titres. Le premier d’entre eux « Judge not » sorti sous le label « beverly’slabel » c’était le tout premier disque de Marley.Il y avait d’autres titres tels que « Terror » et « One cup of coffee » qui faute de diffusions sur les ondes passèrent presque inaperçus. Tout au moins ils confirmèrent l’ambition de Marley de devenir chanteur. L’année suivante Bob décida que la prochaine étape à franchir était de monter un groupe. Pour cela il s’allia a Bunny et Peter, afin de former Les Wailing Wailers (Wailing signifie se lamenter). Le nouveau groupe avait comme mentor un Rastafarien du nom Alvin Patterson qui présenta les trois jeunes à clément Dodd, un producteur de Kingston. Au cours de l’été 63 Dodd auditionnèrent Les Wailers, et satisfait de leur performance, il décida de les enregistrer. C’était au temps du Ska, la nouvelle musique qui avait « bac beat » prononcé. Cette musique puisait ses sources dans la musique traditionnelle africaines de Jamaïque, mais aussi dans le Rythme and Blues de la Nouvelle Orléans que diffusait les stations de radio Américaines et Sound system, qui se propager à travers les rues de Kingston Clément Sir-Coxone-Dodd était un des meilleurs organisateur de Sound system de la ville. Les Wailing Wailers sortirent leur premier single : « Simmer Down » sous le label coxone dans les dernières semaines de l’année 1963. En Janvier 1964, cette chanson fût classé n°1 dans le hitparade jamaïcain, place qu’elle occupa pendant deux mois. L groupe composé de Bob, Bunny Wailer, Peter Tosh, Junior Braithwaite ainsi que deux choristes Beverly Kelso et Cherry Smith était la grande nouveauté. « Simmer Down » fit sensation en Jamaïque et Les Wailers commencèrent à enregistrer régulièrement pour la compagnie CoxoneDodd’s Studio one.La musique du groupe aussi de thèmes nouveaux : s’identifiant aux vilain garçons, rebelles des rues (rudes boys sreet rebels), la musique Jamaïcaine avait trouvé une position urbaine forte. Les années suivantes Les Wiling Wailers enregistrèrent quelques singles qui établirent définitivement le statut du groupe. Malgré leur popularité il s’avéra que financièrement, garder le groupe soudé fut très éprouvant et les trois autres membres : Junior Braithwaite, Beverly et Cherry Smith s’en allèrent. La mère de Bob : Cedella s’était remariée et était partie s’installer à Delaware aux États-Unis ou elle avait économisé assez d’argent pour envoyer un billet à son fils. Son intention était de permettre à Bob de commencer une nouvelle vie. Mais peu avant son départ pour l’Amérique, Bob rencontra une jeune femme répondant au nom de Rita Anderson, le 10 février 1966, ils marièrent. Le séjour de Marley en Amérique fut très bref. Il y travailla juste le temps d’être en mesure de financer sa véritable ambition : en Octobre 1966 après huit mois passé aux U.S.A, il repartit pour la Jamaïque, ce fût une période charnière de sa vie, l’empereur Haile Sélassie s’était rendu en voyage officiel à la Jamaïque au mois d’avril de cette même année. Au retour de Bob à Kingston, le mouvement Rastafarien avait acquit une nouvelle crédibilité. Marley se rapprocha de plus en plus Rastafari. En 1967 la musique de Bob fut imprégnée de ses nouvelles croyances. Fini les hymnes à la Gloire des vilains garçons (rude boys). A la place un engagement croissant à la spiritualité et pour causes sociales, pierre de son héritage angulaire, Marley est rejoint par BunnyWailers et Peter Tosh afin de reformer ce groupe aujourd’hui connu sous le nom de Wailers Rita avait elle aussi commencé une carrière avec un hit, « Pied Pipper », reprise d’une chanson pop anglaise. La musique jamaïcaine était en pleine mutation. Le son puissant du Ska fût remplacé par un rythme plus lent, plus sensuel : le Rock Steady. Le nouvel engagement des Wailers au Rastafarisme les mit en conflit avec Coxone Dodd. Décidés à contrôler leur propre destinée musicale, le groupe fonda, donc son propre label : Wail’N’Soul. Mais malgré leur succès musical, leur naïvetéen affaires engendra la disparition de ce label en 1967. Le groupe survécu toutefois, en devenant le parolier d’une maison de disque associé au chanteur Johnny Nash. Au cours de la décennie suivante la chanson de Marley « Stir Up » fut leur plus gros hit. C’est à cette époque que Les Wailers rencontrèrent Lee Perry, que le génie de la production avait amené à équipier son studio de matériels de pointe. La collaboration de Perry et des Wailers eut pour résultat, une des meilleures musiques jamais produite par le groupe. Les titres comme « Soul Rebel », « Duppy Conqueror », « 400 Years » et « Small Axe » ne devinrent non seulement des classiques, mais ils déterminèrent «  le Future du reggae ». En 1970 Aston «Family Man» Barrett (bassiste) et son frère Carlton (batteur) rejoignirent Les Wailers. Ils avaient été le fleuron rythmique des studiosPerry ou ils ont déjà accompagné Les Wailers au cours de répétitions. Ils étaient alors reconnus pour être la meilleure section rythmique de la Jamaïque, statut qu’ils conservèrent au cours de la décennie suivante. Au début des années 70 la renommée du groupe s’étendit a la Caraïbe toute entière. Mais à l’international Les Wailers demeuraient inconnus. En été 1971 à l’invitation de Johnny Nash, Bob se rendit en Suède afin de participer à l’écriture de la bande originale d’un film dont Nash avait la charge. Pendant son séjour en Europe, il obtint un contrat d’enregistrement avec CBS, qui était aussi la compagnie avec laquelle travaillait Johnny Nash. Au printemps 1972 Les Wailers partirent pour Londres faire la promotion de leur single « Reggae on Broadway ». Au lieu de cela ils se retrouvèrent démunis en Angleterre. En dernier recours Bob Marley se rendit aux Studios Island sur Basing Street et demanda à rencontrer Chris Blackwell, dont la compagnie fut une des premières à promouvoir la musique Jamaïcaine en Grande Bretagne. Blackwell avait fondé Island en Jamaïque à la fin des années 50. Mais vers 1962 il avait compris qu’en s’implantant à Londres, il deviendrait l’unique diffuseur de tous ces concurrents Jamaïcains en Angleterre, la compagnie redémarra en Mai 1962, ses premier clients étaient des originaires de la Jamaïque résidants pour la plupart à Londres et à Birmingham. Le rythme fougueux du Ska devint rapidement la nouvelle vague à la mode des Dancing avec l’accroissement de la « Mode Culture » et en 1964 Blackwell produisit un succès mondial avec « My Boy Lollipop » un Ska/pop chantée par la jeune « Millie ». Dans les années 60 Island avait grandi pour devenir une sourcce majeur de la Musique Jamaïcaine, Ska puis du Rock Steady, pour finalement arriver au Reggae. La société s’était aussi ouverte au « Rock blanc » en produisant des artistes comme Traffic, Jethro Tull, King Gimson, Cat Stevens, Free and Fairport convention. Quand Marley entra à Island en 1971, il s’associait à la plus jeune maison de disque indépendant du monde à ce moment-là. Blackwell ne connaissait de Marley que sa réputation Jamaïcaine. Le groupe unique obtint un « deal » unique dans l’histoire de la musique Jamaïcaine à cette époque : une avance de 4000 livres pour la production d’un