Mieux comprendre Bob Marley

Bob Marley

Quand Bob Marley a joué contre le FC Nantes

Il y a 34 ans, le 11 mai 1981, s’éteignait Bob Marley. Quelques mois plus tôt, un matin de juillet, le chanteur jamaïquain et les Wailers étaient venus à la Jonelière se frotter à quelques joueurs du FC Nantes champion de France.

Mercredi 2 juillet 1980. La Jonelière. La séance matinale est consacrée au travail foncier. Au menu : footing, endurance, musculation et exercices d’assouplissement. Sous la direction de Jean Vincent, les joueurs nantais, sacrés champions de France quelques semaines auparavant, tirent la langue et en bavent, vingt-quatre heures à peine après avoir repris le chemin de l’entraînement. À quelques mètres de là, un bus bien particulier vient de se garer. À son bord, Bob Marley et les Wailers, venus à Nantes pour donner le soir-même un concert au Parc des expositions de la Beaujoire dans le cadre de leur tournée européenne après la sortie du disque « Uprising ».

«On les a vus arriver le matin, ils sont descendus du car, les rastas, on s’est dit :« C’est quoi ça ? Où ils vont ? » Ils avaient dû fumer le haschich ou je ne sais pas quoi, se marre Henri Michel. Mais on a passé un super moment, c’était vraiment très sympa.» Avec Jean-Paul Bertrand-Demanes, Loïc Amisse, Gilles Rampillon, Bruno Baronchelli, Patrice Rio et Thierry Tusseau, le capitaine des Canaris se paie un peu de rab avec une opposition face aux Jamaïquains. «Ils avaient fait leur demande et notre entraîneur avait donné son accord. Bob Marley, je le connaissais sans plus, quelques chansons c’est tout. Je n’accrochais pas forcément au reggae. Disons que ce n’était pas trop le style de musique que j’aimais. Mais il était très connu et c’était un plaisir», explique Amisse. «Ce n’est pas nous qui avons joué contre Bob Marley, c’est Bob Marley qui a joué contre nous ! (Rires) Eh oui ! S’il nous avait demandé de monter sur scène, là, c’est nous qui aurions joué avec lui, rigole Tusseau. Je m’en rappelle très bien, on a eu le plaisir et cette joie d’avoir tapé dans le ballon avec Bob et ses musiciens. C’était vraiment un bon moment, très convivial. C’était un cinq contre cinq mais on a tourné et j’ai joué quelques minutes.»

«À l’intérieur, des mecs fumaient des pétards énormes !»

Score final, 4-3 pour les Nantais avec deux buts signés Marley, mais personne ne s’en souvient. Bertrand-Demanes, lui, garde surtout en mémoire «son bus, où il nous a dédicacé des disques». «À l’intérieur, des mecs fumaient des pétards énormes ! De vrais cônes, comme dans les sketches, racontait récemment l’ancien gardien des Canaris dans L’Equipe. Tous avec des rastas, une bande de fous. La légende dit qu’on avait forcé pour les battre, mais non…» Pourtant, ses anciens partenaires nantais sont unanimes. «On nous avait dit qu’ils aimaient bien le foot et qu’ils ne jouaient pas trop mal, se rappelle Tusseau. Mais de notre côté, c’était « oui, oui, d’accord, ça ne joue pas trop mal mais bon… » Je peux vous dire qu’on a vite été surpris et il a fallu s’employer pour gagner. Nous étions un peu trop décontractés et il valait mieux ne pas trop les laisser jouer parce que c’était des joueurs très techniques, de sacrés manieurs de ballon.»

«Oh la vache ! Il jouait bien, ce Bob Marley»

Notamment le célèbre chanteur de reggae, plutôt doué. «Oh la vache ! Il jouait bien, ce Bob Marley, se remémore Michel. Et il avait une bonne petite équipe, avec son cuisinier et quelques mecs de son groupe. On a voulu gagner et on n’a pas trop rigolé. Au début, on les avait pris un peu par-dessus la jambe et puis on s’est vite rendu compte que les mecs n’étaient pas maladroits et pas mauvais. Pour nous, c’était un moment de joie, et pour eux aussi d’ailleurs, je pense qu’ils se sont bien régalés. À la fin, j’ai posé avec Bob. La photo, je l’ai gardée mais je ne sais plus où je l’ai mise. Beaucoup de gens m’en parlent encore. On avait échangé nos maillots. J’ai celui du Pérou et lui porte celui de Nantes. C’était Bob Marley, quand même, le mec était déjà une star, une icône. Je connaissais, on savait ce qu’il faisait et qui il était. Bien sûr que j’étais à son concert le soir, attends, il nous avait invités…»

Thomas Simon


Festival Solidays | Les premiers noms : Damian Marley, Moriarty et Brigitte …

Solidays 2015

SOLIDAYS, 80 CONCERTS CONTRE LE SIDA

Après avoir rendu un vibrant hommage à Nelson Mandela, cette année, Solidays remet ça et annonce une programmation toujours attirante et éclectique. Entre folk rock, pop, reggae et électro, les premiers noms à l’affiche annonce une nouvelle édition toujours aussi chouette.

