Mieux comprendre Bob Marley

Mouvement rastafari

Tiken Jah Fakoly : « Je m’éclate sur scène ! »

Tiken Jah Fakoly, de son vrai nom Doumbia Moussa Fakoly, est né en 1968, en Côte d’Ivoire. En quinze ans de carrière et sept albums, le chanteur, qui vit aujourd’hui exilé au Mali, est devenu à la fois un grand nom du reggae et un leader d’opinion. Du style jeune guerrier de ses débuts, le voilà devenu vieux sage. En apparence du moins, car l’engagement du chanteur envers son continent d’origine n’a pas changé. C’est avec une joie non dissimulée qu’il vient, pour la seconde fois, en Nouvelle-Calédonie.

D’où vous vient ce surnom, qui vous l’a donné ?
Tiken Jah Fakoly :  Ça remonte à mon enfance. Mon père, qui venait d’un pays anglophone de l’Afrique de l’Ouest, le Ghana, m’appelait « Tiny » (le petit) qui s’est transformé en Tiken, tandis que mes copains d’école me surnommaient « Jah », à cause de ma passion précoce pour le reggae. Un jour, un grillot africain m’a parlé d’un de mes ancêtres qui s’appelait Fakoly. Je l’ai alors ajouté à mon nom de scène, en sa mémoire.

Parlez-nous de votre enfance, de quoi était-elle faite ?
J’habitais le Nord de la Côte d’Ivoire, avec mes parents, et j’adorais danser, le soir après le dîner. Mais mon père ne voyait pas cela d’un très bon œil et il m’a envoyé pendant 4 ans dans un petit village privé d’électricité pour que j’étudie. Je me levais à 5 heures pour aller chasser les oiseaux qui s’attaquaient au riz de mon oncle. Puis, je rentrais me doucher avant d’aller à l’école. Mais je continuais à danser, car j’ai toujours adoré ça. C’est dommage que je n’aie pas de film de cette époque car il paraît que je dansais très bien. Les gens se mettaient en cercle autour de moi pour regarder comment on dansait à la ville et ils applaudissaient. Ça me gênait un peu…

Comment est née votre passion pour le reggae ?
A l’âge de 13 ans, je me suis passionné pour le reggae en écoutant Bob Marley, U-Roy ou Peter Tosh, car il n’y avait pas encore de chanteurs ni de groupes de reggae africains. En 1989, j’ai arrêté l’école pour me consacrer au commerce entre la Guinée et la Côte d’Ivoire, car c’était la volonté de mon père, mais je faisais de la musique en cachette. Je composais déjà mes propres chansons. J’écrivais en français et en malinké. Quand j’ai vu qu’Alpha Blondy chantait et composait dans ces deux langues, je me suis dit : pourquoi pas moi ?

Pour vous, chanter, c’est forcément faire passer un message ?
Le reggae a toujours porté un message fort. Cette musique est née dans le ghetto, avec des gens qui voulaient faire entendre leur voix. Pour moi, il me permet de dénoncer les injustices en Afrique. Dans les paroles de mes chansons, je dis tout haut ce que les gens n’osent pas dire. Cela m’a attiré des ennuis à partir de mon second album, en 1999, à la veille des élections. J’ai été censuré à la radio et à la télévision. J’ai quitté mon pays en 2002, quand la situtation a commencé à se dégrader et je vis, depuis, au Mali. On m’a aussi interdit de séjour au Sénégal, pendant 3 ans, mais ça ne m’a pas empêché de continuer à chanter car j’estime que je n’ai pas le droit d’arrêter de dénoncer les injustices.

Vous reversez une partie de vos bénéfices pour la construction d’écoles en Afrique. Pour vous, la révolution passe par l’éducation ?
Je fais partie de la première génération libre de l’Afrique et je suis un Africain optimiste. Je mets mon espoir dans l’avenir, en particulier par le biais de l’éducation. C’est l’école qui va changer l’Afrique. Quand 90 % des Africains sauront lire et écrire, ils sauront qu’ils ont des droits, notamment le droit à la santé et à de meilleures conditions de vie. Alors, les dirigeants n’auront pas le choix. Ils devront changer les choses. Par le biais de l’association. « Un concert, une école », j’ai déjà fait construire un collège au Mali et deux écoles primaires, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. Mon rêve serait de constuire une nouvelle école dans chaque pays africain.

Dans quel état d’esprit venez-vous en Nouvelle-Calédonie ?
Je ne maîtrise pas très bien la situation politique en Nouvelle-Calédonie et c’est difficile pour moi d’avoir une vision autre que celle d’un pays africain affranchi de la colonisation. Je sais qu’il y a un combat indépendantiste et des enjeux complexes. Je viens avant tout dans l’esprit de partager sur scène et, vous allez voir, je m’éclate vraiment ! La première fois que je suis venu, il y a 5 ans, on m’avait proposé de rester 15 jours et je ne suis resté qu’une semaine. J’ai ensuite regretté, car j’ai adoré ce pays. Je garde le souvenir d’un accueil très chaleureux. Je vais rester une semaine et j’ai hâte d’arriver. Je suis très heureux de retrouver mes fans…


Tété et Ziggy Marley veulent légaliser la marijuana

Plutôt discret depuis « Le premier clair de l’aube » (2010), Tété ne chôme pas pour autant. Pour preuve, il vient de signer un duo avec Ziggy Marley, « Wild And Free ». Un titre osé, en faveur de la marijuana… Découvrez-le !
Crédits photo : Abaca
« Legalize It » chantait Peter Tosh, ex-complice de Bob Marley au sein de Bob Marley And The Wailers. La relève est assurée aujourd’hui par Tété qui s’illustre au côtés de Ziggy “fils de” Marley sur le titre « Wild And Free ». Figurant au tracklisting du nouvel album de ce dernier intitulé lui aussi « Wild And Free », cette chanson aux sonorités reggae dans laquelle Tété chante en français fait l’éloge de la marijuana. Une collaboration qui prend toute son importance pour l’interprète du succès « A la faveur de l’automne », puisqu’il n’a jamais caché son admiration pour Bob Marley, qui l’a influencé tout au long de sa carrière. Il livrait même sa version de « Redemption Song » en 2003 sur l’album « Par monts et vallons ». Découvrez « Wild And Free », le duo Tété/Ziggy Marley, extrait de l’album éponyme de Ziggy :
« WILD AND FREE » (Ziggy Marley & Tété) by TetemusicTété, après une tournée à travers la France qui le menait entre autre à Paris, Clermont-Ferrand, ou encore Montauban, s’apprête à prendre le chemin du Brésil et de l’ Argentine en compagnie d’André Manoukian pour filmer de nouveaux épisodes de l’émission « Tété ou Dédé » qui reprendra place à la rentrée sur France 5. Une rentrée pleine de surprises visiblement puisque l’artiste confiait sur sa page Facebook préparer de « jolies choses » pour septembre.

Bridget UGWE

Un oeil sur la planète : Et si on légalisait le cannabis ?


les apports de l’herbe selon Bob Marley


Hailé Sélassié Ier


Ras Tafari Mekonnen (ge’ez : ተፈሪ መኮንን Prononciation du titre dans sa version originale), né le 23 juillet 1892 à Ejersa Goro, une ville de l’Empire d’Éthiopie et mort le 27 août 1975 à Addis-Abeba, a été le dernier empereur d’Éthiopie de 1930 à 1936 et de 1941 à 1974. Il a choisi de régner sous le nom de Hailé Sélassié Ier (ge’ez : ቀዳማዊ ኃይለ ሥላሴ Prononciation du titre dans sa version originale).

Il est considéré par la plupart des Rastas comme étant le « dirigeant légitime de la Terre » (Earth’s rightful ruler) et de surcroît le Messie, en raison de son ascendance qui, selon la tradition chrétienne orthodoxe éthiopienne, remonterait jusqu’aux rois Salomon et David.

De l’enfance au règne

Hailé Sélassié est né à Ejersa Goro, un village de la province du Harer, dans l’est de l’Éthiopie, sous le nom de Täfäri Mäkonnen (ge’ez : . Teferi signifie littéralement « celui qui est craint » et Mäkwännen, simplifié en Mäkonnen, est le prénom de son père qui signifie « grand, noble ». Il garda ce nom jusqu’au 3 avril 1930, date de son accession au trône d’Éthiopie comme Roi des Rois à 38 ans.

Son père était Ras Mäkonnen, gouverneur de Harari et sa mère, morte du choléra le 14 mars 1894 alors qu’il n’avait que deux ans, Woyzero (wäyzäro, madame) Yäshimabät Ali.

Son père, grand artisan de la victoire d’Adwa contre les Italiens (1er mars 1896), mourut le 21 mars 1906, laissant Tafari, 14 ans, aux bons soins de l’empereur Menelik II (Dägmawi Ménilek ).

En juillet 1911, Täfäri, 19 ans, épousa en secondes noces woyzäro Menen Asfaw, fille de Jantirar Asfaw d’Ambassel et petite-fille maternelle du roi Mika’él du Wollo (Wällo). L’empereur Hailé Selassié et l’impératrice Menen eurent six enfants :

princesse Tenagnework,
prince couronné Asfaw Wossen,
princesse Tsehay,
princesse Zenebeworq,
prince Mäkonnen, duc de Harrar,
prince Sahle Selassie.

Hailé Sélassié avait également une fille de son premier mariage, la princesse Romaneworq.

L’accession au pouvoir

Le 27 septembre 1916, l’empereur Lij Yassou (Yassou V), petit-fils et héritier de l’empereur Menelik II, suspect de conversion à l’islam fut déposé par une assemblée de nobles avec l’accord de l’Église orthodoxe d’Éthiopie.

La tante de Yassou V, fille de Ménélik II, Zaoditou (Zäwditu) fut alors proclamée impératrice d’Éthiopie sous le nom de Zewditou Ire et son cousin le ras (duc) Tafari, prince héritier (alga-wärash) et régent de la couronne (endärassié).

En tant que ras Tafari (celui qui est redouté en amharique), il exerça la réalité du pouvoir sous le règne de sa cousine l’impératrice Zaoditou puis comme roi (négus) de 1928 (7 octobre) jusqu’en 1930 (2 avril). À la mort de Zaoditou, le 2 avril 1930, il prit le titre d’empereur.

Ras Tafari fut couronné le 2 novembre 1930 sous le nom de « Hailé Sélassié Ier (pouvoir de la Trinité), Roi des Rois d’Éthiopie, Seigneur des Seigneurs, Lion conquérant de la tribu de Juda, Lumière du Monde, élu de Dieu » (Gärmawi Qädamawi Haylä Sellassé, negusä nägäst zä’Ityopya, moa anbessa zä’emnägädä yehuda, berhanä aläm, seyumä Egziabhér en amharique).

Hailé Sélassié développa la politique de modernisation progressive lancée par l’empereur Ménélik II, permettant ainsi l’admission de l’Éthiopie dans la Société des Nations en 1923 et décrétant la première constitution du pays en 1931. Il supprima également une pratique très ancienne, l’esclavage, dans l’Empire par des décrets pris en 1918 et 19231.