album. Pour la première fois un groupe de Reggae avait accès aux meilleures conditions d’enregistrement existant alors, et était considéré à titre égal à un groupe de Rock contemporain. Auparavant le Reggae ne se vendait qu’en single et en album de compilation à bon marché. Le premier album des Wailers « Catch a fire » brisa ce stéréotype, il fut excellemment présenté et eut une bonne promotion. C’était le début d’une ascension internationale vers le succès et la reconnaissance. Bien des années plus tard le célèbre poète de Dub « Linton Kwesi Johson » se référant à « Catch a fire » écrivit « Un style tout à fait nouveau de musique jamaïcaine est apparu. Il a un caractère différent. Un son différent … Que je ne puis décrire qu’en tant que Reggae International. » Ce style incorpore des éléments de la musique populaire internationale : Rock et Soul, Blues et Funk. Eléments qui ont facilité sa percée sur le marché international. Bien que le succès de « Catch a fire » ne fut pas immédiat, l’album eut un impact considérable dans les médias. Les rythmes de danse énergiques de Marley allié à ses paroles résolument Militantes contrastaient avec les excès répétitif du Rock. Marley et le groupe arrivèrent à Londres en avril 1973 pour une tournée à travers les clubs, qui établit Les Wailers en tant que groupe Live. Au bout de trois mois le groupe reparti en Jamaïque et Bunny, que la vie en tournée avait laissé désenchanté refusa de repartir pour les U.S.A. Il fut remplacé par Joe Higgs, celui-là même qui à leur début avait initié Les Wailers au chant. La tournée américaine se déroula dans des salles combles et Les Wailers firent même une première partie du tout jeune Bruce Springsteen. Après cela une tournée fut prévue pour l’automne, avec pas moins de dix-sept dates en première partie de Sly and the family Stone, qui était alors le groupe numéro 1 de la musique noire américaine. Toutefois après les quatre premiers concerts Les Wailers furent remerciés. Il semble qu’ils jouaient trop bien : les premières parties ne sont pas censées souffler la vedette à la tête d’affiche. Néanmoins, Les Wailers se rendirent à San Francisco ou ils donnèrent un concert Live sur une station de radio Rock pionnière « KSAN ». L’enregistrement de cette session est sorti en Février 1991, chez Island sur l’album commémoratif « Talking Blues ». En 1973 Les Wailers sortirent aussi leur second album chez Island « Burnin », un l’album comprenant des chansons telles que : « Duppy Conqueror », « Small Axe », « Get Up Stand Up », et « I shot the sheriff ». Ce dernier titre devint un succès mondial pour Eric Clapton l’année suivante, il fut même classé numéro 1 au top Single US. En 1974 Marley consacra beaucoup de temps à travailler son album suivant « Natty Dread », dans lequel se trouve des chansons au texte très engagé comme « Talking Blues »,  « No woman no cry », « So Jah seh », « Revolution », « Them belly full (but we hungry) », « Rebel musique (3 o’clock roadblock )». Au début de l’année suivante Bunny et Peter avaient définitivement quitté le groupe, par la suite ils firent des carrières solo tandis que le groupe pris la nouvelle appellation « Bob Marley and The Wailers ». « Natty Dread » est sorti en Février 1975. L’été suivant le groupe reprit le chemin des tournées. Le vide laissé par Bunny et Peter fut en partie comblé par The I Threes, trio féminin composé de Rita Marley, Marcia Griffits et Judy Mowatt (d’où la chanson Three Little Birds). Parmis les concerts produit durant cette durant cette décennie les deux shows du Lyceum Ballroom de