Parmis les premiers noms, on compte notamment le retour sur scène d’Asaf Avidan ouMoriartyBrigitte, les retrouvailles inattendues d’Angus & Julia Stone… Mais également les anciens d’IAM ou le retour dans l’héxagone du dernier fils de Bob Marley, Damian « Jr Gong » Marley ou Zoufris Maracas

Egalement The Avener, nouvelles sensations incontournables de l’électro française…

En résumé, avec ces premiers grands noms, le cadre de l’édition 2015 est posé et augure d’une programmation belle à croquer.


Un tribunal américain interdit des T-shirts Bob Marley

Un tribunal de New York vient d'interdire la vente de tee-shirts à l'effigie de Bob Marley. L'entreprise de confection n'a vait pas demandé l'autorisation à ses héritiers.

Une société américaine a produit des vêtements à l’effigie du chanteur sans autorisation. Une décision de justice locale vient de donner raison à ses ayants droit en interdisant la commercialisation.

Plus de trente ans après sa mort Bob Marley est toujours une icône universelle pour la jeunesse du monde entier. Son image a été reproduite des millions de fois sur une multitude de produits dérivés. Elle génère chaque année des millions d’euros censés être gérés par les héritiers du chanteur. Les ayants droit ont une lourde tâche: tous les pays ne conçoivent pas de la même façon l’esprit des lois qui régissent la propriété intellectuelle et artistique.

Une cour locale de New York vient d’interdire à une entreprise confectionnant des T-shirts de vendre ses produits aux enseignes Wal-Mart et Target. Elle n’avait pas reçu l’accord exprès des héritiers de Bob Marley.

Deux millions de dollars de dommages-intérêts pour les héritiers de Marley

C’est la deuxième fois en quatre ans qu’un tribunal américain prend une décision en faveur des héritiers de Bob Marley. En 2011, ils avaient déjà bénéficié de plus de deux millions de dollars de dommages et intérêts dans un conflit comparable. Les ayants droit avaient subi alors la concurrence déloyale de la société A.V.E.L.A qui, elle aussi, avait commercialisé des T-shirts à l’effigie de Bob Marley sans autorisation préalable. Les juges du Nevada avaient motivé leur décision en arguant du fait que les clients croyaient que les vêtements de A.V.E.L.A étaient des produits estampillés Bob Marley.

Ces deux décisions jurisprudentielles vont-elle faire évoluer la loi fédérale? Les avocats des ayants droit de Bob Marley travaillent dans ce sens. Si la législation américaine devenait plus protectrice de l’image cela pourrait avoir des conséquences sur l’utilisation commerciale de l’image des personnalités de légende.


La CIA a t-elle voulu tuer Bob Marley ?

La CIA a t-elle voulu tuer Bob Marley ?

Le 37ème numéro du magazine Reggae Vibes va faire parler de lui en titrant : « La CIA a t-elle voulu tuer Bob Marley ? ». Carl Colby Jr. est l’objet de rumeurs et de spéculations depuis que l’on a révélé qu’il était un des cameramen ayant filmé le concert Smile Jamaica de 1976, deux nuits après la tentative d’assassinat dont furent victimes Bob Marley et son gang de Tuff Gong. Que faisait-il là, lui, le fils d’un ancien directeur de la CIA ? Offrit-il à Bob une botte empoisonnée qui finira par lui inoculer le cancer ?… Pour la toute première fois, Colby, documentariste de Los Angeles, répond à ces accusations au long d’une interview réalisée par Roger Steffens, en décembre 2001, vingt-cinq ans après ces troubles événements…

Mis à part cet article polémique, vous retrouverez aussi une très longue interview d’Errol Brown, neveu du producteur Duke Reid et ingénieur du son des derniers grands concerts du messie jamaïcain. Autres interviews : Lutan Fyah, Alpheus, Harrison Stafford, Taïro, Maxi Priest, Nicodrum, Sylem, Skarra Mucci, Lord Bitum ou Junior Cony. 