La Seconde guerre italo-éthiopienne et le retour d’exil

L’incapacité de la SDN à réagir efficacement lors de l’invasion italienne de 1935 (Seconde guerre italo-éthiopienne) le força à l’exil en Angleterre. Il s’était auparavant rendu lui-même à la SDN, où il avait prononcé depuis la tribune un vibrant discours dans le but d’être soutenu : « Je suis venu en personne, témoin du crime commis à l’encontre de mon peuple, afin de donner à l’Europe un avertissement face au destin qui l’attend si elle s’incline aujourd’hui devant les actes accomplis »2. Non soutenu, il quitte même le palais des Nations hué. Il vit à Bath du 5 mai 1936 au 5 mai 1941. De son exil, il reçoit une lettre de la future reine d’Angleterre, la princesse Élisabeth, qui note : « Je pense à vous et je vous admire ».

Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale permit la reconquête rapide du pays avec l’aide des Britanniques et des Français (emmenés par le commandant Monnier), permit à Hailé Sélassié de recouvrer une totale souveraineté sur l’Éthiopie, lui permettant de reprendre la politique de modernisation et de développement qu’il avait entamée.

Un meneur africain

Hailé Sélassié Ier, le 1er octobre 1963 à Washington.
Hailé Sélassié Ier à son bureau du palais d’Addis-Abeba.

Entretenant de bonnes relations avec le président américain Franklin Roosevelt et ses alliés, l’empereur obtient l’entrée de l’Éthiopie dans l’ONU dès sa fondation. Adoptant une position de non-aligné pendant la période de Guerre froide, par sa participation à la conférence de Bandung, Sélassié œuvra également à l’indépendance du continent africain et à son unification. L’Organisation de l’unité africaine (OUA) fut fondée en 1963 à son instigation et établit son siège à Addis Abeba.

Modernisation et crise

En décembre 1960, à la suite d’une tentative de coup d’État à laquelle fut mêlée le prince héritier Asfaw Wossen, il poursuivit une politique plus conservatrice, alignant l’Éthiopie avec l’Occident contre les gouvernements africains plus radicaux, tout en initiant quelques réformes timides. Il remplace ras Abebe Aregai, le Premier ministre abattu lors du putsch, par Aklilu Habte-Wold, qui restera à cette fonction jusqu’en 1974, cumulant à partir de 1964 le portefeuille de l’Intérieur. Progressivement, Sélassié se consacrera à la scène internationale pour laisser son Premier ministre s’occuper des affaires intérieures.

Il envoya des troupes participer à l’Opération des Nations unies au Congo lors de la crise congolaise de 1960.

En 1961, le refus d’Hailé Sélassié d’accorder l’autonomie à l’Érythrée, comme prévu par la résolution 390 de l’ONU de 1950, conduit à la guerre de sécession de l’Érythrée, qui aboutit à la proclamation d’un nouvel État, entre l’Éthiopie et le Soudan, en 1993.

Il présida en 1963 l’Organisation de l’unité africaine, dont le siège fut établi à Addis-Abeba. Avec le président malien Modibo Keïta, il parvient à convaincre le Maroc et l’Algérie de conclure les accords de Bamako (1964), mettant fin à la guerre des sables. Suite à des conflits avec la Somalie à propos de l’Ogaden, territoire éthiopien peuplé majoritairement de Somalis, le Négus signa un traité de défense mutuelle en 1964 avec le Premier ministre kényan Jomo Kenyatta.

La chute de l’empereur

Révolution éthiopienne.

L’aggravation de la situation économique et sociale du pays suite au choc pétrolier de 1973, des mécontentements croissants parmi les étudiants et une partie des élites entraînent la démission du Premier ministre en février 1974. L’empereur le remplace par le ras Endalkachew Makonnen.

Loin de rétablir l’ordre, cette première en Éthiopie encouragea les revendications protestataires: grèves ouvrières et manifestations étudiantes réclamaient des réformes sur la propriété des terres, des enquêtes sur la corruption aux plus hauts niveaux du gouvernement ainsi que des réformes politiques. En avril 1973, pressé par les manifestations étudiantes, l’empereur lève la censure sur l’état de famine au Wello, après s’être opposé à la publication d’un rapport critique de la FAO. C’est le début de la révolution éthiopienne, avec la première grève générale de l’histoire éthiopienne en mars 1974.

L’empereur est renversé le 12 septembre 1974, par un coup d’État mené par un groupe de 120 militaires, réunis au sein du Derg, parmi lesquels Aman Mikael Andom (premier chef de l’État après la chute d’Haile Selassie), Tafari Benti (son successeur, assassiné en 1977) et Mengistu Haile Maryam (qui devient en 1977 l’homme fort de l’Éthiopie).

Les médias relayèrent la nouvelle de sa mort en prison le 27 août 1975, suite à une opération de la prostate, mais une mort par strangulation ou par étouffement est bien plus vraisemblable.

Sa dépouille fut dissimulée dans les soubassements du palais impérial, où elle fut découverte en 1992, un an après la chute du dictateur Mengistu qui fut défait en 1991. Pendant dix ans, le corps de l’empereur demeura déposé auprès de celui de son grand-oncle Menelik dans l’église de Bhata. Il reçut finalement des funérailles solennelles le 5 novembre 2000 en la cathédrale de la Sainte-Trinité d’Addis Abeba.

Rastafari

Mouvement rastafari.

Parmi les adeptes du mouvement rastafari, un mouvement spirituel qui s’est développé dans les années 1930 en Jamaïque sous l’influence du mouvement « Back to Africa » (Retour vers l’Afrique) de Marcus Garvey et des prêches de Leonard Percival Howell, Hailé Sélassié est considéré comme un messie noir qui mènera la diaspora et les peuples africains vers la liberté. Beaucoup de Rastas pensent que Sélassié est encore vivant et que la mise en scène médiatique de sa mort fait partie d’un complot visant à discréditer leur spiritualité.

Un discours prononcé par Hailé Sélassié aux Nations unies en 1963 est devenu une des chansons cultes de Bob Marley : War, sur l’album Rastaman Vibration. L’empereur parlait essentiellement de paix et d’espoir, de douleur également mais toujours de non-violence. Hailé Sélassié, chrétien pratiquant, a relativisé les croyances du Rastafari le proclamant comme messie. Une visite d’État en Jamaïque en 1966, où Sélassié fut salué par une foule très nombreuse dès son arrivée à l’aéroport, marqua profondément le monarque. Après sa visite, l’empereur confia à un clerc éthiopien, l’Abuna Yesehaq : « Il y a un problème en Jamaïque… Veuillez aider ces personnes. Ils comprennent mal, ils ne comprennent pas notre culture… Ils ont besoin d’une Église établie et vous êtes désigné pour y aller ». L’Église éthiopienne orthodoxe s’installa alors en Jamaïque pour convertir les rastas au christianisme tewahedo. Cependant durant sa visite dans l’île il ne démentit jamais formellement les Rastafaris comme le gouvernement jamaïcain le désirait. Avant sa venue, des Rastafaris présents dans des délégations avaient déjà été reçus par lui en Ethiopie. Il remit même personnellement des cadeaux aux anciens de la Communauté. Quelques années plus tard un de ses conseillers indien confie l’avoir vu pleurer pendant qu’il lui lisait une lettre des rastafaris de Jamaïque.

Distinctions

Titres éthiopiens

Negusa Nagast (Roi des Rois)
Seigneur des Seigneurs
Lion Conquérant de la Tribu de Juda
Empereur d’Éthiopie
Élu de Dieu
Défenseur de la Foi
Lumière du Monde
Chef de l’Ordre Ancien de NyaBinghy
Grand Prêtre selon l’Ordre de Melchisédech

Titres étrangers

Maréchal à titre honorifique de l’armée britannique (1965)
Docteur en droit de l’université de Cambridge
Docteur en droit civil de l’université d’Oxford

Décorations

GER Bundesverdienstkreuz 2 BVK.svg Chevalier Ordre de Leopold.png National Order of the Southern Cross K R.jpg Band to Order of Charles III.png Legion Honneur GC ribbon.svg Order of the Most Holy Annunciation BAR.svg Cavaliere OMRI BAR.svg
Ord.Lion.Nassau.jpgOrder of the Aztec Eagle ribbon.JPG Ord.St.Olav.jpg Ord.Neth.Lion.jpg Ch Argent Ru.gif Order of the Garter UK ribbon.png Order of the Bath UK ribbon.png Ord.St.Michele-Giorgio.png
Linten van de Koninklijke Orde van Victoria.jpg Order of the Seraphim - Ribbon bar.svg Order of the Yugoslavian Great Star Rib.png Order suvorov1 rib.png

Intitulés

Drapeau : Allemagne Allemagne

  • Chevalier de l’Ordre du Mérite de la République fédérale d’Allemagne (1954)

Drapeau : Belgique Belgique

  • Chevalier de l’Ordre de Léopold, 1924

Drapeau : Danemark Danemark

  • Chevalier de l’Ordre de l’Éléphant, 1954

Drapeau : Espagne Espagne

  • Grand-croix de l’Ordre de Charles-III

Drapeau : Éthiopie Éthiopie

  • Grand Cordon de l’Ordre de Salomon, 1930

Drapeau : France France

  • Grand-croix de la Légion d’honneur, 1924

Drapeau : Grèce Grèce

  • Chevalier de l’Ordre du Sauveur

Drapeau : Italie Italie

  • Chevalier de l’Ordre suprême de la Très Sainte Annonciade (Maison de Savoie), 1928

  • Chevalier de l’Ordre du Mérite de la République italienne

Drapeau : Luxembourg Luxembourg

  • Chevalier de l’Ordre du Lion d’Or de la Maison de Nassau

Drapeau : Mexique Mexique

  • Collier de l’Ordre de l’Aigle aztèque, 1954

Drapeau : Norvège Norvège

  • Chevalier de l’Ordre de Saint-Olaf, 1949

Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas

  • Chevalier de l’Ordre du Lion néerlandais

Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni

  • Chevalier de l’Ordre de la Jarretière (KG), 1954

  • Chevalier Grande-croix de l’Ordre du Bain, 1924

  • Chevalier Grand-croix de l’Ordre de Saint-Michel et Saint-George (GCMG), 1917

  • Collier de l’Ordre royal de Victoria (GCVO), 1930

Drapeau : Suède Suède

  • Chevalier de l’Ordre des Séraphins, 1954

Drapeau : URSS Union soviétique

  • Chevalier de l’Ordre de Souvorov

Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie RFS de Yougoslavie

  • Chevalier de l’Ordre de l’Étoile yougoslave

Drapeau du Togo Togo

  • Chevalier de l’Ordre du Mono (1960)

Divers

  • Grande-croix de l’Ordre du Christ, Saint-Jacques et Aziz

  • Encens de la Vierge

Source Wikipédia



Marcus Garvey

Marcus Mosiah Garvey (17 août 1887, Saint Ann’s Bay, Jamaïque-10 juin 1940, Londres) est un leader noir du XXe siècle et est considéré comme un prophète par les adeptes du mouvement rastafari, d’où son surnom Moses ou The Black Moses, Moses se traduisant par Moïse en français.

