Mieux comprendre Bob Marley

Bob Marley Biographie

Bob Marley Earthstrong @ Tuff Gong

Le soixante-neuvième anniversaire de la légende Robert Nesta Marley a été célébré comme il se doit auBob Marley Museum et aux studios Tuff Gong à Kingston le 6 février 2014.
La radio IRIE FM ainsi qu’un beau public aux âges et ethnies variés étaient là pour rendre hommage à l’homme qui a contribué à faire connaître la Jamaïque au monde entier grâce à sa musique. Les vibes étaient positives et chacun était amical et respectueux, comme on peut s’y attendre lorsque l’on rend hommage à l’homme qui nous a enseigné « One Love » en guise de vision du monde.

Les prières d’ouverture ont débuté à 9 heures du matin, avec Julian Marley et des chants et percussions nyahbinghi. IRIE FM a ensuite réalisé des interviews, en commençant par  les Marley présents : Julian, mais aussi les enfants de Ky-Mani et de Stephen. La journaliste Elise Kelly leur a demandé ce qu’ils pensaient de cette célébration et de leur sentiment par rapport au fait d’avoir Bob Marleycomme patriarche.  Samuel, le fils de Stephen, a déclaré « C’est une bonne personne à avoir comme grand-père. Il rassemble les gens. One Love, More Love ».

Le Ministre du Tourisme et des Loisirs Damian Crawford a été interviewé à son tour. Il a exposé le problème concernant la musique reggae, qui est l’une des plus grosses exportations du pays mais qui en retour ne rapporte que très peu d’argent aux artistes et à l’île. Les évènements soutenus par son ministère et organisés par la JaRIA (Jamaican Reggae Industry Association) tentent de proposer aux étrangers une formule pour visiter la Jamaïque pendant le mois de février, qui est le Black History et le Reggae Month, l’idée étant de garder une partie de l’industrie reggae et l’argent qui en résulte directement sur l’île.

Ce fut ensuite à Stephen « Cat » Coore de Third World de s’exprimer. L’artiste a bien sûr évoqué la disparition récente de Bunny Rugs  et son impact sur le groupe et sur le Monde. Il a affirmé que le groupe Third World va continuer sa route mais ne sera plus jamais le même sans Bunny.

A travers les nuages de fumée, pratiquement tous les invités ont été questionnés sur le gros sujet politique du moment en Jamaïque : la décriminalisation et/ou la légalisation du cannabis. La plupart étaient pour, et le consensus fut pour des lois plus allégées, la décriminalisation allant avec une légalisation médicale, car c’est une part de la culture rasta et jamaïcaine, sans toutefois légaliser totalement.

Un bel équilibre entre musique Nyabinghi et interviews plus discrètes fut ensuite trouvé, pendant que des gens de toute couleur et de tout âge se mélangeaient, fumant et observant la scène sans se rendre compte qu’ils en faisaient partie.

Un gros Nyabinghi se tenait ensuite devant les studios Tuff Gong, fondé par Bob Marley en 1965. Alors que la voix de Bob s’élève dans l’air au milieu des percussions, les interviews continu devant le « One Love Café », où des petits déjeuners ital (dumplings bouillis et banane, beignets de maïs, ackee, plantains…) étaient servis gratuitement jusqu’à ce que la fête se termine ; vraiment One Love !

Des prêtres éthiopiens orthodoxes racontèrent au micro d’IRIE FM comment Bob Marley avait aidé à « combler le fossé » pour que les rastas comprennent mieux leurs croyances. Et lorsque la journaliste chercha à savoir ce qu’ils pensaient des rastas, l’un d’entre eux lâcha : « Bob Marley a été baptisé dans une église orthodoxe éthiopienne. Je me considère donc comme un rasta moi aussi ».

Bien sûr, d’autres artistes que les Marley sont passés soutenir l’évènement, comme Saba Tooth, Jesse Royal, Iba Mahr, et Fred Locks. Saba Tooth, qui a récemment sorti le CD « I Prosperity », a décrit cette célébration comme « géniale ». Jesse Royal quant à lui « se devait de venir » et prépare actuellement une tournée sur la côte ouest des États-Unis. D’autres encore étaient simplement présents dans le public à kiffer la vibe.

Aux alentours de 11 heures, il y avait de plus en plus de gens et l’énergie du Nyabinghi s’est accentuée. Des écoliers faisaient la queue pour prendre des photos devant les fresques et des groupes de touristes s’ajoutaient à la foule, se mélangeant aux rastas.

Les nuages se sont ensuite invités pour une petite douche l’après-midi, ce qui n’a pas été du goût d’une femme rasta originaire de Portland : «  A chaque fois qu’on fête quelque chose il pleut ! ». Mais la pluie n’arrête pas les rastas et le Nyabinghi s’est poursuivi de plus belle, devenant un battement de cœur plus fort pour accompagner « Don’t Worry About A Thing » de Bob. « La pluie est une bénédiction. L’esprit de Bob est descendu. » nous explique un ancien. Un couple âgé d’allemands près de nous nous dit « Tout le monde partout dans le monde sait qui est Bob Marley. Il a contribué à nous enseigner ce qu’est l’acceptation et l’amour. One Love. ».