Londres demeurent à ce jour des spectacles inoubliables. Les concerts furent enregistrés, un album Live sorti en même temps que le single « No Woman No Cry ». Tous deux entrèrent dans les charts. Les Wailers faisaient du reggae une musique populaire. En Novembre quand ils retournèrent en Jamaïque pour une représentation de bienfaisance à laquelle participait Stevie Wonder, ils étaient assurément les plus grandes superstars du pays. « Rasta Vibration » l’album qui suivit en 1976 entra dans les hits parades américains. Pour beaucoup c’était l’album qui situait clairement Marley dans sa musique et dans ses croyances, avec des titres comme « Crazy Balhead »,  « Johnny was », « Who rhe cap fit » et encore plus évocatrice « War » dont les paroles sont un extrait d’un discours de l’Empereur Haile Sélassie. Son ascension internationale concrétisa l’importance politique de Marley en Jamaïque ou ses positions de Rastafarien engagé trouvaient une forte résonance auprès des jeunes des ghettos. Pour remercier le peuple Jamaïcain Marley décida de donner un concert gratuit au Kingston National Heroes Parc, leDécembre 1976. L’intention de Marley était de faire valoir la nécessité d’une paix dans les bas Quartiers de la ville ou des factions rivales se livraient à une guerre sans merci, semant le trouble et des morts sur leurs passages. Tout juste après l’annonce de ce concert le gouvernement annonça des élections pour le 20 Décembre. La campagne électorale fut un déclencheur à de nouvelles guerres dans les ghettos. A la veille du concert des hommes armés pénétrèrent chez Marley et firent feu sur lui (d’où la chanson « Ambush »). Dans la confusion, les tireurs ne parvinrent qu’à blesser Marley. Il fut rapidement emmené à l’abri dans des collines environnant Kingston. Après une journée de réflexion sur la tenue ou non du concert, le 5 Décembre il y fit un bref passage défiant les gunmen (hommes armés). Cela fut la dernière apparition de Marley sur scène en Jamaïque, il ne revient pas avant dix-huit mois. Immédiatement après le show, il quitta le pays et, au début de l’année 1977 il vécut à Londres et y enregistra son nouvel album « Exodus ».Sorti en été 1977, « Exodus » établit définitivement le statut international du groupe. L’album demeura 56 semaines consécutives dans les charts anglais et les trois single « Exodus », « Waiting in wain » et « Jamin » firent des ventes records. Le groupe se produisit une semaine au London’s Ronbow Theatre. Ce furent leurs derniers concerts à Londres durant les années 70. En 1978 le groupe conforta encore son succès avec « Kaya », album classé numéro 4 en Angleterre la semaine de sa sortie. Sur cet album Marley était d’humeur différente. C’était une collection de chansons d’amour mais aussi bien sure un hommage au pouvoir du Ganja (marijuana). L’album fourni aussi deux single à succès « Satisfay my soul » et le merveilleux « Is this love ». Trois autres faits marquants eurent une grande importance pour Marley au cours de l’année 1978. Il retourna en Jamaïque au mois d’Avrilpour le concert « One Love Peace Concert » Auquel assistaient le Premier ministre Michael Manley et le leader de l’opposition Edward Seaga. Il fut invité par les Nations Unies à New York ou lui fut attribué la maidaille de la paix par l’organisation et à la fin de cette même année, Bob se rendit en Afrique pour la première fois. D’abord au Kenya, puis en Ethiopie « La Maison Spirituelle de Rastafari ». Le groupe ayant auparavant donné une série de concerts en Europe et aux Etats Unis, produit un album Live « Babylon By Bus ». Les Wailers élargirent leur territoire musical, se produisant en Australie, au Japon, et en Nouvelle Zélande : c’était vraiment « The International Reggae ».  « Suvival » le neuvième album de Bob Marley chez Island Records fut édité à l’été 1979. Ce disque contient des chansons comme « Zimbabwe » un hymne émouvant à la Rhodésie dont la libération était imminente, ainsi que d’autres titres comme « So much trouble in The World », « Ambush in the night » et « Africa Unite ». La couverture de l’album est une représentation de l’esclavage, ainsi que des drapeaux des pays Africains indépendants. « Survival » est un album dédié à la solidarité Africaine. Au début de l’année suivante, commence une nouvelle décennie Bob Marley et Les Wailers s’envolèrent pour le Gabon et firent leur première scène Africaine. Pourtant ce ne fut pas pour eux la représentation attendu lorsqu’ils découvrirent que leur public n’était composé que de la jeune élite du pays. Toutefois le groupe retourna en Afrique pour un court séjour, cette fois à l’invitation officielle du gouvernement du Zimbabwe libre et afin de participer à la cérémonie d’indépendance du pays, en Avril 1980. C’était pour le groupe le plus grand honneur qu’il ait jamais reçu et cela soulignait la notoriété des Wailers dans le Tiers Monde. Le prochain album fut « Uprising », en Mai 1980. Il remporta un succès immédiat avec des chansons comme « Could you be loved » qui atteint des records de vente mondial, « Uprising », « Coming in from the cold », « Work » et l’extraordinaire « Redemtion song ». Les Wailers partirent dans une longue tournée Européenne, participant à de nombreux festivals à travers le continent. Il y eut un show à Milan auquel assistèrent environ 100 000 personnes. Le plus grand concert de l’histoire du groupe. Bob Marley et les Wailers étaient tout simplement le groupe le plus important sur les routes au cours de cette année 80, et l’album « Uprising » entra dans tous les charts Européens. C’était une période d’optimisme maximal et rempli de projets concernant la prochaine tournée Américaine prévu pour l’hiver avec Stevie Wonder. Après la tournée Européenne Marley et Les Wailers se rendirent en Amérique. Bob donna deux concert au Madison Square Garden, mais immédiatement après il tomba très malade. Trois ans auparavant Bob s’était blessé l’orteil à Londres en jouant au football. La blessure était devenue cancéreuse et, traité sur le taar à Miami, elle continua néanmoins de s’infecter. En 1980 le cancer, sous sa forme la plus virulente se propagea au corps tout entier de Marley. Il mena un combat de huit mois contre la maladie, se faisant traiter à la clinique du Docteur Joseph Issels en Bavière. Le mode de traitement controversé et non toxique sembla, durant un certain temps, stabiliser la maladie. Au début Mai, Bob Marley quitta finalement l’Allemagne pour se rendre en Jamaïque. Son voyage resta inachevé. Il mourut à l’hôpital de Miami le Lundi 11 Mai 1981. Le mois précédent Bob Marley avait reçu l’Ordre du Mérite Jamaïcain, la troisième distinction de la nation offerte en reconnaissance de l’énorme contribution apporté à la culture du pays. Le Jeudi 21 Mai 1981, L’Honorable Robert Nesta Marley eut droit à des funérailles nationales de la part du peuple Jamaïcain. Après la cérémonie, à laquelle assistèrent le Premier Ministre « Edward Seaga »et le leader de l’opposition « Norman Manley ». Le corps de Marley fut transporté dans son village natal « Nine Mile », dans le nord de la Jamaïque, Bob Marley était âgé de 36 ans. Sa légende a vaincu les années.