Précurseur du panafricanisme, il se fait le chantre de l’union des noirs du monde entier à travers son journal The Negro World et le promoteur obstiné du retour des descendants des esclaves noirs vers l’Afrique (ce qu’on appelle le « Back to Africa »).

Enfance et jeunesse

Né en Jamaïque en 1887, un an après l’abolition de l’esclavage à Cuba, dans l’île opprimée, où la ségrégation raciale (apartheid) règne ; les conditions de travail n’ont pas vraiment changé depuis l’abolition de l’esclavage. Beaucoup de jamaïcains ont émigré à Panama pour travailler sur le chantier du célèbre canal. L’Afrique est en proie à la colonisation européenne à cette époque, mais certains Afro-caribéens parviennent tant bien que mal à y partir, notamment au Libéria.

Marcus Garvey était un musicien qui joue de l’orgue à l’église, et bien qu’entouré d’analphabètes il est passionné de lecture. Ce chrétien descendant des Marrons est employé chez un imprimeur et participe à un syndicat qui l’élit meneur lors d’une grève. Il devient vite un orateur de premier plan, un journaliste (il fondera bientôt le journal Garvey’s Watchman) et un activiste politique.

Avant de 1910 à 1914 il voyageait en Amérique latine et en Europe.

Aux États-Unis

Il arrive aux États-Unis en 1916 où il rencontre tous les mouvements visant à émanciper les Afro-américains.

L’année suivante, en 1917, il fonde l’Association universelle pour l’amélioration de la condition noire (United Negro Improvement Association, UNIA, toujours en activité). La devise de cette association était Un Dieu ! Un But ! Une Destinée! (One God! One aim! One destiny!). Il devient un des premiers meneurs importants de la cause noire.

Installé à Harlem au lendemain de la Première Guerre mondiale, de 1918 à 1922, Marcus Garvey est mondialement connu.

Tandis que la révolution russe bat son plein, il se rallie à la lutte des classes à sa manière. Il soutient Ho Chi Minh, Gandhi, et salue avec respect l’œuvre de Lénine et Trotsky. Mais tandis que Trotsky considère comme essentielle l’unification de tous les hommes opprimés, et ce sans les diviser par la couleur de leur peau, la vision de Garvey passe par la race d’abord, une doctrine « nationaliste noire » radicale qui l’oppose aux mouvements intégrationistes de gauche. Ne croyant pas que les Afro-américains pourraient vivre libres et respectés hors d’Afrique, il veut unifier les Noirs internationalement, et réclame le droit au « rapatriement » en Afrique (au Libéria le plus souvent) des Afro-américains de tous pays.

Cette démarche ressemble beaucoup à celle des sionistes qui émigrent alors déjà en Palestine, ayant eux aussi perdu leur espoir d’intégration. Combattu par les Afro-américains partisans de l’intégration sans doute (menée par Du Bois), la stature de Garvey n’aura sans doute pas d’équivalent au XXe siècle dans la lutte pour la liberté de « son peuple ».

Des réseaux de garveyites s’organisent dans le monde entier. Le père de Malcolm X, un pasteur qui aurait d’après ses proches été assassiné en 1931 par la Black legion, une organisation proche du Ku Klux Klan, est un de ses adeptes les plus convaincus. D’ailleurs le Ku Klux Klan encourageait les revendications de Marcus Garvey, et aurait même assisté à certains de ses meetings. Il crée en 1919 la Black Starline, compagnie maritime censée servir le projet de rapatriement (clin d’œil à la White Star Line, l’armateur du Titanic qui a sombré quelques années plus tôt). Ses bateaux, financés par des actionnaires noirs, desservent toutes les Antilles, les États-Unis, et se préparent à emmener tout le monde en Afrique.

Il fait la tournée du pays pour promouvoir son initiative et recueillir des investissements dans le but de créer une véritable économie parallèle et souterraine. Il est suivi par 250 000, voir 300 000 sympathisants. Les autorités fédérales commencent alors à s’intéresser à lui.

Garvey fonde des usines, des réseaux de distribution ainsi que deux journaux. Le plus important est the Negro World. Il donne des nouvelles de l’UNIA partout où elle se trouve, des discours de Garvey, et des nouvelles qui ne sont pas rapportées dans les autres journaux. Tous les gouvernements coloniaux s’opposent au Negro World pensant qu’il incite les gens à se rebeller contre eux. Ainsi dans plusieurs pays africains et caraïbéens le journal est interdit.

Le déclin

Garvey est accusé d’escroquerie envers les acteurs de la Black Star Line.

En 1922, après la banqueroute de la Black Star Line, Garvey et trois de ses associés sont poursuivis par les tribunaux. Accusé de fraude postale, il reste en liberté surveillée.

En 1925, sa condamnation est alors confirmée. Il est emprisonné au pénitencier fédéral d’Atlanta.

Retour en Jamaïque

Le président Coolidge commue sa sentence en 1927 et Garvey est envoyé en exil en Jamaïque et interdit de séjour aux États-Unis.

Bien que d’abord rejeté dans son pays, il devient le grand héros national jamaïcain, et un exemple retentissant dans toute l’île. Les Jamaïcains écoutent avec beaucoup d’enthousiasme les meetings de Garvey, organisés dans les mois qui suivent son retour. La vie politique de l’île s’en trouve bouleversée.

Fin de vie en Angleterre

En dépit de cette ambiance sympathique et animée, Garvey se trouve à l’étroit et, en 1935, il part pour l’Angleterre. De là, il surveille la régression internationale de son mouvement. Il meurt d’une crise cardiaque le 10 juin 1940 à Londres sans jamais atteindre l’Afrique.

Sa prophétie

Garvey, dans ses discours, faisait souvent allusion à l’Éthiopie, un terme qui dans la Bible anglo-saxonne (King James Version) signifie l’Afrique. Il écrit ainsi dans son principal ouvrage Philosophy & Opinions: “Laissons le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob exister pour la race qui croit au Dieu d’Isaac et de Jacob. Nous, les Nègres, croyons au Dieu d’Ethiopie, le Dieu éternel, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit, le Dieu de tous les âges. C’est le Dieu auquel nous croyons, et nous l’adorerons à travers les lunettes de l’Ethiopie”.

En 1921, le révérend James Morris Webb prononce un discours cité par le quotidien conservateur Daily Gleaner : “Regardez vers l’Afrique, où un roi noir sera couronné, qui mènera le peuple noir à sa délivrance”. Garvey reprendra cette phrase qui lui sera par la suite attribuée, et considérée comme une prophétie par certains Rastas jamaïcains.

La presse coloniale dénonce alors cette doctrine éthiopianiste « vulgaire » qu’ils attribuent à Garvey. Mais le 2 novembre 1930, en Éthiopie, Tafari Makonnen, le Ras Tafari, est coiffé de la couronne sacrée du negusä nägäst (roi des rois) sous le nom de Haïlé Sélassié Ier (“Puissance de la Trinité”). Il est le chef d’une des premières nations officiellement chrétiennes de l’histoire, l’Abyssinie. Selon le livre sacré Gloire Des Rois (Kebra Nagast), retraçant l’histoire de son antique dynastie, Sélassié est le descendant direct du Roi Salomon et de la Reine Makeda de Saba. En raison de ses titres de « roi des rois, seigneur des seigneurs » attribués au messie dans La Révélation, il sera considéré comme le messie par les Rastafariens.

Hommage dans la musique

Le premier artiste jamaïcain à chanter sa mémoire sont les Skatalites  » marcus garvey  » sorti sur Island Records en 1964 puis ce sera Burning spear , qui lui consacre l’album Marcus Garvey (1975) où plusieurs morceaux se réfèrent à lui, ainsi que la version dub de l’album, intitulé Garvey’s Ghost. Dans la suite de sa carrière, Burning Spear composera plusieurs autres chansons faisant allusion à Marcus Garvey (« Marcus Children Suffer » et « Mister Garvey » en 1978, « Follow Marcus Garvey » en 1980, etc.).

Produit par Bruno Blum, le 45 tours jamaïcain « Marcus Garvey » (Human Race Records, 2002) est une reprise de la chanson reggae de Burning Spear où l’on entend l’un des rares enregistrements de la voix de Garvey mélangé au chant de Spectacular. Les citations bibliques entendues dans ce discours ont contribué à fonder le mouvement rasta (“C’est le Dieu auquel nous croyons, et nous l’adorerons à travers les lunettes de l’Ethiopie”).

Les Mighty Diamonds (« Them Never Love Poor Marcus », 1976, « The Right Time », 1975), U Roy (« Tribute to Marcus Garvey », 1976, Big Youth (« Marcus Garvey », 1975), Dilllinger (« Marcus Garvey » 1975), les Aggrovators (avec le dub mixé par King Tubby « 21 Gun Salute to Brother Marcus » sur la rythmique de « Poor Marcus ») et Culture (« Garvey Rock » alias « Down In Jamaica », 1977, « Black Starliner Must Come », 1978, « Marcus », 1992, comptent parmi ses plus fervents admirateurs.

Dans la chanson « So Much Things to say » de Bob Marley and the Wailers (sur l’album Exodus), celui-ci chante: « I’ll never forget no way: they sold Marcus Garvey for rice. » (« Je n’oublierai jamais, pas moyen : ils ont vendu Marcus Garvey pour du riz. »). C’est une référence à son échec électoral en Jamaïque face à un adversaire qui avait promis des distributions de nourriture à la population. Cette chanson est reprise par Lauryn Hill en 2001 sous le titre de « Never Forget », lors de l’enregistrement de son album acoustique MTV Unplugged N° 2.0. L’album le plus remarquable dans le monde du Hip Hop en hommage à Marcus Garvey est celui de Mos Def et Talib Kweli en 1998,  » Mos Def and Talib Kweli are Blackstar », qui revient à travers de nombreux morceaux sur l’héritage spirituel et social laissé par Garvey.

En 2003 , Patrice dans l’album  » How do you call it  » avec la chanson  » Jah Jah Deh Deh  » ( Jah Jah est là ) rend hommage à Marcus Garvey en annoncant que  » Marcus Garvey ne va pas reposer en paix « face à la société actuell  » en précisant  » Enterrer leurs corps était comme enterrer des graines  » faisant référence à de grands noms comme Steve Biko , Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Thomas Sankara, Malcolm X et le Mahatma Gandhi .

Alpha blondy, le cite dans sa chanson « Bory Samory » dans un hommages a samory Toure il énumère toutes les grande figure du peuple noir mais aussi du panafricanisme « Marcus GARVEY oki faga »

The Negro World

The Negro World est un journal diffusé par Marcus Garvey, il prônait un pouvoir noir, ce journal fut interdit dans les pays coloniaux qui voyaient en lui une menace.