Côté sampler, Reggae Vibes vous offre  15 titres avec Maxi Priest, House of Shem, Rebelution Feat. Don Carlos, Ricky Chaplin & Kiddus I, Chronixx, Rootswords, George Palmer & Makka Dubba, Mellow Mood, Uman, Taïro Feat. Mardjenal, Ebene, Tomawok, Tchong Libo, Tribuman et un megamix de Pocoman Jam.

Une bonne lecture pour l’été 😉

 

Sources

http://www.reggae.fr


Le prof d’anglais a étudié Bob Marley

Enseignant en anglais à l’université de Toulouse-Le Mirail, Éric Doumerc vient de publier, aux éditions Camion blanc, «Le reggae dans le texte». Encore un livre sur le reggae ? Pas tout à fait. «S’il existe beaucoup de livres sur cette musique, il n’y en a quasiment pas sur l’analyse des textes du reggae», note-t-il, citant toutefois l’ouvrage de Denis Constant, «Aux sources du reggae», comme une influence majeure, mais déjà vieille de 32 ans.

«Il y a là une grande richesse, explique l’auteur, car le reggae se base, à l’instar du blues ou des griots africains, sur la prise de la parole et l’affirmation d’une identité.» Les thèmes développés dans le reggae sont essentiellement le mouvement rastafari, la prise de conscience de l’oppression subie par les communautés noires – sous l’impulsion du leader politique Marcus Garvey, qui fonde en 1921 la Jamaican Political Association et le People’s Political Party huit ans plus tard en 1929 – et le rapatriement prôné vers l’Afrique. Plus que le fond, qui n’apporte finalement pas grand-chose à ce que nous savons des mouvements de rébellion de la première partie du XXe siècle, c’est sur la forme utilisée dans les chansons engagées de la période 1967-1988 qu’Éric Doumerc a concentré sa passionnante analyse. «Les artistes utilisent beaucoup de proverbes, de dictions, des devinettes et des allusions, relève-t-il. La numérologie est également très présente, comme dans le fameux Two Sevens Clash du groupe Culture».

Numérologie et prophéties

Dans ce morceau fameux, numérologie (le chiffre 7 est associé à certains pouvoirs magiques) et prophéties (Marcus Garvey avait annoncé la fin du monde occidental et la naissance d’un monde plus clément pour les Noirs pour le… 7 juillet 1977) s’entrechoquent pour livrer un texte mystérieux et d’une profondeur fascinante. Mais qui dit reggae dit Bob Marley et Éric Doumerc analyse avec brio certains textes du génie jamaïcain, dont le fameux «Rat Race», en révélant les nombreux sens possibles de cette expression qui peut aussi bien désigner un panier de crabes qu’une course à l’argent ou une foire d’empoigne ! En linguiste rigoureux, Éric Doumerc a reproduit les textes originaux en en proposant une traduction précise et intelligente, qui éclaire parfaitement les propos des artistes ici étudiés, des Wailers à Peter Tosh en passant par Desmond Dekker et The Ethiopians, et en les replaçant dans leur contexte historique. L’ensemble procure une lecture éclairante, que complètent une large sélection discographique et biographique. A déguster dans un hamac, «Rastaman Vibrations» en lecture répétée sur la hi-fi.

«Le reggae dans le texte», par Eric Doumerc (éditions Camion blanc). 311 pages, 30 €.


Bob Marley Earthstrong @ Tuff Gong

Le soixante-neuvième anniversaire de la légende Robert Nesta Marley a été célébré comme il se doit auBob Marley Museum et aux studios Tuff Gong à Kingston le 6 février 2014.
La radio IRIE FM ainsi qu’un beau public aux âges et ethnies variés étaient là pour rendre hommage à l’homme qui a contribué à faire connaître la Jamaïque au monde entier grâce à sa musique. Les vibes étaient positives et chacun était amical et respectueux, comme on peut s’y attendre lorsque l’on rend hommage à l’homme qui nous a enseigné « One Love » en guise de vision du monde.

Les prières d’ouverture ont débuté à 9 heures du matin, avec Julian Marley et des chants et percussions nyahbinghi. IRIE FM a ensuite réalisé des interviews, en commençant par  les Marley présents : Julian, mais aussi les enfants de Ky-Mani et de Stephen. La journaliste Elise Kelly leur a demandé ce qu’ils pensaient de cette célébration et de leur sentiment par rapport au fait d’avoir Bob Marleycomme patriarche.  Samuel, le fils de Stephen, a déclaré « C’est une bonne personne à avoir comme grand-père. Il rassemble les gens. One Love, More Love ».