L’esprit du « One Love » était manifestement présent lors de ce 69ème anniversaire de Bob et continue de vivre aujourd’hui grâce à ses chansons.

Source

http://www.reggae.fr/


La vérité sur les cheveux « mystiques » de Bob Marley

Bob Marley, Robert Nesta Marley, est décédé le 11 mai 1981. Sa mort a soulevé d’étranges questions dont certaines tournaient autour de ses cheveux. La première rumeur, dont beaucoup auront entendu parler sur les bancs de l’école, est qu’une dizaine d’espèces différentes d’énormes insectes auraient été trouvés dans ses locks à sa mort – cette rumeur est appuyée par le fait que certains pensent encore que les locks sont une coiffure qu’il ne faut pas laver.

1. Y avait-il des insectes dans les locks de Bob Marley quand il est décédé ?

Cette rumeur est complétement fausse. La première preuve étant que Bob Marley était chauve lorqu’il est décédé à l’âge de 36 ans. Ses traitements médicaux avaient fait tomber tous ses cheveux bien avant sa mort – il n’existe qu’une ou deux photos circulant dans les livres d’archives. Certains porteurs de locks sont encore victimes de ce type de rumeur à ce jour, créée plus particulièrement pour les diaboliser.

2. Est-ce que les dreadlocks de Bob Marley ont été vendues aux enchères ?

C’est exact en partie. Une des dreads de Bob Marley a été vendue aux enchères. Il l’avait donnée à une fan lors d’un concert en 1980 et la dread a été mise en vente le 30 avril 2003 à Londres. Christie’s est la plus grande maison de vente aux enchères au monde et témoignait que ce type d’objet est très rare. La femme qui l’a vendue était une grande fan mais avait perdu un peu de son enthousiasme et avait décidé de mettre l’objet à disposition de quelqu’un qui l’apprécierait encore plus.

3. Est-ce que Bob Marley et les porteurs de dread en général sont nappy et aiment leurs cheveux naturels ?

100% oui. Pour Bob Marley les dreadlocks étaient plus qu’un style de coiffure, ils revêtaient aussi une dimension culturelle. Le mot natty est l’argot jamaïcain pour dire nappy, et dans sa chanson ‘natty dread’ Bob Marley parlait de la beauté des locks, et des cheveux naturels en général. Un des combats de sa vie était de faire que les noirs acceptent leurs cheveux crépus sans se sentir obligés de ressembler aux autres civilisations.

LA VERITE SUR LES CHEVEUX 'NAPPY' DE BOB MARLEY ET LES RUMEURS QUI ENTOURAIENT SES LOCKS ET CEUX DES JAMAICAINS - judah lion4. Est-ce que Bob Marley et tous les porteurs de locks sont des rastafariens ?

Tous les locksés ne sont pas des rastafariens mais Bob en était un. Beaucoup de gens eux-mêmes portant cette coiffure en Jamaïque, fief de cette religion, ne sont pas des rastafariens. D’ailleurs là-bas aussi les locks sont parfois mal vus. Mais cette coiffure est née à l’époque de l’émancipation et était une façon pour les anciens esclaves de défier le pouvoir européen. Les blancs avaient baptisé les cheveux locksés qu’ils considéraient sales ‘dreadful’, et le mot a ensuite évolué en ‘locks’.

Les locks sont aussi associés au symbole du lion, nom donné à l’empereur Haile Selassie. Le lion est clairement pour eux le roi de la jungle.

5. Est-ce que Bob Marley avait vraiment les cheveux noirs ?

Faux. La couleur des cheveux de Bob Marley était en réalité châtain. Bob Marley était métis et bien que porte-parole de la communauté noire ce côté de son identité a toujours été un problème pour lui dans ses jeunes années ; le fait d’avoir un père blanc et une mère noire lui a valu beaucoup de critiques. Rita Marley elle-même racontait à quel point Bob se sentait insécuritaire par rapport à cela et il lui avait demandé depuis de nombreuses années de polir ses cheveux à l’aide de cirage à chaussures pour les « rendre plus noirs, plus africains ».

 

Dans la vidéo rare ci-dessous, Bob Marley répondait à un journaliste français à propos de ses cheveux :

 


Le textile Bob Marley aux mains d’un géant du secteur

Plus de 30 ans que Bob Marley a tiré sa révérence, le 11 mai 1981. Et le chanteur jamaïcain reste l’un des artistes les plus populaires internationalement. 

T-shirt Bob Marley.

Preuve en est, c’est un géant du secteur du merchandising d’artistes musicaux, Bravado, qui vient de prendre la main sur l’exploitation de l’image de Bob Marley dans le textile. Le groupe, qui gère les produits de groupe comme les Rolling Stones, Abba, Drake, James Blunt, Korn, LMFAO etc., vient de réaliser un investissement stratégique dans Zion Rootswear, la société de la famille Marley qui gère le volet vêtements et accessoires du merchandising Bob Marley.

« C’est un tournant décisif pour Bravado et Zion Rootswear, explique via un communiqué Tom Bennett, le PDG du groupe. C’est l’un des investissements les plus importants de Bravado. Bob Marley est une idole qui a un potentiel de croissance immense dans le secteur du merchandising. L’un des artistes qui a fait vendre le plus de produits dérivés au cours des dix dernières années, c’est Bob Marley ». 