Black Star Line

La Black Star Line est une compagnie maritime transatlantique, créée par Marcus Garvey en 1919 qui avait pour but de « servir de lien entre les peuples de couleur du monde dans leurs rapports commerciaux et industriels ».

Elle fut entièrement financée par « la souscription et l’émission d’actions acquises par des personnes noires ordinaires, attirées par l’idée d’une émigration vers la ‘nation negre independante’ conceptualisée par Garvey ». Cet élan de solidarité permit rapidement à Garvey l’acquisition de quatre paquebots transatlatiques (dès 1922).

Ceci répandit une onde de choc parmi l’establishment blanc international : « Voilà un homme qui, non seulement avait compris que la seule voie vers l’accession au pouvoir politique passait par la puissance économique, mais utilisait les deux avec une habilité stupéfiante. La mise en route de la Black Star Line constituait le couronnement de son action et laissait entrevoir ce qu’une nation noire unie pouvait effectivement accomplir sous l’influence d’un leader entreprenant et créatif ». Malheureusement la Black Star Line fit banqueroute. Garvey fut emprisonné.

Bibliographie

Philosophy & Opinions

Citations

« Un Dieu, un but, une destinée ! »

« Un peuple ignorant de son histoire est comme un arbre sans racines ».

« Lève-toi, race puissante, accomplis ce que tu désires ».

« Si tu n’as aucune foi en toi-même tu es doublement vaincu dans la course de la vie. Avec la foi tu as gagné avant même d’avoir commencé ».

« Dieu et la Nature nous ont fait ce que nous sommes, mais à travers notre génie créateur nous faisons de nous-mêmes ce que nous voulons être ».

« Ce que tu fais de valeureux aujourd’hui inspire les actions des autres dans le futur ».

« L’éducation est le moyen par lequel un peuple se prépare pour la création de sa civilisation propre et aussi l’avancement et la gloire de sa propre race ».

« Soyez autant fiers de votre race aujourd’hui que l’étaient vos pères dans le passé. Nous avons une histoire magnifique, et nous allons en créer une autre dans l’avenir qui étonnera le monde».

« Trop nombreux sont ceux parmi nous qui trouvent des prétextes pour fuir la race noire parce que nous sommes amenés à croire que notre race n’a aucune valeur – qu’elle n’a jamais rien accompli. Laches que nous sommes ! C’est nous qui n’avons pas de valeur, parce que nous ne contribuons pas à l’élévation et à la construction de cette race noble ».

« Pendant plus de trois cents ans l’homme blanc a été notre oppresseur, et il ne nous accordera pas de bon gré la vraie liberté… Nous devrons nous libérer nous-mêmes ».

« Une race sans aucune autorité et sans aucun pouvoir est une race qui ne se respecte pas ».

« La seule protection contre l’injustice de l’homme est le pouvoir physique, financier, scientifique »

 » Un homme qui vit sans les connaissances de son passé historique et ses origines est comme un arbre sans racines » (citation de M. Garvey dans l’album « Survival » de Bob Marley

« Il est possible que nous vivions pas tous la réalité d’un empire africain si fort, si puissant qu’il imposerait le respect à l’humanité, mais nous pouvons cependant durant notre vie travailler et œuvrer à faire de ce projet une réalité pour une autre génération ».

« Peut-on le faire ? Nous pouvons le faire ! Nous le ferons ! ».

Source Wikipédia


Jah

Dans la bible hébraïque, on trouve 26 occurrences du mot hébreu יָהּ = Yah ou Jah.

On trouve aussi le terme sous forme composée, dans le mot alléluia, ou halellujah : Hallelou Yah, « Rendez louange à Yah ».

Il s’agit dans la bible d’une forme abrégée de YHWH (Yahweh ou Jehovah). Il désigne donc Dieu.

Origine du mot hébreu

La théorie présentée par Henri Meschonnic, dans Gloires (traduction des Psaumes) affirme que ce nom dérive d’une divinité ancienne du nom de Yah (YH, יה). Yah serait en effet le nom d’une petite idole Madyanite -où Moïse s’est enfui d’Égypte. Les nomades du nord du péninsule arabique sacrifiaient des bêtes au nom de Yah et l’emportaient avec eux dans leurs tentes. Le nom de Yah s’est probablement introduit dans la Bible pendant une période de rédaction qui s’est opérée dans le nord du désert arabique.

Utilisation chez les Rastas

Sous sa graphie latine Jah, le terme est devenu le nom communément utilisé pour désigner Dieu dans la foi Rastafari (les rastas diront même Jah Rastafari)

Les Rastafaris considèrent Hailé Sélassié Ier d’Éthiopie comme la réincarnation de Jah ou Jesus sur Terre, suite à une prophétie du révérend James Morris Webb que l’on attribue souvent à tort à Marcus Garvey. Et notamment suite à son couronnement comme empereur le 2 novembre 1930 sous le nom de « Hailé Sélassié Ier (pouvoir de la Trinité), Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lion conquérant de la tribu de Judah, élu de dieu, Lumière de ce Monde, défenseur de la foi ».

Ainsi qu’à l’aune d’une lecture de la Bible1 : << Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs.2 >>

Utilisation dans le Judaïsme

Le terme est peu présent dans la Bible hébraïque (26 occurrences quand il est employé seul, sans compter les utilisations composées), et est donc assez peu utilisé dans le judaïsme, qui privilégie Elohim, Adonaï (seigneur), HaShem (le nom) ou YHWH. Se trouvant dans le Tanakh, il a cependant une valeur religieuse reconnue.

Utilisation chez les African Hebrew Israelites of Jerusalem

Sous une autre graphie latine, Yah, le terme est devenu le nom communément utilisé pour désigner Dieu dans la foi des African Hebrew Israelites of Jerusalem, une religion nationaliste noire Black hebrew originaire des États-Unis, et dont beaucoup de membres vivent aujourd’hui en Israël.

Les adeptes se considèrent comme des descendants des Israélites de l’ancienne tribu de Juda.

 

Source Wikipédia


Mouvement rastafari


Le mouvement rastafari (ou « rasta ») est un mouvement religieux dont le nom provient de l’amharique Ras Tafari de ras, tête (mais ici « leader, seigneur »), et Tafari, « Celui qui sera Craint ». Tafari est le prénom de naissance donné à Hailé Sélassié Ier, (de Haile, « puissance » et Selassie, « trinité », en amharique) empereur d’Éthiopie de 1930 à 1974. Il est ainsi considéré comme un personnage sacré du fait de son ascendance qui remonterait aux rois bibliques Salomon et David selon la tradition éthiopienne, mais également par la signification de son nom de naissance, comme de celui choisi par les prêtres de l’Église orthodoxe éthiopienne pour son sacrement. Le choix et la signification des noms ont en effet une importance primordiale dans la culture africaine.

Le mouvement rastafari est assimilé par certains à une religion, par d’autres à une philosophie, voire à une idéologie ou un syncrétisme pour ses emprunts à la Bible. Les Rastas, eux, le conçoivent comme un mode de vie, une façon de concevoir le monde et tout ce qui le constitue depuis sa création. Les croyants de ce mouvement sont des rastafariens, souvent appelés par le diminutif « rastas ».

L’usage du terme rastafarisme, bien que correct n’est pas accepté par les Rastas car ils sont contre la classification de personnes et prônent l’unification des peuples. L’usage de la majuscule sur le terme « Rastafari » est préférable pour eux.

Pour d’autres, le rastafarisme tirerait sa véritable origine du shivaïsme1. Le shivaïsme fait partie de l’hindouisme. Shiva, divinité primordiale dans l’Hindouisme, garde de longs cheveux en dreads. Il est toujours plongé en méditation.

Racines du mouvement.

La religion chrétienne est extrêmement présente en Jamaïque (plus de 80 % de la population), notamment avec les églises anglicane, méthodiste, baptiste, catholique romaine, l’Église de Dieu et, depuis les années 1970, l’Église éthiopienne orthodoxe.

L’évangile (gospel) est chanté avec ferveur le dimanche dans toute l’île. La fin de l’esclavagisme (aboli dans l’île en 1833) et surtout l’indépendance de la Jamaïque (6 août 1962) permettent simultanément une émancipation culturelle du peuple jamaïcain. Différents mouvements « éthiopianistes » émergent, où l’interprétation occidentale de la Bible est parfois remise en cause.

Les traditions des cultes africains interdits par les maîtres ayant survécu sous forme d’Obeah (sorte de vaudou local illégal et redouté), du Kumina, et mélangées à la Bible, de la Pocomania ou Pukumina.

Fondements du mouvement moderne

Lorsque le Jamaïcain Marcus Garvey émigre à Harlem, où il devient un des premiers meneurs importants de la cause noire, il fait souvent allusion à l’Éthiopie dans ses discours. Il écrit ainsi dans son principal ouvrage Philosophy & Opinions :

« Laissons le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob exister pour la race qui croit au Dieu d’Isaac et de Jacob. Nous, les Noirs, croyons au Dieu d’Éthiopie, le Dieu éternel, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit, le Dieu de tous les âges.
C’est le Dieu auquel nous croyons, et nous l’adorerons à travers les lunettes de l’Éthiopie. »

Marcus Garvey est pour beaucoup le premier prophète noir du mouvement rastafarien. Il annonce la fin des souffrances du peuple noir et son retour aux racines : l’Afrique.

En 1924, le révérend James Morris Webb prononce un discours cité par le quotidien conservateur Daily Gleaner : « Regardez vers l’Afrique, où un roi noir sera couronné, qui mènera le peuple noir à sa délivrance »

La presse coloniale dénonce alors cette doctrine éthiopianiste « vulgaire » qu’elle attribue à Garvey. Mais le 2 novembre 1930, en Éthiopie, Tafari Makonnen, le Ras Tafari, est coiffé de la couronne sacrée du negusä nägäst (roi des rois) sous le nom de Hailé Sélassié Ier (« Puissance de la Trinité »). Il est le chef d’une des premières nations officiellement chrétiennes de l’histoire, l’Abyssinie. Selon le livre sacré Gloire des Rois (Kebra Nagast), retraçant l’histoire de son antique dynastie, Sélassié serait le descendant direct du roi Salomon et de la reine Makeda de Saba.

Des représentants prestigieux des pays occidentaux assistent au sacre très médiatisé de Sélassié, qui est perçu par une communauté d’agriculteurs éthiopianistes de Sligoville (Jamaïque), le Pinacle, dirigé par Leonard Percival Howell (véritable fondateur du mouvement Rastafari), comme étant l’accomplissement de la prophétie attribuée à Garvey.

En effet, le « Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs » (1° Timothée 6:15) de la Bible ressemble beaucoup aux titres traditionnels millénaires de Sa Majesté Impériale Hailé Sélassié Ier : « Empereur d’Éthiopie, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lion Conquérant de la Tribu de Juda, élu de Dieu, Lumière de l’Univers ». Puisant à la fois dans le marxisme, le christianisme, la culture africaine et plus tard l’hindouisme, Howell considère Sélassié (ou « Jah », de Jéhovah) comme le messie et propose dès lors une interprétation afrocentriste de la Bible.