Le Ministre du Tourisme et des Loisirs Damian Crawford a été interviewé à son tour. Il a exposé le problème concernant la musique reggae, qui est l’une des plus grosses exportations du pays mais qui en retour ne rapporte que très peu d’argent aux artistes et à l’île. Les évènements soutenus par son ministère et organisés par la JaRIA (Jamaican Reggae Industry Association) tentent de proposer aux étrangers une formule pour visiter la Jamaïque pendant le mois de février, qui est le Black History et le Reggae Month, l’idée étant de garder une partie de l’industrie reggae et l’argent qui en résulte directement sur l’île.

Ce fut ensuite à Stephen « Cat » Coore de Third World de s’exprimer. L’artiste a bien sûr évoqué la disparition récente de Bunny Rugs  et son impact sur le groupe et sur le Monde. Il a affirmé que le groupe Third World va continuer sa route mais ne sera plus jamais le même sans Bunny.

A travers les nuages de fumée, pratiquement tous les invités ont été questionnés sur le gros sujet politique du moment en Jamaïque : la décriminalisation et/ou la légalisation du cannabis. La plupart étaient pour, et le consensus fut pour des lois plus allégées, la décriminalisation allant avec une légalisation médicale, car c’est une part de la culture rasta et jamaïcaine, sans toutefois légaliser totalement.

Un bel équilibre entre musique Nyabinghi et interviews plus discrètes fut ensuite trouvé, pendant que des gens de toute couleur et de tout âge se mélangeaient, fumant et observant la scène sans se rendre compte qu’ils en faisaient partie.

Un gros Nyabinghi se tenait ensuite devant les studios Tuff Gong, fondé par Bob Marley en 1965. Alors que la voix de Bob s’élève dans l’air au milieu des percussions, les interviews continu devant le « One Love Café », où des petits déjeuners ital (dumplings bouillis et banane, beignets de maïs, ackee, plantains…) étaient servis gratuitement jusqu’à ce que la fête se termine ; vraiment One Love !

Des prêtres éthiopiens orthodoxes racontèrent au micro d’IRIE FM comment Bob Marley avait aidé à « combler le fossé » pour que les rastas comprennent mieux leurs croyances. Et lorsque la journaliste chercha à savoir ce qu’ils pensaient des rastas, l’un d’entre eux lâcha : « Bob Marley a été baptisé dans une église orthodoxe éthiopienne. Je me considère donc comme un rasta moi aussi ».

Bien sûr, d’autres artistes que les Marley sont passés soutenir l’évènement, comme Saba Tooth, Jesse Royal, Iba Mahr, et Fred Locks. Saba Tooth, qui a récemment sorti le CD « I Prosperity », a décrit cette célébration comme « géniale ». Jesse Royal quant à lui « se devait de venir » et prépare actuellement une tournée sur la côte ouest des États-Unis. D’autres encore étaient simplement présents dans le public à kiffer la vibe.

Aux alentours de 11 heures, il y avait de plus en plus de gens et l’énergie du Nyabinghi s’est accentuée. Des écoliers faisaient la queue pour prendre des photos devant les fresques et des groupes de touristes s’ajoutaient à la foule, se mélangeant aux rastas.

Les nuages se sont ensuite invités pour une petite douche l’après-midi, ce qui n’a pas été du goût d’une femme rasta originaire de Portland : «  A chaque fois qu’on fête quelque chose il pleut ! ». Mais la pluie n’arrête pas les rastas et le Nyabinghi s’est poursuivi de plus belle, devenant un battement de cœur plus fort pour accompagner « Don’t Worry About A Thing » de Bob. « La pluie est une bénédiction. L’esprit de Bob est descendu. » nous explique un ancien. Un couple âgé d’allemands près de nous nous dit « Tout le monde partout dans le monde sait qui est Bob Marley. Il a contribué à nous enseigner ce qu’est l’acceptation et l’amour. One Love. ».

L’esprit du « One Love » était manifestement présent lors de ce 69ème anniversaire de Bob et continue de vivre aujourd’hui grâce à ses chansons.

Source

http://www.reggae.fr/


La nouvelle génération Marley Arrive !

La relève de Bob Marley est assurée avec cette troisième génération en place ! Petits-enfants, petite armée de frères, sœurs, cousins et cousines, prêts à porter haut le flambeau d’un héritage musical hors pair et légendaire !