L’ambition de Bravado est de développer l’offre de Zion Rootswear, qui se cantonne principalement aujourd’hui aux t-shirts et hoodies à l’effigie de la légende jamaïcaine.

 


Le père de Bob Marley serait juif

Le Magazine Tablet affirme que la grand-mère paternelle de Bob Marley serait une jamaïcaine blanche  juive d’origine syrienne qui s’appelait  Ellen Broomfield !

bob_marleyLe père de Bob Marley s’appelait  Norval et serait le fils d’Ellen Broomfield.

Norval Marley est né en Jamaïque en 1885  et, au moment où il était avec Cedella, la mère de Bob Marley, il aurait eu 60 ans.

La relation de Norval Marley  avec Cedella, la mère de Bob,  n’aurait  pas duré longtemps car Narval  est mort d’une crise cardiaque quand Bob Marley avait 12 ans.

En tout cas, Bob en aurait 68 aujourd’hui et cette découverte explique peut-être l’histoire d’amour entre les juifs et Bob Marley, ce qui n’est pas un secret.

Et puis Bob a aussi chanté des tubes planétaires comme  « Exodus » ou « Iron Lion Zion » ou encore « Redemption Song».

Mais rappelez-vous : Ziggy Marley, le fils de Bob, en concert à Tel-Aviv le 19 juillet 2011, s’était confié au Yediot Aharonot et disait se sentir très proche d’Israël ;  pas étonnant, puisque Ziggy est marié à Orly, née en Israël, et le couple a trois enfants : une fille nommée Juda Victoria, un garçon appelé Gédéon, et un autre Abraham Sélassié.

Ziggy Marley déclarait que, n’ayant pas d’autre choix, il célébrait les fêtes juives et était « très jaloux » de la culture juive. « L’histoire de notre connexion aux racines d’Israël, David, Salomon, remonte bien avant que je ne rencontre ma femme », disait-il . « Mon père et ma culture rastafari ont un lien étroit avec la culture juive. J’ai un lien fort avec les juifs depuis que, jeune enfant, je lisais l’Ancien Testament ».

« La culture rastafari a un lien très fort avec Hailé Sélassié, un descendant du roi Salomon. Alors forcément, le lien avec le judaïsme est essentiel pour les rastafaris. »

Ziggy a donc des enfants juifs et a maintenant peut-être une autre raison de se sentir proche d’Israël, puisque son arrière-grand-mère serait juive ! La boucle est bouclée.

Alors, on écoute encore une fois  « Exodus », pour la route !

 


Des cours sur Bob Marley à l’université de New York

News reggae : Des cours sur Bob Marley à l'université de New York

Bob Marley sera le thème principal de cours dispensés au Clive Davis Institute of Recorded Music de l’université de New York, du 7 au 26 janvier 2013.

La journaliste et musicologue anglaise Vivien Goldman a en effet décidé de se pencher sur le chanteur jamaïcain dans un cours intitulé « Bob Marley & Post-colonial Music », en expliquant, notamment, comment l’icône jamaïcaine est « devenue un leader musical et révolutionnaire du 20e siècle. »

Celle que l’on surnomme la « Punk Professor » abordera différents thèmes liés au chanteur, comme l’histoire et la culture de la Jamaïque, les liens entre la Jamaïque et la Grande-Bretagne, l’évolution de « Nesta » en tant que musicien et parolier, ses collaborations avec les Wailers et Lee Perry, son combat permanent pour conserver le contrôle de sa musique, ou encore son engagement envers le panafricanisme et le mode de vie rasta.

Responsable des relations publiques d’Island Records à Londres dans les années 1970, Vivien Goldman a déjà écrit deux biographies sur Bob Marley : « Bob Marley: Soul Rebel – Natural Mystic », en 1981, et « The Book of Exodus : The Making and Meaning of Bob Marley & the Wailers’ Album of the Century », en 2006.

Plus d’informations sur Vivien Goldman sur son site officiel


‘Marley’ disponible en DVD

Le fameux documentaire « Marley » de Kevin Macdonald est disponible en DVD depuis le 28 novembre. Comme d’habitude avec Bob Marley, le marketing est soigné et ce n’est pas moins de 3 coffrets qui vous sont proposés : le DVD collector 3 disques, le Blu-Ray Combo 3 disques et le Coffret Edition Ultime.

Chacune des offres propose le DVD du film, un DVD bonus (concert à Manhattan juin 1975, un docu sur l’héritage de Marley et des versions intégrales de certains entretiens réalisés pour le film), ainsi qu’un CD rassemblant les plus anciens titres de Bob comme « Small Axe », « African Herbsman », Duppy Conqueror »…

Le Coffret Edition Ultime, lui, comprend en plus un livre de photos de 142 pages, l’affiche du film et un jeu de 5 photos imprimées.

Vous cherchiez une idée pour vos cadeaux de noël ?


Naomi Campbell : Bob Marley l’a fait pleurer

Naomi Campbell a raconté sa première rencontre avec Bob Marley dans le magazine Interview. Et c’est son amie Kate Moss qui menait l’entretien !