Cultivant le chanvre, considéré comme un sacrement (fumé dans les chalices) et le diffusant dans l’île, il est arrêté pour sédition en 1933, puis il est interné à l’asile à plusieurs reprises, alors que le Pinacle est détruit maintes fois par la police. Différents mouvements éthiopianistes de libération, comme le mouvement Bobo de Prince Emmanuel, se développent parallèlement en Jamaïque. Ils prennent pourtant peu à peu un nom générique, Rastafari, et visent, en partie, à restituer à l’homme noir le rôle important qu’il a joué dans la civilisation, à commencer par la Bible, où les ancêtres Juifs de Sélassié seraient naturellement, comme lui, Noirs : Moïse, Jésus, etc.

Progressivement, et selon le vœu de Jésus et des Naziréens (Nombres 6-5), beaucoup de Rastafariens ne se coupent ni la barbe ni les cheveux, (lien) une coiffure souvent comparée à la crinière du Lion de Juda sacré. Des « locks » (nœuds, boucles) ou « dread (épouvante) locks » se forment ensuite naturellement dans leurs cheveux crépus.

Ce signe de reconnaissance deviendra une mode internationale à partir de 1976. Proches de la terre, généralement les Rastas ne boivent pas d’alcool, le vin étant proscrit (Nombres 6-3), ne touchent pas aux morts (beaucoup de Rastas ne font même jamais allusion à la mort, mais au contraire « chantent la vie »), sauf ceux de leur proche famille (Lévitique 21-1), et le corps humain est considéré comme l’église (Corinthiens 3-16, 17), rejetant ainsi le principe même des temples ou des églises.

Désireux de se maintenir en bonne santé, ils suivent en principe un régime spécial qu’ils appellent « I-tal » (vital) (Genèse 1:29 et 9:4), qui se compose de riz, de fruits, de racines, de graines et de légumes. Ce régime exclut toute nourriture non biologique.

Quant au nom « Rasta », il provient de celui, divin, de Sélassié : le Ras (tête, correspond étymologiquement et protocolairement à son titre de duc) Tafari (son prénom). Leurs couleurs sont celles de l’Éthiopie impériale (rouge, or et vert, couleurs de l’Afrique frappées du Lion de Juda).

Dès lors, les Rastas, incompris, blasphématoires, fumeurs de chanvre (la ganja, « l’herbe de la sagesse » qui aurait poussé sur la tombe de Salomon) deviennent des parias maltraités. En 1954, le Pinacle est rasé, et ils s’installent à Kingston, à Back-o-Wall. Le nom de ce ghetto provient de sa situation géographique : il est attenant au mur d’un cimetière, et nombre de Jamaïcains craignent de s’y installer par peur des « duppy » (fantômes).

Visite d’Hailé Sélassié

Hailé Sélassié fait une visite officielle en Jamaïque en avril 1966.

À son arrivée, des milliers de Rastas lui réservent, à sa surprise, un impressionnant accueil. Le mouvement prendra par la suite encore plus d’ampleur, bien que Sélassié, bienveillant avec les Rastas, ne prétende lui-même jamais être le dieu vivant.

Cette visite a eu une forte répercussion sur l’importance et la popularité du mouvement Rasta. En effet, les autorités n’ont pas été en mesure de sécuriser la foule lors de l’arrivée de l’avion officiel sur le sol jamaïcain. Celle-ci était tellement importante et excitée à l’idée de voir enfin le Roi des Rois, qu’il a fallu chercher un médiateur pour la canaliser. Celui-ci sera incarné par Mortimer Planno, très connu à l’époque pour ses enseignements Rasta, qui toucheront beaucoup Bob Marley entre autres. Ainsi, Mortimer Planno sera dorénavant présent à chaque sortie publique d’Hailé Sélassié durant ce voyage.

Il va sans dire qu’une telle chose n’était absolument pas prévue par le protocole, et a consisté en une manifestation importante de la présence des Rastas.

D’autre part, cette visite a été pour beaucoup de Jamaïcains l’occasion de se confronter aux différentes croyances véhiculées par le mouvement, et de s’en faire sa propre idée. Ainsi, lors de cette visite, Rita Marley, en observant la main d’Hailé Sélassié, est persuadée d’y avoir vu les stigmates du Christ. Bob Marley devint rasta cette même année 1966. De retour en Éthiopie Hailé Sélassié Ier s’adresse à ses confidents en ces termes : « Il y a un gros problème en Jamaïque… » En effet le roi d’Éthiopie n’a jamais reconnu le culte rasta envers sa personne. Ce qui est interprété par de nombreux Rastas (et avec cet humour qui leur est propre) comme la manifestation d’une dignité toute divine. À l’occasion de ce voyage Sélassié s’assit autour d’une table avec trente-deux Rastas représentant chacun une communauté. La discussion est centrée sur le thème du retour en Afrique. Sélassié leur offrira à cette occasion une terre éthiopienne, shashamany, jusqu’alors réservé aux Falashas (juifs éthiopiens). Mais seuls quelques Rastas (principalement de la communauté des Twelwes Tribes Of Israel) reviendront aux pays de leurs ancêtres.
Propagation du mouvement après la fin des années 1960.

Back-o-Wall est rasé le 12 juillet 1966 avec violence. De plus en plus de musiciens de rocksteady puis de reggae, jusque-là généralement proches de la soul américaine et des églises, transmettent le message rebel rasta avec leurs chansons.

Le style des trois tambours nyahbinghi joué lors des cérémonies rastas (grounations) se répand (Bob Marley en tirera une chanson, Selassie Is The Chapel). À partir de 1970, un courant rasta majoritaire traverse le reggae. Bob Marley fait découvrir au monde cette culture qui met en valeur l’histoire d’Afrique, méconnue malgré son extraordinaire richesse. Les Rastas commencent alors à obtenir le respect dans leur pays malgré une répression utilisant la prohibition de la détention de chanvre, punie de bagne malgré une pratique répandue dans toute la population de l’île.

D’autre part, l’industrie musicale s’ouvre enfin au message rasta dans la production de chansons Conscious aux paroles ouvertes au message des Rastas. Ainsi, jusqu’alors méprisé par les producteurs et distributeurs de l’île, le message rasta commence, après qu’un certain nombre de Rastas, dont certains expulsés de Back-o-Wall se sont installés dans les ghettos de Kingston, comme Trenchtown, et après la visite de Hailé Sélassié, à se faire sentir auprès de la population déshéritée de l’île.

Alors qu’auparavant, les producteurs, à l’instar de Duke Reid, les refusaient catégoriquement, certains, comme Clement Seymour Dodd, dit Coxsone, ouvrent leur production aux compositions comportant un message spirituel et engagé, contrairement aux chansons d’amour qui prévalaient durant l’époque du rocksteady. Son studio, Studio One se met alors à produire des groupes et artistes aux paroles inspirées du message rasta, comme The Gladiators, The Abyssinians, ou encore Dennis Brown et bien d’autres encore. Le fait que Coxsone ait été un des seuls à tolérer la consommation de chanvre dans son studio n’est certainement pas étranger à la présence à Studio One de ces groupes initiateurs du reggae roots.

Évolutions récentes

Si les Rastas perdent de l’influence chez les jeunes Jamaïcains après la disparition de Marley en 1981, ils restent très présents et font un retour massif, unanime, dans le reggae à partir de 1994 avec Garnett Silk, Buju Banton, Tony Rebel, Mutabaruka, Sizzla, etc. De nombreuses et différentes tendances rasta cohabitent en Jamaïque et sont parfois contradictoires. Les Bobo Ashanti, les Emmanuelites, les Ites, notamment, ainsi que des courants chrétiens plus traditionnels.

Les positions des individus se réclamant rastas vont du racisme le plus primaire issu de la lutte contre l’esclavage et le colonialisme, ou d’un ethnocentrisme noiriste militant, garveyiste à outrance, parfois teinté de racisme, jusqu’à une philosophie universaliste profonde, où la recherche de sa propre identité, de son acceptation, de la tolérance et de la nature humaine rejoint les philosophies et ascèses orientales.

L’organisation des Douze Tribus d’Israël tente de fédérer les Rastafari, mais sans réel succès. En 1997, un parti d’obédience rasta cherche même à se présenter aux élections.

Pacifiques mais fiers, affichant généralement une certaine arrogance, les Rastas dénoncent la société païenne (les personnes sans conscience de l’aspect spirituel de la vie et de la nature en général), Babylone, et répandent leur culture dans le monde entier.

La foi rasta permet avant tout à beaucoup de Jamaïcains pauvres de retrouver une dignité et un sens à leur vie difficile, en restant détachés de l’identité coloniale et ancrés dans leurs racines africaines. L’idée universelle de base étant d’« être soi-même » et de « se connaître ».

La culture et les préceptes rasta tendent à se cristalliser en une nouvelle religion organisée, qui serait ainsi la plus importante née au vingtième siècle. Pour de nombreux Rastas, cette tendance est une dérive.

Croyances et culture rasta

La culture rasta est un tout formé par l’agrégation d’un certain nombre de croyances, de coutumes et de traditions. Il est ainsi vain de proposer une caractérisation exhaustive et universelle de la culture rasta. Celle-ci est au contraire basée sur la différence et se revendique comme une unité dans la diversité.
Un Rasta avec des dreadlocks

Cependant, il existe des points de repères caractérisant les croyances rasta, principalement le port des dreadlocks, la consommation de ganja, et les habitudes alimentaires, bien que ces caractéristiques ne soient pas adoptées par tous. Contrairement aux idées reçues, le Reggae n’est pas en soi une marque caractéristique des croyances rasta, mais bien un vecteur servant le message, selon le concept ancestral très courant dans ces cultures : la transmission orale. Le genre musical le plus proche des Rastas est plutôt le Nyabinghi. Enfin, une grande partie de la culture rasta est directement inspirée de la Bible, comme le concept de Babylone.

L’influence biblique

Les Rastas respectent la version de la Bible acceptée par les anglicans (King James Bible), mais remettent en question certains passages, considérant que celle-ci a été réécrite à l’avantage des blancs. Ils utilisent donc la Holy Piby, version de la Bible réécrite au début du XXe siècle par Robert Aathlyi Rogers, dont le but est de prouver que le Christ ainsi que l’ensemble des enfants d’Israël sont noirs.

Les fondements de la culture rasta se trouvent dans la Bible. En effet, rasta est une spiritualité revendiquant son attache aux fondements de la Bible, Ancien et Nouveau Testaments. Les Rastas se reconnaissent dans la Bible et s’en inspirent constamment. Ainsi, la coutume veut que la première occupation d’un Rasta au lever soit la lecture d’un chapitre de la Bible, selon l’adage : « A chapter a day keeps the devil away », soit : un chapitre par jour tient le diable éloigné.