De G à D: Chronixx, Ky-Mani Jr, Jo Mersa Marley, Biggz General, Yohan Marley, Jesse Royal (Photo: M.Kambon)

Comme en témoigne le jeune Jo Mersa  Marley, fils aîné de Stephen Marley qui, dans la même tradition que son père et son grand-père, a été profondément influencé par la culture reggae, l’esprit de famille et la spiritualité. Dès son plus jeune âge, il observait son père et ses oncles Damian et Julian produire de la musique au Lion’s Den Studio à Miami.

Grâce à cette expérience, il devient un artiste accompli, musicien autodidacte, perfectionnant l’art de composer ses propres beats et riddims.

En 2010, le label Ghetto Youths International(label appartenant aux frères Marley, Ziggy, Stephen, Julian et Damian) publie son premier single intitulé « My Girl », un cross-over reggae/pop, en collaboration avec son cousin Daniel ‘Bambaata’ Marley.

En 2012, le label sort un second single et une vidéo intitulée « Bad So », un titre dancehall qui tournera en boucle sur les ondes des radios en Jamaïque, à New-York, à Londres, à Boston et à Miami. Avec cette deuxième chanson, Jo Mersa Marley confirme sa passion naturelle pour la création de sa propre musique ainsi que pour les performances scéniques.

Indépendamment  de son héritage, il a su forger sa propre identité avec un style mêlant le reggae, le dancehall, la pop et le hip-hop.

En 2013, il réapparaît dans une vibe dancehall avec son tout nouveau titre « Comfortable », que l’on retrouve sur le Set Up Shop Volume 1, produit par Ghetto Youths International et sorti en février dernier.

Avec cette chanson, Jo Mersa nous donne un aperçu de sa vie quotidienne … barbecue familial à Miami, parties de domino aux côtés de son père et de ses oncles, avant de divertir sa ladyfriend avec une visite panoramique de la ville…Sympa la vie chez les Marley ! En tous les cas, une chose est sûre, le jeune Jo Mersa Marley est un artiste à surveiller de près. (Tout comme son frère Yohan ‘Dizla’ Marley, qui commence à faire quelques apparitions scéniques.) 

Dans cette nouvelle génération d’artistes émergents, il y a aussi le cousin de Jo Mersa, Matthew, alias Biggz General. Il s’agit du fils de Sharon Marley Prendergast, la fille biologique de Rita Marley et adoptée par Bob Marley lors de leur mariage.

Biggz General est une force en plein essor, une voix positive pour sa génération. Avec des paroles conscientes et une vision militante sur la vie, ce soldat de Jah Army a deux missions, celle de défendre l’enseignement de Jah et de promouvoir l’unité parmi son peuple.

Ses paroles de sagesse sont posées sur un savant mélange de dancehall, reggae, roots rock, jazz, ska et un soupçon de rap. Il profite de chaque occasion pour montrer ses prouesses lyriques en abordant des sujets conscients comme dans les titres Take Heed, Warhorn, Society et Round My Way, qui sont le reflet de son militantisme.

Son flow est talentueux et sa musique ne se limite pas à un seul style. L’avenir est plus que prometteur pour ce Ghetto Youths soldat, impatient de continuer à mettre en valeur ses talents sur scène et en studio. En 2012, il collabore avec le groupe originaire de Floride, Artikal Sound System, composé de 5 musiciens et du chanteur RedLyte. Ensemble ils travaillent en studio et jouent des lives endiablés.

En septembre 2012, Artikal Sound System sort un EP contenant six titres reggae avec des notes de hip-hop, de dubstep, de dancehall et d’R&B, et mettant en vedette Biggz General, RedLyte et Camille Kaye. Fin 2012, Biggz General sort, sur le label Marley’s Mellow Mood, le magnifique « 13 Months of Sunshine ».

Début 2013, il sort une première mixtape intitulée « Salute Di General », mélange de reggae sur des instrus hip-hop, une struture musicale qui présente bien toute sa diversité. Les projets de Biggz s’articulet aujourd’hui autour de son premier album sur lequel il travaille (avec la participation de vétérans du reggae), sur des projets latino/reggaeton mais également sur de nombreuses collaborations musicales. Une nouvelle voix à suivre dans le monde du reggae !

Tout comme son cousin d’ailleurs, Daniel ‘Bambaata’ Marley, âgé de 21 ans et fils de Ziggy Marley. Sa vie a toujours été centrée sur la musique. Dès son plus jeune âge, il accompagnait son père sur les tournées, couvrant le monde entier auprès de sa famille. Notons que sa première apparition sur scène se fera à l’âge de 5 ans , il rejoindra son père et les Melody Makers lors d’un concert !