Naomi Campbell et Kate Moss apparaissent en couverture de la dernière édition du magazine Interview où Naomi s’affiche topless. Une transcription de la discussion entre les deux top-modèles se trouve à l’intérieur de la publication. Il est evident que les deux femmes s’admirent mutuellement.

Kate a évoqué le fait que Naomi avait fait ses premiers pas sous les projecteurs lorsqu’elle avait figuré dans une vidéo de la légende du reggae Bob Marley. « Ouais, j’avais 7 ans, je crois. Il était tellement bel homme. Je me rappelle d’avoir commencé à pleurer quand j’ai vu ses dreadlocks parce que j’ai cru que c’était des vers. Mais il était vraiment, vraiment doux », a répondu Naomi.

Kate Moss et Naomi Campbell ont toutes les deux grandi à Londres et elles ont admis avoir été surprises par les préjugés qu’elles ont découvert au début de leur carrière.

Naomi, 42 ans, est souvent citée comme l’une des top-modèles noires les plus célèbres au monde, et elle garde les problèmes de discrimination bien en tête. Elle espère qu’elle a commencé à faire tomber les barrières pour d’autres femmes dans la mode.

« Nous connaissions simplement notre quartier et nous savions comment nous avions été élevées, alors voir des préjugés ethniques étaient un vrai électrochoc pour moi, a-t-elle expliqué. Je ne peux pas dire que le mot combat est approprié mais j’ai clairement eu le sentiment que c’était une lutte pour faire progresser quelque chose. J’ai eu le sentiment que je devais faire ce que je faisais pour ma couleur de peau et pour ouvrir les yeux des gens. »


Concert de reggae et ciné autour de Bob Marley

Une longue soirée autour de la légende du reggae est proposée demain soir.

Bob Marley en 1976, à l'issue d'un concert de musique jamaïquaine. Il est décédé dans un hôpital de Miami, le 11 mai 1981 à l'âge de 36 ans, des suites d'un cancer.

Bob Marley en 1976, à l’issue d’un concert de musique jamaïquaine. Il est décédé dans un hôpital de Miami, le 11 mai 1981 à l’âge de 36 ans, des suites d’un cancer. (PHOTO archives afp)

Demain, à partir de 19 heures, la Ville de Jonzac et le cinéma Le Familia proposent au public une soirée très particulière en hommage à Bob Marley, décédé à l’âge de 36 ans des suites d’un cancer, dans un hôpital de Miami, le 11 mai 1981. Cette soirée, qui commencera à 19 heures, aura lieu en deux temps. Avec, en première partie, un concert de reggae du groupe de David Cairol. Et, après l’entracte, aura lieu la projection du film « Marley » de Kevin Macdonald, sorti en juin dernier.

David Cairol connaît bien la musique de Bob Marley puisqu’il a joué avec certains membres du groupe The Wailers (Junior Marvin et Al Anderson) et qu’il travaille avec Stephen Marley, fils de Bob, sur de futurs projets musicaux. David vient aussi de sortir un album réalisé en collaboration avec le bassiste du groupe Sinsemilia. Et quoi de mieux pour rendre hommage à Bob Marley que de rejouer ses compositions et de les accompagner avec des créations nouvelles, preuve que cette musique vit toujours.

Sa vie, son œuvreQuant au film « Marley », sorti en juin dernier, c’est un documentaire sur la vie et l’œuvre « de celui qui a fait découvrir au monde le reggae, un riche dérivé du blues qui a considérablement influencé la musique populaire occidentale ». Le synopsis du film montre « la place de Bob Marley dans l’histoire de la musique. Son statut de figure sociale et politique et l’héritage qu’il laisse sont uniques et sans précédent. Ses chansons délivrent un message d’amour et de tolérance, de résistance à l’oppression, et transcendent les cultures, les langues et les religions aujourd’hui encore, avec la même force que lorsqu’il était en vie ». En collaboration avec la famille de l’artiste – qui a ouvert ses archives privées pour la première fois – « Kevin Macdonald a réuni une mine d’informations, des images d’archives rarissimes et des témoignages poignants qui interrogent le phénomène culturel tout en dessinant le portrait intime de l’artiste, depuis sa naissance jusqu’à sa mort, faisant définitivement de  »Marley » le film documentaire de référence, au moins pour les trente années à venir. »

 

(Source AlloCiné).


Rast’attitude

Documentaire, de Kevin McDonald, avec Margaret James.

La pop a Jackson, le rock, Jagger et le reggae, Marley. Problème: avec l’étrange icône du mouvement rastafari, certains de ses fans peuvent vous dégoûter à jamais de I Wanna Love You – comme un ayatollah du jazz peut vous couper toute envie d’écouter du Coltrane. Si le brillant Kevin McDonald (Le Dernier Roi d’Ecosse) a réalisé de main de maître son documentaire, le film, riche en témoignages plus ou moins pertinents, dure deux heures et demie. Soit une éternité aux yeux du profane. Celui-ci apprendra néanmoins que Bob Marley n’est pas qu’un délire d’ados lymphatiques et rebelles qui n’ont de rasta que les dreadlocks et sortira probablement réconcilié avec le genre. Jusqu’à fredonner Get Up Stand Up le reste de la journée…

Déjà en salles.