Certains passages de la Bible sont très importants dans les croyances rasta. Ainsi, le deuxième exode à Babylone, et la première destruction du temple de Jérusalem est pour les Rastas l’incarnation de leur exil d’Afrique, esclaves des Babyloniens modernes que furent les colons britanniques. Ainsi s’explique le concept de Babylone, qui est la métaphore de l’exploitation des Juifs par les Babyloniens. Puis, par extension, le concept va s’étendre à tous les aspects qu’ils rejettent dans la société importée par les colons, comme le matérialisme, l’argent, le capitalisme, la police… Ici aussi, les limites du concept sont assez floues et peuvent varier d’un Rasta à un autre.

Toujours en s’inspirant de la Bible (Jérémie 51), les Rastas pensent souvent que la civilisation occidentale a perdu les valeurs fondamentales (la nature, le respect, l’amour de l’autre…) au profit d’une société basée sur l’argent, la réussite personnelle et de plus en plus éloignée de la nature. Ainsi, de la même façon que Dieu avait détruit la cité de Babylone qui avait péché par excès d’orgueil, les Rastas prophétisent la chute du système (« shitstem ») de Babylone.

Les textes de la Bible sont le fondement des croyances rasta, comme celui de Rivers of Babylon, psaume 137.

Cependant ils pensent que la Bible ne représente que la moitié de leur histoire : « Half the story has never been told2 ». L’autre moitié résiderait dans le cœur de chacun.

Le vœu de Nazarite, et le port des dreadlocks.

Un très bon exemple de l’influence Biblique est le vœu de Nazarite. Les Rasta, pour expliquer leur mode de vie, se réfèrent souvent au vœu de Nazarite, comme présenté dans la Bible (Nombres 6:1-21). Ce vœu, à caractère temporaire, sanctifie la personne le suivant pour une certaine période durant laquelle cette personne devra suivre certaines règles de vie. Ces règles sont pour la plupart celles auxquelles se réfèrent les Rasta dans leur mode de vie3. Elles sont, pour les plus caractéristiques :

ne pas se couper, ni se coiffer les cheveux, ce qui entraîne l’apparition de dreadlocks ;
ne pas consommer de viande (végétarisme) ;
ne pas consommer de produit de la vigne.

Enfin, ce vœu est censé revêtir un caractère temporaire, et le texte des Nombres précise ensuite quand et comment le vœu doit s’achever. En particulier, un Nazarite ne devra pas croiser un homme mort, sous peine de devoir rompre son vœu. On retrouve cette idée dans un certain nombre de chansons, illustrée par cette phrase : « rasta don’t go to no funeral », soit « le Rasta n’assiste à aucune funéraille ». D’une manière générale, la mort constitue un tabou pour les Rastas, et ils n’abordent ce thème que d’une façon très spirituelle et assez difficile à appréhender pour le non-initié.

L’application stricte de ce vœu au mode de vie rasta n’est pas sans porter à discussion. Avant tout, ce texte et les modalités d’applications du vœu de Nazarite, comme pour beaucoup de textes de l’Ancien Testament, pose la question du décalage temporel et culturel. En effet il n’y a qu’à consulter les démarches à effectuer pour rompre le vœu pour comprendre qu’il ne saurait s’appliquer identiquement de nos jours4. Ensuite, ce vœu est bien censé être temporaire (sept ans), alors que le mode de vie rasta lui devrait pouvoir se pratiquer toute sa vie durant.

Ainsi, un autre point caractéristique des Nazarites est le port des dreads, port qui est source de beaucoup de polémiques. Le débat de savoir si les dreads sont nécessaires à un Rasta est encore important de nos jours. Ainsi, certains Rastas pensent qu’un Rasta sans dreads n’en est pas un, d’autres, comme les membres des Twelve Tribes of Israël ou les Morgan Heritage (notamment avec le titre Don’t haffi dread to be rasta) pensent le contraire. Enfin, il faut rappeler que le port des dreads est une mode qui s’est instaurée dans les ghettos de Kingston, par une génération de Rastas apparue après la destruction du Pinacle. Le port des dreads n’était pas initialement la marque des adeptes de rasta, qui étaient alors les barbus car ils se laissaient pousser la barbe. Ainsi la réponse à la nécessité du port des dreads doit être trouvée par chacun ; mais de nombreux Rastas pensent que cette coiffure ne codifie plus l’appartenance à leur mouvement.

Source Wikipédia


War


Guerre

 

Tant que la philosophie qui croit une race supérieure à une autre

N’est enfin discréditée et oubliée

Tant que dans une nation existera des citoyens de première et de seconde classe

Tant que la couleur de la peau d’un homme aura plus d’importance que la couleur de ses yeux

Je dis la guerre

Tant que les droits humains fondamentaux ne seront pas garantis à tous les hommes, Sans égard pour leur race

Ce sera la guerre

Jusqu’à  ce jour

Le rêve d’une paix durable

La citoyenneté mondiale

Et les lois morales internationales ne seront qu’une illusion flottante toujours poursuivie

Mais jamais atteinte

Maintenant c’est la guerre

Et tant que l’ignoble et misérable régime qui maintient nos frères d’Angola, du Mozambique, d’Afrique du Sud dans des chaines inhumaines n’aura été renversé, détruit de fond en comble

Eh bien partout c’est la guerre

La guerre dans l’est

La guerre dans l’ouest

La guerre dans le nord

La guerre dans le sud

 

La  guerre, la guerre, et des bruits de guerre

Jusqu’à ce jour le continent Africain ne connaîtra pas la paix

Nous autres Africains combattrons si nécessaire

Et nous savons que nous vaincrons

Car nous croyons à la victoire du bien sur le mal


Empress Bella « Volcano Girl »

 

Greatings Sœurs et frères

Au nom de H.I.M

Je m’appelle Bella Williams, dans le milieu des artistes Jamaïcains que je fréquente depuis près de trente ans, certains me surnomment : Rita Marley (Richard Daley, Third World), Sister B ou encore Empress Bella

Adolescente à la fin des années 70 ; dès que j’ai commencé à découvrir et à comprendre les paroles des chansons reggae, j’ai tout de suite voulu les faire partager à mes sœurs et frères guadeloupéens.

Robert Dieupart animateur à l’O.R.T.F (unique station de radio à cette époque-là) m’offrit la possibilité de traduire (de l’anglais au français), le jeudi après-midi (j’étais alors collégienne à pointe-à-pitre) des textes d’artistes Jamaïcains.

En ce temps-là c’était le reggae roots !

Bob Marley, Peter Tosh, Bunny Wailer (les Wailers), Daddy U Roy, Big Youth, Grégory Isaac …

Ma langue maternelle étant l’anglais, je suis née sur l’île britannique de Montserrat (West Indies) j’ai passé la première partie de mon enfance sur l’île de la Dominique avant que ma mère mon frère et moi n’immigrent en Guadeloupe dans les années 70.

Donc régulièrement le jeudi après-midi, invité par Robert Dieupart, je traduisais des textes  de chansons que me demandaient les auditeurs, bénévolement car c’était mon « Hobby » préféré.

Depuis je n’ai jamais cessé de le faire régulièrement, mon seul but étant d’essayer de transmettre le message de Rastafari aux fans de Reggae francophone. Par la suite, j’ai eu l’occasion, je dirai même la chance et l’honneur de rencontrer, fréquenter et occasionnellement servir de traductrice à un grand nombre d’artistes Jamaïcains : Jimmy Cliff, Big Youth, Third World, U Roy, Gregory Isaac, Dennis Brown, Gladiators, Luciano, Mikey General, Earl chinna Smith, Kidus I, Winston Mc Anuff, Capelton etc …

Au fil des années l’artiste pour lequel on m’a le plus sollicité pour des traductions est L’honorable Rebelle, Monsieur Robert Nesta Marley, brother Bob dans mon cœur, puisqu’il a été et continue de demeurer pour moi, mon premier vrai guide spirituel.

Voilà maintenant près de quinze ans que je me bats et me débats, afin d’arriver à faire publier un ouvrage consacré à Bob Marley et dont le titre est : Magic Mystic Marley. Un livre constitué d’une traduction de Songs of Freedom : Une biographie publié par Tuff Gong en 1995, et surtout la traduction que j’ai personnellement faite d’une centaine de chansons de Bob Marley en essayant d’être la plus proche possible du message que Bob voulait faire passer, puisqu’il le répétait souvent : « Le plus important c’est la compréhension des lyrics ! ».

J’ai dès le départ en 1998 avec l’aide d’amis Jamaïcains, contacté la fondation Bob Marley 56 Hope Road (56 chemin de l’espoir) à Kingston en Jamaïque, qui  à transmit ma requête à Bob Marley Music en Amérique.

LETTRES JOINTS

Ils m’ont répondu en des thermes plus ou moins favorables, ils m’expliquaient qu’ils étaient au courant du faite qu’un grand nombre de fans de Bob Marley francophones désiraient comprendre les textes de Bob, ils m’encourageaient même à poursuivre mon projet en me trouvant un éditeur, qui à son tour devrait les contacter concernant les droits des héritiers Marley.

Tout à fait normal, mais c’est par la suite que les choses se sont compliqué, puisque ce n’est qu’il y a deux ans que j’ai enfin trouver un éditeur  prêt à s’engager dans le projet, après près de dix ans de refus de la part de certains éditeurs français que j’ai contacté.

Ils trouvaient Bob Marley « Vendeur », photogénique, mais estiment ses textes trop  « dangereux » pour être publié tel que je tenais à vous les présenter et tout comme vous les lirez ici, sans aucune censure !

Une fois l’éditeur trouvé en 2008, j’ai contacté la Bob Marley Foundation en Jamaïque, ou une personne m’expliqua qu’il fallait que je prenne contact avec une compagnie basé à Londres qui s’occupe de vérifier et réguler tout projet concernant Bob Marley.

Par téléphone et par e-mail mon éditeur et moi avons été régulièrement en contact avec une personne travaillant au sein de cette compagnie.

En Aout 2008 Madame S.A lors d’une conversation téléphonique et par e-mail m’affirmait que parmi les 30 projets dont elle avait la charge de s’occuper, le mien : Magic Mystic Marley figurait en troisième position sur sa liste ! Super !

Il fallait que mon éditeur et moi transmettions le manuscrit complet pour que la famille Marley fasse vérifier les textes par un traducteur afin d’être sure qu’ils correspondent bien à ce que Bob Marley chante et dit. Nous avons fait ce qui nous avait été demandé, c’est-à-dire transmettre le manuscrit intégral à cette compagnie, puis par e-mail Madame S.A nous a expliqué qu’il faudrait un « minimum » de 15% de prorata sur chaque livre pour la famille Marley. Mon éditeur a répondu qu’il était d’accord que les ayant droit obtiennent 15% mais que ce ne serait pas un « minimum » mais le maximum qu’il pourrait leur accorder, sa maison d’édition n’ayant pas un gros budget.

Me concernant je devais percevoir 5% en tout et pour tout. Cela m’était égal car le but premier de cet ouvrage est de faire passer le message. Donc du moment où j’arrive enfin à voir : Magic Mystic Marley disponible au public, cela me convenait.