Inspiré par une éducation musicale permanente, ceci a eu pour effet de décupler son énergie créatrice et d’affirmer sa passion naturelle pour l’art de composer de la musique. Au cours de ses années de formation, Daniel commence son parcours musical en faisant résonner les percussions, sa passion étant la batterie. Quand il s’aventure en studio, ce musicien en herbe commence rapidemment à créer sa propre musique, développant des talents d’écriture et de chant.

Il monte sur scène sous le nom de Daniel Bambaata alias DB. Artiste complet, chanteur, auteur-compositeur, producteur et musicien, Daniel a su lui aussi forger sa propre identité, exposant les thèmes de l’amour et de la liberté individuelle sur de nombreux styles musicaux variés. En 2010, il collabora avec son cousin Jo Mersa sur le single « My Girl » ceci après son premier effort solo «Live It Inna Fear », produit par le label Ghetto Youths International.

En 2011, il participe à l’album Wild And Free de son père Ziggy Marley sur une chanson intitulée Change. En 2012,  Daniel sort plusieurs singles dont les très bons The Days, No Place Like Home, ou encore l’impressionnant 2 Feets. Fin 2012, il sort également Treat You Right, une chanson d’amour hypnotique qui paraîtra sur le Set Up Shop Volume 1. Pour 2013, attendez-vous à voir paraître son premier projet solo ! 

Sa jeune sœur, Zuri Marley, âgée de 18 ans, est une artiste en devenir. Elle se revendique pas Rasta mais explique que l’amour est juste sa religion et elle souhaite chanter, jouer et danser dans le but d’innover. Elle a créé à l’âge de 16 ans une fondation appelée « Spread The Sound and More», qui a pour but d’aider les enfants jamaïcains défavorisés par le biais de l’éducation musicale. 

Son jeune cousin, Kj aka Ky-Mani Junior, fils de Kymani Marley, est lui aussi un artiste prometteur, plutôt orienté vers un flow hip-hop. On a pu l’apercevoir sur scène aux côtés de son père sur le titreArmed & Dangerous, un véritable showman ! Il a déjà à son actif plusieurs singles dont Amsterdam Dreaming sorti en 2012, ainsi que Unnecessary Badness sorti en janvier 2013. Une mixtape est prévue pour cette année. 

Le 2 mars dernier avait lieu à Miami le 9 Miles Music Festival, gros festival reggae regroupant des artistes tels que Stephen Marley, ses frères Damian et Julian, Capleton, Luciano, Machel Montano, Patrice Roberts, Mavado, Konshens et bien d’autres. Pour cette occasion, la famille Marley se réunissait et les petits-fils ont participé à l’évènement. Daniel Bambaata Marley à contribuer à réchauffer la foule malgré les températures hivernales avec une belle performance. Plus tard dans la soirée, Jo Mersa Marley a rejoint les têtes d’affiche sur scène pour hanter un de ses titres. Déjà présents l’année dernière, la relève a pris cette année une place importante lors de ce festival.


Busta Rhymes Natural Mystic

Busta Rhymes : Un feat avec Bob Marley pour rendre un hommage !

En hommage à son défunt ami Chris Lighty, Busta Rhymes a dévoilé un titre dans lequel il parle de l’impact que le propriétaire de Violator a eu sur sa carrière et sa vie.

La douleur viscérale réflétée dans ce titre est un témoignage, ajouté à cela la voix de la seconde partie du titre jamais entendu Natural Mystic du légendaire Bob Marley, cela donne à ce titre un côté mystique où l’on espère que de la où il est, l’hommage sera entendu.


La statut de Bob Marley dégradée !

Jamaïque: la statut de Bob Marley dégradée !

Pour beaucoup de jamaïcains, la simple mention du nom de Bob Marley évoque la fierté et la passion à la lumière de ses nombreuses réalisations. Il n’est donc pas surprenant que le peuple jamaïcain ait été choqué d’apprendre que la statut représentant son icône avait été endommagée. 

La statut de bronze, grandeur nature et sculpté par Alvin Marriott, a été tâchée de peinture rouge. Mais ce qui est le plus alarmant, c’est que les officiers de police, dont le poste se trouve à seulement quelques mètres de là, n’étaient pas au courant de cet acte délictuel. Plusieurs artistes et amis de la légende du reggae ont déclarés que le plus grand respect devait être montré à leurs monuments.