Empress Bella « Volcano Girl »

 

Greatings Sœurs et frères

Au nom de H.I.M

Je m’appelle Bella Williams, dans le milieu des artistes Jamaïcains que je fréquente depuis près de trente ans, certains me surnomment : Rita Marley (Richard Daley, Third World), Sister B ou encore Empress Bella

Adolescente à la fin des années 70 ; dès que j’ai commencé à découvrir et à comprendre les paroles des chansons reggae, j’ai tout de suite voulu les faire partager à mes sœurs et frères guadeloupéens.

Robert Dieupart animateur à l’O.R.T.F (unique station de radio à cette époque-là) m’offrit la possibilité de traduire (de l’anglais au français), le jeudi après-midi (j’étais alors collégienne à pointe-à-pitre) des textes d’artistes Jamaïcains.

En ce temps-là c’était le reggae roots !

Bob Marley, Peter Tosh, Bunny Wailer (les Wailers), Daddy U Roy, Big Youth, Grégory Isaac …

Ma langue maternelle étant l’anglais, je suis née sur l’île britannique de Montserrat (West Indies) j’ai passé la première partie de mon enfance sur l’île de la Dominique avant que ma mère mon frère et moi n’immigrent en Guadeloupe dans les années 70.

Donc régulièrement le jeudi après-midi, invité par Robert Dieupart, je traduisais des textes  de chansons que me demandaient les auditeurs, bénévolement car c’était mon « Hobby » préféré.

Depuis je n’ai jamais cessé de le faire régulièrement, mon seul but étant d’essayer de transmettre le message de Rastafari aux fans de Reggae francophone. Par la suite, j’ai eu l’occasion, je dirai même la chance et l’honneur de rencontrer, fréquenter et occasionnellement servir de traductrice à un grand nombre d’artistes Jamaïcains : Jimmy Cliff, Big Youth, Third World, U Roy, Gregory Isaac, Dennis Brown, Gladiators, Luciano, Mikey General, Earl chinna Smith, Kidus I, Winston Mc Anuff, Capelton etc …

Au fil des années l’artiste pour lequel on m’a le plus sollicité pour des traductions est L’honorable Rebelle, Monsieur Robert Nesta Marley, brother Bob dans mon cœur, puisqu’il a été et continue de demeurer pour moi, mon premier vrai guide spirituel.

Voilà maintenant près de quinze ans que je me bats et me débats, afin d’arriver à faire publier un ouvrage consacré à Bob Marley et dont le titre est : Magic Mystic Marley. Un livre constitué d’une traduction de Songs of Freedom : Une biographie publié par Tuff Gong en 1995, et surtout la traduction que j’ai personnellement faite d’une centaine de chansons de Bob Marley en essayant d’être la plus proche possible du message que Bob voulait faire passer, puisqu’il le répétait souvent : « Le plus important c’est la compréhension des lyrics ! ».

J’ai dès le départ en 1998 avec l’aide d’amis Jamaïcains, contacté la fondation Bob Marley 56 Hope Road (56 chemin de l’espoir) à Kingston en Jamaïque, qui  à transmit ma requête à Bob Marley Music en Amérique.

LETTRES JOINTS

Ils m’ont répondu en des thermes plus ou moins favorables, ils m’expliquaient qu’ils étaient au courant du faite qu’un grand nombre de fans de Bob Marley francophones désiraient comprendre les textes de Bob, ils m’encourageaient même à poursuivre mon projet en me trouvant un éditeur, qui à son tour devrait les contacter concernant les droits des héritiers Marley.

Tout à fait normal, mais c’est par la suite que les choses se sont compliqué, puisque ce n’est qu’il y a deux ans que j’ai enfin trouver un éditeur  prêt à s’engager dans le projet, après près de dix ans de refus de la part de certains éditeurs français que j’ai contacté.

Ils trouvaient Bob Marley « Vendeur », photogénique, mais estiment ses textes trop  « dangereux » pour être publié tel que je tenais à vous les présenter et tout comme vous les lirez ici, sans aucune censure !

Une fois l’éditeur trouvé en 2008, j’ai contacté la Bob Marley Foundation en Jamaïque, ou une personne m’expliqua qu’il fallait que je prenne contact avec une compagnie basé à Londres qui s’occupe de vérifier et réguler tout projet concernant Bob Marley.

Par téléphone et par e-mail mon éditeur et moi avons été régulièrement en contact avec une personne travaillant au sein de cette compagnie.

En Aout 2008 Madame S.A lors d’une conversation téléphonique et par e-mail m’affirmait que parmi les 30 projets dont elle avait la charge de s’occuper, le mien : Magic Mystic Marley figurait en troisième position sur sa liste ! Super !