Par la suite Madame S.A par e-mail nous demandait de lui communiquer le nombre de livre que l’éditeur pensait pouvoir écouler, ainsi que le prix à l’unité. L’éditeur et moi, avons alors répondu que tant que nous ne saurions pas si nous allions ou non obtenir une réponse favorable, de la part de la famille Marley, il nous était impossible de savoir à quel prix les livres pourraient être vendu.

Nous voulions présenter un beau livre digne de Bob Marley, avec non seulement les textes, mais aussi des photos et autres illustrations. Suite à cette réponse, et après des mois d’attente et de coups de fil concernent la réponse que la compagnie devait nous fournir de la famille Marley.

En Janvier 2009, par e-mail Madame S.A me fit enfin parvenir la réponse venant de la compagnie ou elle m’expliquait que comme cette compagnie avait ses propres traducteurs, elle était désolée de ne pouvoir donner une suite favorable concernant la publication de Magic Mystic Marley.

Elle n’oublia tout de même pas de me présenter ses meilleurs vœux pour l’année 2009. Pour moi ce fut d’abord la douche froide, très froides !

J’avais finalement passé près de quinze ans à chercher l’éditeur qui acceptera de donner vie à : Magic Mystic Marley. Un éditeur panafricain don Bob Marley aurait surement apprécié le travail, j’avais essayé de mon mieux pour que les choses se passent selon les règles requises, et me voilà face au mur, un Non à Magic Mystic Marley.

Une fois remise du choc, j’ai commencé à me poser une multitude de questions.

Si  une compagnie basé à Londres possédant les droits concernant les œuvres de Bob Marley, a des traducteurs capables de traduire ses textes en français, et qui sait que les fans francophones de Bob Marley aspirent à mieux comprendre les messages que contiennent ses textes, pourquoi 30 ans après son décès commémoré aujourd’hui le 11 mai 2011, ses fans francophone en France, en Afrique, aux Antilles et ailleurs, attendent encore de mieux comprendre le véritable message du Rastaman ? Faute de bonne traduction de nombreuses personne n’ont toujours pas compris que « No woman, no cry » une des plus belle chansons d’amour de Bob Marley ne se traduit pas par « Pas de femme, pas de pleurs » mais « Non femme, ne pleure pas ». Et des dizaines, si ce n’est pas des centaines de fois c’est moi qui leur ai traduit cette chanson.

Qu’en est-il de la réponse que devait donner la famille Marley ?

Puisqu’en 1982 j’ai rencontré Rita Marley dès son arrivée à l’aéroport du Raizet en Guadeloupe elle m’a alors invité en Jamaïque l’année suivante, je n’ai eu que mon billet d’avion à acheter. J’ai été reçu à mon arrivée à 56 Hope Road par entre autre Errol Brown ingénieur de son de Bob Marley. Qui m’a permis de passer des heures au studio Tuff Gong, avant qu’il ne soit appelé Bob Marley Foundation.

A plusieurs occasions lors de passage en France Errol Brown qui m’a lui même présenté par le passé Ziggy et Stéphane Marley, et qui quand je leur avais parlé de mon projet, il y a environ dix ans trouvaient l’idée excellente, ils m’ont même donné les coordonnés de Neville Garrick en me conseillant de le contacter.

J’ai même il y a quelque année servie bénévolement de traductrice à Ziggy Marley pour une interview qu’il avait avec un journaliste Africain dans les coulisses du Bataclan.

Je sais que Rita Marley qui vit actuellement au Ghana, et que Ziggy et Stephan Marley ne peuvent pas gérer et s’occuper de tous les projets concernant Bob Marley bien qu’ils font de leurs mieux, mais quand la compagnie m’avait affirmé que cela allait être eux qui prendraient la décision finale, après avoir fait vérifier mes traductions concernant Magic Mystic Marley, j’étais à peu près certaine qu’ils accepteraient.

Après m’être posé ces questions sans trouver de réponses et en avoir discuté pendant ces deux dernières années avec de nombreux artistes Jamaïcains, certains ayant même travaillé avec Bob Marley et attendent depuis plusieurs années que je puisse faire publier Magic Mystic Marley afin de pouvoir eux aussi être à leur tour un jour traduit en français. Car pour les artistes Jamaïcains la France est en Europe leurs deuxième destination préférer après la Hollande « Ne me demandaient pas pourquoi ? Je ne le dirai pas ! ».

La France par contre je vais vous dire pourquoi : Il y a le symbole Liberté, Egalité, Fraternité, sensé prévenir de la Révolution. Il y a aussi et surtout la chaleur des milliers de fans de reggae qui quand ils chantent à leur concert Le One Love leur font oublier la barrière de la langue.

Je sais aussi que pour Bob Marley « Le plus important c’est de comprendre le sens des paroles »

Aujourd’hui le 11 Mai beaucoup se souviendront et parleront toute la journée de Bob Marley, aussi je tiens à partager et à contribuer humblement à cette journée de commémoration en vous présentant ce site Magic Mystic Marley avec l’aide de mon fils Robert Williams sans qui cela aurait été impossible, puisque concernant internet je ne connais que Youtube.

Toutefois je tiens par la même occasion à vous enlever une pratique fausse qui a ici en France tendance à se perpétuer.

Le jour férié en Jamaïque, est reconnu à travers le monde, par tous ceux qui comprennent plus ou moins le mouvement Rasta, 

Robert Nesta Marley est né le 6 Février 1945 à Saint Ann.

Bob Marley a dit entre autre « je suis un ange de la Vie et pas un ange de la Mort !».

Sœurs et Frères Rastas ou simple curieux des textes de Bob Marley je souhaite et j’espère que vous apprécierez ce site. Mon fils Robert et moi avec l’aide aussi de Joffrey, Thomas et Lorène nous avons mis beaucoup de temps et d’énergies « c’est peu dire ! » pour vous présenter Bob Marley sa vie et ses chansons.

Aujourd’hui

One Love Pass it on!

Après avoir parcouru ce site je vous demande si possible de :

1. Pass it on!

2. Faites nous part de vos commentaires et appréciations !

3. Répondre à la question suivante : Souhaiteriez-vous voir un jour Magic Mystic Marley sous forme de livre avec illustrations, anecdotes et divers documents concernant Bob Marley ?

4. Etant actuellement dans une situation des plus précaires, je sollicite de votre part si possible et dans la mesure de vos possibilités, ce que je désigne comme un Don One Love dont le but principal est de pouvoir me permettre de continuer à traduire des textes de chansons reggae en Français pour d’autres artistes en attentent.

Quelques exemples entre autre: Bunny Wailer, Jimmy Cliff, Garnet Silk, Burnin Spear, Dennis Brown, Gregory Isaac etc.….

J’ai déjà l’accord de principe de certains, cela prendra moins de quinze ans afin de parvenir à un projet viable. Toutefois il me faudrait me rendre en Jamaïque afin de pouvoir proposer, discuter et finalisez les différents projets sur place avec les personnes concernés.

Voilà pourquoi je sollicite ce Don One Love de ceux qui veulent et de ceux qui peuvent y contribuer.

One Love

Empress Bella

 

 

 

 


Nazir

Nazir (ou nazirite ou nazarite, en Hébreu: נזיר, nazir qui signifie « consacré » ou « séparé »1), est le nom donné aux juifs qui font vœu d’ascétisme tel que décrit dans le Livre des Nombres (ch. 6,1-21).

La figure la plus représentative du nazirat dans la Bible est Samson. Selon la Bible, ce juge (homme sage en Israël pendant la période sans rois qui était en quelque sorte une autorité) ne s’est jamais coupé les cheveux. En effet, ses parents suite à une prophétie ont fait vœu de le consacrer au Dieu d’Israël. Suite à cela, en grandissant, la prophétie s’est réalisée: selon la Bible, il a été pourvu d’une force extraordinaire et a chassé les ennemis du peuple d’Israël.

Les rastafaris s’inspirent de la Bible et voient là une recommandation de Dieu de se laisser pousser les cheveux longs et c’est de là que proviennent les dreadlocks. En effet, ils voient là le symbole de la force et du courage à l’image de Samson.

la loi applicable aux nazirs

YHWH dit à Moïse :
… Si un homme ou une femme formule le vœu d’être nazir en l’honneur de l’Éternel,
il s’abstiendra de vin et de boissons alcoolisées, il ne boira non plus ni vinaigre ni vinaigre d’alcool … il ne mangera ni raisins frais ni raisins secs. … ni même peaux de raisins… « … ».
… le rasoir ne passera pas sur sa tête ; …
Pendant tous les jours qu’il a mis à part pour YHWH, il ne s’approchera pas d’un mort ».

La praxis

Au début de l’ère commune, ces prescriptions étaient toujours en vigueur chez les juifs, et bien que semblant suivies par un nombre restreint de personnes, l’étaient avec rigueur : dans les familles pieuses, un des enfants devait être nazir. Était nazir, en général, le premier enfant né (fille ou garçon). Il l’était pour une période, plus ou moins longue, à vrai dire tant qu’il n’avait pas révoqué ce vœu. Si l’aîné refusait ou ne pouvait, le suivant prenait la relève et ainsi de suite. Car ce vœu impliquait de nombreuses obligations : se vêtir de blanc, n’absorber ni vin, ni viande, ne pas porter de cuir, ne pas se couper cheveux et ongles, ne pas forniquer, ne pas commettre de violence en actes ou en paroles, etc.

Cette prescription particulièrement contraignante pour des gens jeunes ou même d’âge mûr (surtout sur la durée), énoncée à Moïse, semble avoir régressé, au cours des siècles, au rang de simple coutume, plus ou moins délaissée au fil du temps (pour prendre un exemple, un peu comme aujourd’hui les processions religieuses).

Les nazirs célèbres

Citons parmi beaucoup d’autres : Samson, Samuel ou Jean le Baptiste pour les chrétiens, comme attesté dans Luc 1:13-15.

Source Wikipédia


Jésus était-il nazir ?


La question, déjà posée par plusieurs auteurs, est alors de savoir si Jésus, qui répond à plusieurs des aspects de cette définition, était un nazir — volontaire ou consacré — reste toujours, depuis sa formulation, très controversée.

Arguments pour

Pour les tenants de cette thèse (Ambelain et Gérard), les auteurs grecs puis romains auraient fait un terrible contresens. Jésus dit « le nazaréen » serait en fait « naziréen » et donc le plus illustre des nazirs. Rappelons que dans l’hébreu classique, non vocalisé, les voyelles sont représentées, au mieux, par de simples points. Un de ces points pouvant donc être traduit par a, e, i, o, u… Ainsi la controverse sur le nom Y.H.V.H que certains traduisent par YaHVéH et d’autres par JéHoVaH… Et pour N.Z.R, ce nom qualificatif, ne viendrait pas de la ville de Nazareth, ce nom viendrait plutôt comme dit ci-dessus, du mot *nazir qui veut dire personne pieuse ayant prononcé les vœux de nazirat. Le Nazirat à cette époque connaissait un regain de faveur et il y aurait eu en Israël des groupes de naziréens, en particulier les disciples de Jean-Baptiste, dont il existe encore aujourd’hui des adeptes.