« Marley » : un portrait imposant et passionnant qui rend son humanité à l’icône planétaire

 

Une image du film documentaire américano-britannique de Kevin MacDonald, "Marley".

 

Le terme d’icône, si galvaudé, convient bien à Bob Marley. Le physique ascétique du musicien jamaïcain, son mysticisme, la ferveur mondiale qui entoure son image – reproduite à l’infini de Delhi à Buenos Aires, de Stockholm à Lagos – le rapprochent des saints des religions chrétiennes, adorés et méconnus.

Au long de ce film imposant et passionnant, le cinéaste britannique Kevin MacDonald donne une réalité humaine à Robert Nesta Marley, né en 1945 dans les collines au-dessus de Kingston, Jamaïque, mort en 1981 à Miami. MacDonald marche sur les traces de Martin Scorsese. Ce dernier a d’ailleurs été le premier réalisateur sollicité pour réaliser la biographie de Marley, avant de renoncer faute de temps. Le producteur Steve Bing, qui avait obtenu l’accord de la tribu Marley, a ensuite fait appel à Jonathan Demme, avant de se décider finalement pour MacDonald.

Réalisateur de fictions (Le Dernier Roi d’Ecosse) comme de documentaires (Mon meilleur ennemi, sur Klaus Barbie), MacDonald a organisé son film autour de la confrontation entre les souvenirs des acteurs de l’histoire de Marley et les documents étonnamment laconiques que le musicien a laissés derrière lui. Bien sûr, on voit Bob Marley et les Wailers en concert et – dans une moindre mesure – en studio, mais on l’entend très peu parler. Tous les témoins évoquent son charisme, l’ascendant décisif qu’il prenait sur ses compagnons de musique, sur ses compagnes successives, imposant ses vues religieuses et politiques. Mais presque rien à l’écran n’indique la forme que prenait cette domination.

Il faut donc s’en remettre aux récits pour se faire une idée de ce qui a fait de ce garçon né et élevé dans la pauvreté l’une des figures majeures de la seconde moitié du XXesiècle. Kevin MacDonald met en évidence l’importance du métissage dans la constitution de l’identité de Bob Marley. Fils d’un fonctionnaire colonial britannique dont on ne sait pratiquement rien et d’une jeune beauté jamaïcaine, Cedella Booker, le futur musicien ne trouve pas tout à fait sa place dans le ghetto de Kingston où sa famille s’installe.

 

Une image du film documentaire américano-britannique de Kevin MacDonald, "Marley".

 

Chaque étape est minutieusement retracée : les premiers pas dans les studios de Kingston, la formation des Wailers, la rencontre avec le producteur Chris Blackwell, jamaïcain comme Marley, mais né de l’autre côté des barrières de classe et de race, l’explosion du groupe lorsqu’il s’est agi de se lancer à la conquête du monde (Bunny Wailer, ultime survivant des Wailers, en fait une relation teintée d’amertume), et cette gloire qui n’en finit pas de s’étendre.

Kevin MacDonald fait aussi une relation détaillée de la vie amoureuse et familiale de Bob Marley. Il ne s’agit pas tant de dévoiler des secrets d’alcôve que de constater l’incroyable et inébranlable loyauté que le musicien a suscitée chez ses compagnes qui se succèdent à l’écran, et surtout de définir une personnalité séduisante et rigide, entre prophète et chef de commando. Marley est un perpétuel exilé, qui entraîne sa tribu dans les brumes londoniennes ou au Zimbabwe, où le chanteur a joué pour les fêtes de l’indépendance. Le courage physique dont Marley a fait preuve au moment de la tentative d’assassinat dont il a été victime, sa naïveté face aux fractions qui mettaient la Jamaïque à feu et à sang à la fin des années 1970 sont aussi analysés.

Le traitement de la musique peut susciter une certaine frustration. Ce n’est pas en allant voir Marley que l’on entendra ses compositions dans leur intégralité. Ces fragments musicaux suffisent à faire entendre la richesse de la musique, son évolution également, qui a mené Bob Marley aux portes de la dernière place qu’il lui restait à emporter, le public afro-américain. C’est à ce moment qu’un mélanome – une maladie de Blanc – l’a emporté.


La bande originale du film Marley dans les bacs lundi !

La bande originale du film sur Bob Marley sera dans les bacs le lundi 28 mai.

« Marley – Original Soundtrack », telle sera intitulée la BO du documentaire « Marley » qui retraçe la vie et la carrière de la légende du Reggae. Celui-ci est prévu pour le 13 juin 2012 dans les salles de cinéma françaises.

Cette BO sera composée des plus grands titres de Bob Marley, des versions et des lives inédits. 

Le film, réalisé par Kevin Macdonald, revient sur les évènements marquants de la vie du chanteur et sur sa personnalité insaisissable. Premier long métrage à recevoir l’accord et la collaboration de la famille Marley et de Chris Blackwell (fondateur du label Island), cette production s’annonce comme un évènement. Ce documentaire apporte un éclairage nouveau sur la vie de Bob Marley par des images inédites, des titres jamais dévoilés et des interviews de ses plus proches collaborateurs. En effet, l’équipe du film a, durant de longs mois, recherché des contenus exclusifs auprès de sa famille, ses amis et ses musiciens. 