« C’est clairement un manque de respect pour une figure emblématique prisée dans le monde entier, et que cela se produisr dans son propre pays, cela montre un manque de respect pour tout et n’importe quoi. Je ne peux pas imaginer les motifs de la personne qui a fait ça. Ce n’est pas comme si c’était une personnalité politique ou quelque chose comme ça« , a déclaré Agent Sasco

De même, Allan ‘Skill’ Cole, proche ami et confident de Bob Marley, a également été bouleversé d’apprendre ça , « Je suis vraiment surpris par ce s’est passé, c’est déchirant. Nous devons certainement faire plus attention à ce symbole iconique et ce qu’il représente pour notre pays. Digicel Jamaica, qui a le droit d’utiliser l’image de Bob Marley, a déclaré être « découragé » par cette défiguration de la statut.

« Ce genre de comportement est inacceptable et il est regrettable que des personnes aient endommagé un monument de l’une de nos légendes locales bien aimées« . 

Jamaïque: la statut de Bob Marley dégradée !I-Octane, qui cite souvent Bob Marley comme celui qui l’inspire depuis toujours s’est dit lui aussi consterné, « C’est vraiment inquiétant. Bob Marley est une grande icône, non seulement pour la Jamaïque, mais pour le reste du monde.

Il a contribué au pays à bien des égards. Bob est la plus grande figure à venir de la Jamaïque, il est encore plus grand que la Jamaïque elle-même.

Savoir que la statut est traitée comme ça dans son pays d’origine est innacceptable. Nous devons traiter l’héritage de nos icônes avec respect« . 

Source davibejamaica


Rohan Marley a coupé ses dreadlocks !

Rohan Marley a coupé ses dreadlocks !

Jah Rule se serait il reconverti au Reggae ou serait-ce Tyga à 40 ans ? Et bien non, il s’agit en fait de Rohan Marley, le fils de la legende du Reggae Bob Marley, qui pour cette rentrée 2013 a adopté une coupe classique ! Plus de barbe ! Plus de Dreadlocks ! 

Rohan Marley a coupé ses dreadlocks !

Sources davibejamaica


Julian Marley :  » C’est à nous de changer le monde « 

Julian Marley, 38 ans, prolonge l'œuvre de son père en composant de la musique reggae, dans la plus pure tradition roots.

 Interviewé hier, au saut du lit, à 17 h 30, Julian Marley, le fils de Bob, nous livre sa vision de la musique et du monde.

Comment allez-vous ? Bien dormi ?

« Je vais très bien. J’ai bien dormi oui, ça fait du bien. »

Comment vous sentez-vous à l’idée de jouer au festival Darc ?

« Je suis très heureux de partager la musique reggae avec les gens, j’aime la musique en général et ce qu’elle procure. C’est une bonne chose d’aller à la rencontre des gens. »

Savez-vous quelles chansons vous allez chanter ?

« Je ne sais pas encore trop. Il y en aura plusieurs de mon album Lion in the morning, ainsi que certaines de mon père que j’aime reprendre. »

Vous jouez du piano, de la guitare, de la batterie ; quel instrument préférez-vous ?

« Je ne peux pas les dissocier. La musique c’est un ensemble, si on devait choisir, ça deviendrait ennuyeux. »

Trouvez-vous le public français réceptif à votre musique ?

« Oui, les Français ont de bonnes valeurs, je sens de très bonnes vibrations quand je suis ici. »

Préparez-vous un nouvel album ?

« Oui, je suis en train d’écrire de nouveaux textes et nous allons nous rendre en studio pour travailler avec mes frères, tous ensemble. »

Avez-vous l’impression de prolonger le travail de votre père, de porter le même message ?

« Oui, c’est vrai, je suis dans la continuation. Mais c’est le message de Dieu que nous véhiculons, tout le monde peut le faire. »

Aimez-vous le monde dans lequel vous vivez ?

« J’aime le monde dans lequel je vis, mais pas la situation actuelle. Il y a trop de souffrance, trop d’injustice. C’est à nous de choisir ce que nous voulons. On peut tous faire des choses bien ou des choses mauvaises. C’est à nous de changer le monde. »

La musique, c’est un style de vie ?

« La musique, c’est comme une vibration. Vous ne pouvez pas la voir, mais vous pouvez la sentir. C’est un sentiment qui rassemble tout. »


Une croisière reggae avec Damian Marley

Le croisiériste norvégien Norwegian Cruise Line propose une croisière au son du reggae. Avec un capitaine de bord pas comme les autres : Damian Marley.

Savez-vous que faire en octobre 2014 ? Du 20 au 25 octobre, la première « croisière reggae Welcome To Jamrock » partira de Miami pour mettre le cap sur la Jamaïque. Le navire jettera l’ancre à Montego Bay et Ocho Rios, hauts-lieux du tourisme américain dans la petite île.