Arguments contre

Même si aucune description ne nous dit qu’il avait les cheveux longs, cette hypothèse semble improbable, car on lui reproche de passer son temps à table avec ses disciples, on dit même qu’il a transformé de l’eau en ce vin interdit, et s’il s’approche parfois de morts, c’est pour les remettre en vie. Cela l’éloigne des conditions de vie prescrites au nazir (voir à ce sujet le site de Jean-luc Dupaigne). Toutefois le vœu de naziréat n’a qu’une durée limitée ; on peut dès lors très bien penser que l’absence d’écrits sur sa vie avant son âge adulte indique bien un éloignement (Nombres 6.2). Lors de son retour à la vie publique, il n’est plus lié par ces lois et peut donc boire du vin (Nombres 6.4 et « Ensuite le naziréen pourra boire du vin » Nombres 6.20) ou approcher les morts (Nombres 6.6).

Autres arguments

En revanche, le sens large de « mis à part » convient bien à cet homme jugé extraordinaire par ses disciples et ennemis. Aussi le qualificatif nazôréen donné à Jésus pourrait ne pas signifier son origine géographique, mais une orientation théologique.

Tentatives de conclusion

Apparemment, les données actuelles de la Connaissance (historique, linguistique, religieuse, scientifique…) ne nous permettent pas encore de trancher à ce sujet qui nécessite donc, encore, de plus amples recherches.

Source Wikipédia


Le régime Ital et Références Bibliques

Ital (ou I-tal) est un régime alimentaire approuvé par les Rastafariens faisant partie de la livity. Le mot est basé sur l’anglais vital, où la première consonne est remplacée par un I (voir I and I). Ces principes ont pour but de vivre dans un corps propre et naturel.

Le régime est basé sur la Genèse ainsi que le Lévitique, qui condamneraient la consommation de viande ou d’alcool. Les rastas sont donc végétariens, voire végétaliens; bien que certains mangent du poisson (d’une taille inférieure à douze pouces). De plus, ils évitent toute forme de nourriture artificielle (colorants, conservateurs…) ainsi que la nourriture de conserve et congelée. L’utilisation du sel dans les plats est aussi prohibée. Il est prouvé que les légumes contiennent naturellement du sel, et par conséquence il n’y aurait aucune raison d’en rajouter. Parmi les interprétations les plus strictes, certaines personnes ne cuisinent que dans des ustensiles faits de bois, poterie ou autre, afin d’éviter le contact avec les outils en métal.

Cependant, il n’y a aucune règle fixe à la nourriture Ital. Le régime alimentaire peut varier d’un rasta à un autre. On retrouve ce thème dans de nombreuses chansons de reggae. Parmi eux, Fisherman des Congos ou bien Roast Fish and Cornbread de Lee Scratch Perry.

Voici quelques passages de la Bible dont s’inspirent les rastas:

Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture. (Genèse 1.29)

Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang. (Genèse 9.4)

Vous ne mangerez le sang d’aucune chair; car l’âme de toute chair, c’est son sang: quiconque en mangera sera retranché. (Lévitique 17.14)

Source Wikipédia


Concepts et pensées

Il n’existe aucune doctrine rasta écrite, ni même de synthèse générale. Les concepts de la spiritualité rasta sont plutôt variés et de tradition orale. Le Kebra Negast qui retrace l’histoire de la dynastie salomonide éthiopienne, jusqu’au Négus (Hailé Selassié), est un ouvrage très considéré par les éthiopiens amhara, et de référence pour les Rasta, qui se considèrent éthiopiens. Un grand nombre des concepts de la philosophie rasta (paix et amour) ont directement inspiré les artistes reggae dans les textes de leurs chansons. On peut proposer quelques exemples très importants.

Le vocabulaire rasta

Le mouvement rasta est un mouvement de rébellion et de libération des consciences. Ainsi, le vocabulaire et le parler font intimement partie des champs de bataille du mouvement. C’est ainsi que les Rasta ont développé un nombre important de jeux de mots plus ou moins évidents qui sont autant de façons de marquer et de frapper les esprits sur les concepts qu’ils soutiennent. Ceci tend à créer un patois propre à la culture rasta, permettant aux différents initiés de se reconnaître et de communiquer entre eux. On peut en proposer une liste non exhaustive:

I and I, ou l’unité dans la diversité

L’usage du pronom I et surtout du pronom I and I pour désigner le locuteur est une habitude extrêmement répandue parmi les Rastas. En effet, ceux-ci considèrent chaque personne comme étant l’élément d’un tout. Ainsi, dans la tradition, la moitié de la Bible n’a pas été écrite, et réside dans le cœur de l’Homme. De cette manière, si un Rasta écoute son cœur, quoi qu’il connaisse de la Bible écrite, il saura reconnaître et écouter le message divin.

Les deux I représentent ainsi le soi commun pour le premier, et, pour le second, le soi divin, en connexion avec Jah. Beaucoup d’autres expressions rasta font ainsi référence à ce concept, comme « each and everyone », et le fameux « stick a bush », qui a inspiré un titre homonyme des Gladiators, littéralement : every hoe has its stick in the bush, soit chaque feuille a sa place sur le buisson, chaque feuille a sa diversité, mais est membre du même arbre, dans lequel coule la même sève.

Ce concept est fondamental pour expliquer l’unité rasta malgré les différentes croyances et idées.

Isms, Skisms

Bien que corollaire du concept précédent, il paraît important d’éclaircir cette notion tant elle est importante et parce qu’elle justifie la négation de l’emploi du terme rastafarisme, pourtant correct en langue française.

De la même manière que les Rastas considèrent l’unité à travers la diversité, ils rejettent tout le vocabulaire en -isme, comme capitalisme, communisme, christianisme, etc. En effet, ces mots sont vus comme la manière qu’a Babylone de regrouper les gens et d’établir des barrières entre eux, rendant toute communication vaine, et entraînant la méconnaissance et l’intolérance. « We don’t want your Ism-Skisms » signifiant que l’on refuse les catégorisations, qui sont sources de schismes entre individus.

Les Rastas vont ainsi inventer un grand nombre de mots qui reflètent leur façon de voir le monde :

Inity au lieu de Unity, le pronom « you » marquant l’exclusion. Mais aussi « I » comme « high », élevé, subtil : « Car le I est droit, et le U est tordu » (Barry Chevannes).
Overstand au lieu d’Understand, « understand » signifiant littéralement « se tenir en dessous » et donc « se soumettre ».
Shitstem au lieu de System
Politricks pour Politic
Iration pour création

Source Wikipédia


Retour en Afrique « Exode »


Pour les Rastas, leurs racines sont en Afrique, dont ils ont été arrachés pour être mis en esclavage dans la Babylone moderne. Ainsi, l’accomplissement des Écritures implique le retour à la terre promise, qui est pour eux l’Éthiopie.

Cette référence à l’Éthiopie comme terre promise et non d’Israël s’explique par plusieurs références, bibliques comme traditionnelles. Tout d’abord, les Rastas se souviennent de la Reine de Saba, Makheda, reine éthiopienne ayant visité le roi Salomon, dont elle aurait eu un fils, Menelik, selon la tradition. De même, l’Arche de l’Alliance, contenant les tables de la Loi et le bâton d’Aaron, dont la Bible perd la trace après Salomon, se trouverait aujourd’hui dans une chapelle de l’église orthodoxe Éthiopienne, apportée directement par Ménélik Ier. Salomon a confié l’arche d’alliance à son fils aîné, selon la tradition hébraïque, pour qu’il la préserve des convoitises. Menelik est reparti de Jerusalem, accompagnés de plusieurs prêtres de haut rang, dont les Falashas, Juifs noirs d’Éthiopie sont les descendants.

Enfin, la prophétie annonçant le couronnement d’un roi en Afrique, accomplie par l’avènement au pouvoir de Hailé Sélassié, acheva de confirmer l’Éthiopie comme la terre promise, Zion, le Sion (prononcé Zayan en anglais) chanté par les psaumes.

Il faut également noter que la version anglaise de la Bible utilise le terme « Æthiopia » pour désigner ce qui est aujourd’hui le continent africain et non le mot Afrique qui désignait la province romaine d’Afrique en latin. L’origine du mot « Ethiopia » n’est pas connue avec certitude. Selon les sources, elle pourrait venir du en grec ancien Aithiops (Αἰθίοψ), signifiant « au visage brûlé », ou bien être dérivé de Ityopp’is un fils de Koush inconnu de la Bible, qui selon la légende fonda la ville d’Axoum. Voir l’article Éthiopie pour plus de détails.

Source Wikipédia


Ouverture de la culture rasta au reste du monde

Initialement confiné au sein des communautés rasta, le message s’est petit à petit répandu dans le monde. La première étape déterminante a été l’ouverture aux jeunes des ghettos de Jamaïcains, formés par l’exode rural, et remplis de jeunes essayant d’échapper à la délinquance, ne pas devenir des rude boys. La musique étant, à cette époque, très importante dans la culture populaire, le message s’est ensuite naturellement adapté aux compositions de l’époque. On est ainsi progressivement passé du rock steady, aux paroles axées sur les relations amoureuses puis à une musique plus spirituelle, le roots reggae. On constate très bien ce changement avec des artistes comme Ken Boothe, Bob Marley ou encore Max Romeo.

Enfin, l’avènement du reggae comme musique populaire internationalement a permis l’expansion du message dans le monde entier séduisant des gens de tous les continents. Ceci n’est pas sans poser des questions, en particulier sur la pertinence du message reçu, et sur son adaptation aux autres populations. En effet, les racines africaines d’un Rasta noir sont peut-être plus évidentes que celles d’un européen blanc… De plus, une critique souvent formulée à l’encontre des jeunes gens européens blancs portant les dreadlocks est la dilution du message, celui-ci se teintant d’une couleur hippie plutôt éloigné du message d’origine. Ainsi, la question de la possibilité de s’affirmer rasta lorsque l’on est blanc et européen est toujours ouverte, tout individu ayant la possibilité de ressentir un besoin inconscient de revenir à un mode de vie et de pensée plus authentiques. Rasta ne se borne pas à des limites ethniques, le mouvement se base sur une « livity », manière de vivre et de se comporter qui remonte à la création de toute chose dont celle de l’Homme. La pensée, la spiritualité rasta se veut universelle.

Ainsi, il serait erroné de considérer que la philosophie rasta n’est pas reconnue en dehors de la Jamaique, et il est tout à fait possible de s’en inspirer de manière plus ou moins importante. Par exemple Max Cavalera, ancien chanteur du groupe de metal Sepultura et actuel chanteur de Soulfly s’inspire largement de la philosophie rasta dans ses paroles (I and I, Tribe, etc.) alors qu’il est blanc et qu’il pratique une musique, en dépit de quelques emprunts, très éloignée du reggae.

Source Wikipédia