Présenté en avant-première au Festival du film de Berlin, le résultat est déjà salué par la critique du monde entier pour sa fraîcheur et sa réalisation. The Guardian, le LA Times, le Screendaily ou encore le Sidney Morning Herald sont déjà sous le charme et saluent le film mais aussi sa bande son.

Ce double album célèbre la vie d’une icône mais aussi l’histoire d’un peuple. La Jamaïque célèbre en 2012 les 50 ans de son indépendance en rappelant au monde qu’elle lui a offert l’idole de toute une génération.

Vous pouvez également commander la BO sur itunes http://www.booska-p.com/re/g798dbje9m ou sur Fnacmusic http://www.booska-p.com/re/j1jck9meg1.

Ci-dessous la tracklist de la BO de marley ;

TRACKLISTING

1) Corner Stone

2) Judge Not 

3) Simmer Down

4) Put It On

5) Small Axe 

6) Mellow Mood

7) Stir It Up

8) Concrete Jungle 

9) Crazy Bald Heads

10) Natty Dread

11) Trenchtown Rock (live at The Roxy) 

12) Get Up Stand Up

13) Work

14) Jammin (live at One Love Peace Concert) 

15) Exodus (Kindred Spirit Dub Mix)

16) No Woman Now Cry (Live at the Lyceum)

17) 20 War 

18) I Shot the Sheriff (Live at the Lyceum)

19) Roots Rock Reggae

20) Three Little Birds 

21) Real Situation

22) Could you Be Loved

23) One Love / People Get Ready 

24) Redemption Song

25) High Tide Or Low Tide


31 ans après sa mort, les idées reçues autour de Bob Marley et du mouvement rastafari perdurent

Ce vendredi marque le 31ème anniversaire de la mort de l’icone du reggae. Retour sur cette figure de proue du mouvement rastafari.

"Toutes les chansons de Bob Marley parlent du mouvement rasta, comme, par ailleurs, une large majorité des chansons reggae. Cependant, attention, tous les Jamaïcains ne sont pas rastas, loin de la, c'est une minorité en Jamaïque."

Atlantico : Ce vendredi célèbre le 31ème anniversaire de la mort de Bob Marley, figure de reggae largement reproduite, personnalité mythique qui a démocratisé le mouvement rastafari. Mais en dehors de cette tourmente marketing que reste-t-il du mouvement ?

Bruno Blum : Le mouvement rasta a pris une dimension internationale et est composé de personnes qui luttent contre la société colonialiste et revendiquent leur identité originelle et locale, à l’image des Mahori en Nouvelle-Zélande, une partie de la population en Martinique ou d’autres peuples issus de régions où la colonisation a joué un rôle important. Et cela perdure. Ce sont des gens qui luttent contre l’exploitation, tout en cherchant l’identité de leur famille ; en réponse à l’a-culturation qui a eu lieu pendant l’esclavage et la colonisation. En dehors de cette dimension culturelle, il y a une dimension spirituelle très importante. Malheureusement, il existe une désinformation terrible qui fait que le mouvement est très mal compris. D’une manière générale, tous les gens qui luttent contre la décolonisation et la fin de l’exploitation sont peu écoutés, alors que c’est un sujet qui est au coeur des préoccupations de millions d’êtres humains.

Ensuite, vous avez parlé de « démocratisation », or j’ai peur que ce mot ne convienne pas. Le mouvement Rasta est d’abord spirituel, une lecture de la bible différente de celle des religions chrétiennes, quelles qu’elles soient et y opposent une vision plus proche de celle de l’Eglise orthodoxe d’Éthiopie. C’est une sensibilité tournée vers l’Afrique.

Toutes les chansons de Bob Marley parlent du mouvement rasta, comme, par ailleurs, une large majorité des chansons reggae. Cependant, attention, tous les Jamaïcains ne sont pas rastas, loin de la, c’est une minorité en Jamaïque. Mais ils luttent activement contre la politique américaine aux Caraïbes, et contre l’exploitation des multinationales américaines. C’est un mouvement anti-capitaliste qui ne s’installe dans aucune mouvance politique.

Comme toutes les figures excessivement populaires, il circule une flopée de légendes urbaines, de mythes, et de malentendus sur la personne de Bob Marley. Quelles sont les principales idées reçues ancrée dans l’imaginaire populaire ?

La principale et la plus emblématique de toutes ces idées reçues qui circulent sur le compte de Bob Marley est celle de sa mort. Contrairement à ce que l’on entend, le chanteur est mort, emporté par un cancer de la peau. Il a attrapé un mélanome dû à une trop forte exposition au soleil. Dans son cas c’est assez étonnant, car c’est une maladie qui concerne généralement les Blancs, les personnes noires y étant normalement peu sensibles. Or, dans le film Marley de Kévin Macdonald – qui sort dans le courant du mois de juin en France et qui a beaucoup de succès actuellement aux Etats-Unis – on le voit se blesser au football, la blessure s’envenime et devient la cause du cancer. Il est impossible d’attraper ce cancer en jouant au football !