Il fallait que mon éditeur et moi transmettions le manuscrit complet pour que la famille Marley fasse vérifier les textes par un traducteur afin d’être sure qu’ils correspondent bien à ce que Bob Marley chante et dit. Nous avons fait ce qui nous avait été demandé, c’est-à-dire transmettre le manuscrit intégral à cette compagnie, puis par e-mail Madame S.A nous a expliqué qu’il faudrait un « minimum » de 15% de prorata sur chaque livre pour la famille Marley. Mon éditeur a répondu qu’il était d’accord que les ayant droit obtiennent 15% mais que ce ne serait pas un « minimum » mais le maximum qu’il pourrait leur accorder, sa maison d’édition n’ayant pas un gros budget.

Me concernant je devais percevoir 5% en tout et pour tout. Cela m’était égal car le but premier de cet ouvrage est de faire passer le message. Donc du moment où j’arrive enfin à voir : Magic Mystic Marley disponible au public, cela me convenait.

Par la suite Madame S.A par e-mail nous demandait de lui communiquer le nombre de livre que l’éditeur pensait pouvoir écouler, ainsi que le prix à l’unité. L’éditeur et moi, avons alors répondu que tant que nous ne saurions pas si nous allions ou non obtenir une réponse favorable, de la part de la famille Marley, il nous était impossible de savoir à quel prix les livres pourraient être vendu.

Nous voulions présenter un beau livre digne de Bob Marley, avec non seulement les textes, mais aussi des photos et autres illustrations. Suite à cette réponse, et après des mois d’attente et de coups de fil concernent la réponse que la compagnie devait nous fournir de la famille Marley.

En Janvier 2009, par e-mail Madame S.A me fit enfin parvenir la réponse venant de la compagnie ou elle m’expliquait que comme cette compagnie avait ses propres traducteurs, elle était désolée de ne pouvoir donner une suite favorable concernant la publication de Magic Mystic Marley.

Elle n’oublia tout de même pas de me présenter ses meilleurs vœux pour l’année 2009. Pour moi ce fut d’abord la douche froide, très froides !

J’avais finalement passé près de quinze ans à chercher l’éditeur qui acceptera de donner vie à : Magic Mystic Marley. Un éditeur panafricain don Bob Marley aurait surement apprécié le travail, j’avais essayé de mon mieux pour que les choses se passent selon les règles requises, et me voilà face au mur, un Non à Magic Mystic Marley.

Une fois remise du choc, j’ai commencé à me poser une multitude de questions.

Si  une compagnie basé à Londres possédant les droits concernant les œuvres de Bob Marley, a des traducteurs capables de traduire ses textes en français, et qui sait que les fans francophones de Bob Marley aspirent à mieux comprendre les messages que contiennent ses textes, pourquoi 30 ans après son décès commémoré aujourd’hui le 11 mai 2011, ses fans francophone en France, en Afrique, aux Antilles et ailleurs, attendent encore de mieux comprendre le véritable message du Rastaman ? Faute de bonne traduction de nombreuses personne n’ont toujours pas compris que « No woman, no cry » une des plus belle chansons d’amour de Bob Marley ne se traduit pas par « Pas de femme, pas de pleurs » mais « Non femme, ne pleure pas ». Et des dizaines, si ce n’est pas des centaines de fois c’est moi qui leur ai traduit cette chanson.

Qu’en est-il de la réponse que devait donner la famille Marley ?

Puisqu’en 1982 j’ai rencontré Rita Marley dès son arrivée à l’aéroport du Raizet en Guadeloupe elle m’a alors invité en Jamaïque l’année suivante, je n’ai eu que mon billet d’avion à acheter. J’ai été reçu à mon arrivée à 56 Hope Road par entre autre Errol Brown ingénieur de son de Bob Marley. Qui m’a permis de passer des heures au studio Tuff Gong, avant qu’il ne soit appelé Bob Marley Foundation.

A plusieurs occasions lors de passage en France Errol Brown qui m’a lui même présenté par le passé Ziggy et Stéphane Marley, et qui quand je leur avais parlé de mon projet, il y a environ dix ans trouvaient l’idée excellente, ils m’ont même donné les coordonnés de Neville Garrick en me conseillant de le contacter.