Viennent ensuite les théories du complot selon lesquelles, un joueur aurait tenté de le blesser volontairement, ou encore la légende selon laquelle on aurait tenté de l’empoisonner. Et l’une des plus admises, celle du cancer de l’oesophage. Tout cela est faux. La vérité, c’est qu’il a tardé à soigner ce cancer parce qu’il était en pleine gloire, des concerts étaient programmés partout et il ne voulait pas les annuler pour une opération. Il était enfin en train de se sortir de la misère et il ne voulait pas stopper son ascension.

L’exploit de Bob Marley a été de réussir à mettre à disposition du monde entier, une musique issue d’une minorité et dont on pourrait croire qu’elle était destinée à rester confidentielle. Quelle a été la recette de son succès ?

Beaucoup de facteurs se sont conjugués. Comprenez que le monde a vécu durant trois ou quatre siècles sous l’emprise d’une société blanche, chrétienne et occidentale. Il fallait bien que lorsque la colonisation et l’esclavage ont reculé, les millions de gens qui ont subi ces traumatismes commencent à rechercher leur identité, leur culture et Bob Marley a été le premier à exprimer ce besoin. D’autres l’on fait avant lui, notamment par le biais du mouvement de Marcus Garvay, mais lui l’a fait de façon pacifique. C’était un artiste.

Tout le rapport entre le Nord et le Sud, les riches et les pauvres, les cultures dominantes et locales, l’exportation de la culture du Nord vers le Sud, les pillages, tout cela devait s’exprimer à un moment ou à un autre. Et Bob Marley a su trouver le langage universel pour les cristalliser et rendre le message attrayant.

Ajoutez à cela que le reggae a été une musique universelle qui a inventé le rap à New York. C’est un rythme repris dans le monde entier. Le reggae a inventé le remixage, et le Dub qui est une invention jamaïcaine des années 60 qui n’existait avant nulle part ailleurs. Cela est considérable pour une île grande comme la Corse.

Et enfin, Bob Marley a bénéficié de l’appui financier d’un homme d’affaire, à une époque où les financements étaient rares dans la musique. Tout cela a permis de sublimer le talent de cet homme dont les paroles sont baignées d’une poésie toute particulière.

Propos recueillis par Priscilla Romain


Poster alternatif pour le documentaire MARLEY

Oubliez le rouge-jaune-vert-noir jamaïco-reggae. Viktor Hertz a eu une jolie idée.
Récemment, nous vous avons fait part du trailer, du premier poster et d’un extrait de MARLEY, documentaire réalisé par Kevin Macdonald (UN JOUR EN SEPTEMBRE, MON MEILLEUR ENNEMI) et 100% chapoté par la famille Marley. Ce qui signifie que le réalisateur a eu accès aux archives personnelles du clan et aux témoignages exclusifs de proches de Bob, pour dresser le portrait personnel et professionnel du pape du reggae, décédé en 1981, à l’âge de 36 ans, d’un cancer généralisé.

Nos confrères de FirstShowing ont mis en ligne un poster alternatif du film, intitulé « One Love » (du nom de sa célèbre chanson), approuvé par le distributeur américain Magnolia et créé par Viktor Hertz. Ce dernier a reconstitué le visage du chanteur grâce à des pictos qui sont autant de symboles de la vie de Marley. « L’idée derrière ce portrait en mosaïque est de montrer la complexité de l’homme derrière la musique et de toutes ces petites choses qui le composait », explique Viktor. Vous vous souvenez peut-être que l’an dernier, nous avions déjà partagé les créations de Viktor Hertz, déjà basées sur le travail du pictogramme. Il revisitait ainsi différents films célèbres d’une manière très minimaliste.

En France, MARLEY sortira le 13 juin prochain, une bonne manière de commencer l’été au cinéma.


Marley ou l’homme derrière la légende

<i>Marley</i> ou l’homme derrière la légende

Neville Garrick, Kevin Macdonald et Rohan Marley.
PHOTO: Photo AP

 

Agence France-Presse
Berlin, Allemagne

Avec Marley, le réalisateur oscarisé Kevin Macdonald a offert dimanche à la Berlinale un portrait documentaire complet de l’homme devenu légende mondiale du reggae, à partir d’archives familiales souvent inédites et de centaines d’heures d’interviews.

Bavière, 1981. La star, atteinte d’un cancer généralisé, se fait soigner par le docteur allemand Josef Issels, adepte d’une méthode de traitement alternative. Des photos noir et blanc le montrent amaigri, au milieu des chalets, dans la neige.

Kevin Macdonald a retrouvé l’infirmière qui l’accompagnait à cette époque et la vieille dame raconte en allemand cet homme «toujours gentil et souriant» qui vivait ses derniers jours.

À l’image de cette séquence, Marley tente de dépasser l’icône pour raconter la vie de Robert Nesta Marley, né le 6 février 1945 dans un petit village de Jamaïque et mort en pleine gloire, à peine 36 ans plus tard, le 11 mai 1981 à Miami.

Macdonald a travaillé main dans la main avec la famille du chanteur-compositeur dont plusieurs membres témoignent largement dans le film pour approcher au plus près la biographie de l’auteur de «Jamming», «No woman no cry» ou «Exodus».