J’ai même il y a quelque année servie bénévolement de traductrice à Ziggy Marley pour une interview qu’il avait avec un journaliste Africain dans les coulisses du Bataclan.

Je sais que Rita Marley qui vit actuellement au Ghana, et que Ziggy et Stephan Marley ne peuvent pas gérer et s’occuper de tous les projets concernant Bob Marley bien qu’ils font de leurs mieux, mais quand la compagnie m’avait affirmé que cela allait être eux qui prendraient la décision finale, après avoir fait vérifier mes traductions concernant Magic Mystic Marley, j’étais à peu près certaine qu’ils accepteraient.

Après m’être posé ces questions sans trouver de réponses et en avoir discuté pendant ces deux dernières années avec de nombreux artistes Jamaïcains, certains ayant même travaillé avec Bob Marley et attendent depuis plusieurs années que je puisse faire publier Magic Mystic Marley afin de pouvoir eux aussi être à leur tour un jour traduit en français. Car pour les artistes Jamaïcains la France est en Europe leurs deuxième destination préférer après la Hollande « Ne me demandaient pas pourquoi ? Je ne le dirai pas ! ».

La France par contre je vais vous dire pourquoi : Il y a le symbole Liberté, Egalité, Fraternité, sensé prévenir de la Révolution. Il y a aussi et surtout la chaleur des milliers de fans de reggae qui quand ils chantent à leur concert Le One Love leur font oublier la barrière de la langue.

Je sais aussi que pour Bob Marley « Le plus important c’est de comprendre le sens des paroles »

Aujourd’hui le 11 Mai beaucoup se souviendront et parleront toute la journée de Bob Marley, aussi je tiens à partager et à contribuer humblement à cette journée de commémoration en vous présentant ce site Magic Mystic Marley avec l’aide de mon fils Robert Williams sans qui cela aurait été impossible, puisque concernant internet je ne connais que Youtube.

Toutefois je tiens par la même occasion à vous enlever une pratique fausse qui a ici en France tendance à se perpétuer.

Le jour férié en Jamaïque, est reconnu à travers le monde, par tous ceux qui comprennent plus ou moins le mouvement Rasta, 

Robert Nesta Marley est né le 6 Février 1945 à Saint Ann.

Bob Marley a dit entre autre « je suis un ange de la Vie et pas un ange de la Mort !».

Sœurs et Frères Rastas ou simple curieux des textes de Bob Marley je souhaite et j’espère que vous apprécierez ce site. Mon fils Robert et moi avec l’aide aussi de Joffrey, Thomas et Lorène nous avons mis beaucoup de temps et d’énergies « c’est peu dire ! » pour vous présenter Bob Marley sa vie et ses chansons.

Aujourd’hui

One Love Pass it on!

Après avoir parcouru ce site je vous demande si possible de :

1. Pass it on!

2. Faites nous part de vos commentaires et appréciations !

3. Répondre à la question suivante : Souhaiteriez-vous voir un jour Magic Mystic Marley sous forme de livre avec illustrations, anecdotes et divers documents concernant Bob Marley ?

4. Etant actuellement dans une situation des plus précaires, je sollicite de votre part si possible et dans la mesure de vos possibilités, ce que je désigne comme un Don One Love dont le but principal est de pouvoir me permettre de continuer à traduire des textes de chansons reggae en Français pour d’autres artistes en attentent.

Quelques exemples entre autre: Bunny Wailer, Jimmy Cliff, Garnet Silk, Burnin Spear, Dennis Brown, Gregory Isaac etc.….

J’ai déjà l’accord de principe de certains, cela prendra moins de quinze ans afin de parvenir à un projet viable. Toutefois il me faudrait me rendre en Jamaïque afin de pouvoir proposer, discuter et finalisez les différents projets sur place avec les personnes concernés.

Voilà pourquoi je sollicite ce Don One Love de ceux qui veulent et de ceux qui peuvent y contribuer.

One Love

Empress Bella