«Beaucoup de choses ont été faites sur Bob mais ce que je trouve grand dans ce film, c’est qu’il va offrir aux gens une approche plus émotionnelle de sa vie en tant qu’homme et pas seulement en tant que légende du reggae ou personnage mythique», a expliqué son fils aîné, Ziggy, l’un des producteurs exécutifs du film, dans une interview.

Internationalement reconnu, notamment pour son film Un jour en septembre sur la prise d’otage des athlètes israéliens aux JO de Munich, oscar du meilleur documentaire 2000, le réalisateur écossais a choisi une forme très classique: une alternance de vidéos et photos d’archives avec des interviews face caméra, dans un récit totalement chronologique.

L’ambition était d’être «le plus conventionnel possible», comme il l’a expliqué lors de sa première rencontre avec la famille Marley, pour rester collé à la réalité.

La force du récit réside dans ce qui est dit par les différents acteurs de la vie de Bob Marley.
Avec son look d’empereur rasta, Bunny Wailer, l’un des derniers membres fondateurs vivants des Wailers, raconte les débuts, lorsque le groupe dont faisait également partie Peter Tosh, enregistrait ses premiers tubes, pour «trois livres la semaine».

Il évoque aussi sans détour la fin de sa collaboration avec Marley en 1973.

Rita, l’épouse du chanteur qui aura onze enfants de sept relations différentes – laisse deviner les ressorts de cette histoire d’amour hors normes.

Musiciens, producteurs, amis, cousins, enfants, hommes politiques viennent raconter leur Bob Marley, permettant d’entrevoir quelques uns de ses ressorts intimes.

Pour Macdonald, l’un des aspects les plus importants de la légende Marley réside dans son origine métisse. Ni blanc, ni noir, il s’est «toujours senti à part», dit sa femme.

Le titre «Cornerstone» dont la genèse est racontée en détail dans un passage poignant, est à cet égard évocateur. «La pierre qu’ont rejeté les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle» dit la chanson, reprenant un psaume de la Bible.

Ce statut d’éternel laissé pour compte explique sans doute, aux yeux du réalisateur, une partie de l’aura du chanteur, vénéré de la Jamaïque à l’Afrique, en passant par l’Europe et les États-Unis, comme le montrent les images de tags, posters, slogans, témoignages qui jalonnent le générique de fin du film.

«Pour moi, Bob est vraiment l’une des plus grandes figures culturelles du 20e siècle. Je ne vois pas quel autre artiste de musique populaire a eu un impact aussi durable», a conclu dimanche Macdonald, devant la presse.


Enfin un film sur Bob Marley

Rares sont les musiciens qui peuvent se vanter d’avoir une telle actualité trente ans après leur disparition. Hommages, réédition d’albums, BD, t-shirts,  feuilles à rouler, bière et même sous-vêtements, la liste des produits dérivés attachée à la figure de proue du mouvement reggae, Bob Marley, est longue. Seul un film hollywoodien manquait au florilège. Mais c’est pour bientôt…

 

 

Rappelez-vous, en 2008,
les rumeurs allaient bon train sur un possible documentaire sur la vie de l’artiste réalisé – excusez du peu – par Martin Scorsese en personne. Après Bob Dylan et les Rolling Stones, il était normal que le mastodonte du cinéma nord-américain s’intéresse à un tel projet d’envergure. Mais, malgré la meilleure volonté du monde, le film n’a jamais vu le jour. Plusieurs raisons à cela. D’une part, car la famille du chanteur (particulièrement Rita, sa veuve, qui tient d’une main de fer les royalties de son mari) avait refusé d’accorder les droits de la musique à la société de production et de distribution américaine, la Weinstein Company. Par la suite, la maison de disques de Bob Marley avait annoncé qu’elle souhaitait repousser la sortie jusqu’en 2015, pour ne pas faire de l’ombre à leur propre projets. Pourtant Lauryn Hill, chanteuse des Fuggees et ex-femme de Ziggy Marley, était déjà pressentie pour interpréter le rôle de Rita à l’écran. Martin Scorsese, agacé, n’en pouvait plus d’attendre. Le réalisateur Jonathan Demme (Le silence des agneaux, Neil Young – Heart of gold) a essayé de reprendre le bébé. En vain.  Le projet était donc mort dans l’œuf, jusqu’à aujourd’hui…
 « Jamais deux sans trois ». Comme le dit si bien l’adage, cette fois, c’est l’écossais Kevin MacDonald (La Mort suspendue, Le dernier roi d‘Ecosse…) qui a relevé le défi. Son documentaire, intitulé Marley, sera  présenté dans le cadre du 62e Festival de Berlin, qui se tiendra du 9 au 19 février prochain. Pour l’heure, très peu d’information circule sur le casting en lui-même. Cependant, il semble que le film se base sur les témoignages de Rita – ce qui n’a rien d’étonnant , ainsi que ceux de la plupart des musiciens jamaïcains encore vivants. Quand à une prochaine sortie dans les salles françaises, il faudra attendre le deuxième semestre de l’année. Patience…




Julien Bouisset

03/02/2012

Source www.mondomix.com


La naissance du mouvement rasta