A bord du Norwegian Pearl, Damian Marley himself se chargera donc de divertir les passagers pendant les cinq jours de traversée : des concerts et des sound systems sont annoncés par le croisiériste. Il faut dire que le navire ne manque pas de place : doté de 15 ponts, le Norwegian Pearl fait 300 mètres de long et peut accueillir 2400 passagers.

Plus d’infos : http://welcometojamrockreggaecruise.com/index.html

 

Sources http://www.reggaefrance.com/


Programme chargé au Rototom Sunsplash 2013

Délocalisé à Benicassim en Espagne, le gigantesque festival se tiendra du 17 au 24 août. Huit jours qui laissent le temps d’accueillir un vaste contingent d’artistes reggae venus du monde entier.

Cette année, le Rototom accueillera notamment Damian Marley pour une date unique en Europe, Third World qui célèbre son quarantième anniversaire, mais aussi un clash Tony Matterhorn / Ricky Trooper arbirtré par Rory (Stone Love), Ini Kamoze mais aussi un large panel de la nouvelle scène jamaïcaine : Exco Levi, Dubtonic Kru, Iba Mahr, Kabaka Pyramid… et même la « fête du ska japonais » !

Samedi 17 août 2013 : Ini Kamoze, Royal Rudes feat. Black Talent, Morodo & Mad Sensi Band, Third World, Cornadoor & Dubby Conquerors, Global Warning, Mark-One, Poison Dart, Herb-A-Lize It, Vibronics feat. Jah Marnyah & Madu, Don Fe & Prince Jamo, Smooth Beans, Dr Jau, Jamaican Memories.

Dimanche 18 août 2013 : La Pandilla Voladora, U-Roy, Protoje & The Indiggnation Band, Killamanjaro, Iba Mahr, Kabaka Pyramid, Chantelle Ernandez, Reggaeland Sound, Urtica Sound, Fire Warriors, Mighty Crown, Blackboard Jungle feat. Roberto Sanchez, Irie Souljah & Sr Wilson, Raggattack & Ranking Forest, Bandits, Roy & Yvonne, Torpedo 17, Teddy « Dosdedos ».

Lundi 19 août 2013 : Dub Inc, Fermin Muguruza, Konshens, Israel Vibration & The Roots Radics, Tony Matterhorn vs Ricky Trooper, Exco Levi & Dubby Conquerors, Dubtonic Kru, Aba Shanti I, Thunda Clap feat. Solo Banton, Skaff Links, Naoki Ienaga, DJ Txako.

Mardi 20 août 2013 : Iberica All Stars, Fyahbwoy, Mr Vegas, Groundation, Sebastian Sturm & Exit Airline, Lion D & Dubtonic Kru, Jah Sun & Dubtonic Kru, Bizzari Sound, Rory Stone Love, Silly Walks, Iration Steppas feat. Danman, Ranking Joe, Jacin feat. Adam Raad, Akatz, Earl Gateshead & Natty Bo.

Mercredi 21 août 2013 : Skatalites, Dubheart, Cecile, Alborosie & Shengen Clan, Romi Anauel, Alerta Kamarada, Sentinel, Reggae Rajahs, Channel One, Jah Version feat. Nish Wadada, Lloyd Parks & We The People Band, Tasty Grooves, Dr Sapatoo.

Jeudi 22 août 2013 : Richie Spice, Sud Sound Sytem, Africa Unite, Busy Signal & High Voltage Band, Mellow Mood, Illbilly Hi Tec feat. Longfingah, Cian Finn, Dactah Chando, King Horror, Robbo Ranx, Black Chiney, Jahtari feat. Speng Bond, OBF feat. Macky Banton & Shanty D, Offbeaters feat. Kat.

Vendredi 23 août 2013 : Nneka, John Holt, Leroy Sibbles, Anthony B, Contratempo, Elijah, Train To Roots, Cecil Ruben, Renaissance, Warrior Sound, Zion Train feat. Dubdada, Digitaldubs feat. YT, Kinky Coo Coo’s, Blackup, Saul Skaba &Miquel Injection.

Samedi 24 août 2013 : Misty In Roots, Gondwana, Damian Marley, Green Valley, Royal Rudes, Macro Marco, DJ Indi, Madkid, Jah Tubby’s feat. Professor Natty & Gregory Fabulous & Macky Banton, Legal Shot, Transilvanians, Roy Ellis, Fatta (Soul Stereo).

Sans oublier les conférences, ateliers et rencontres proposées dans le Forum Social, l’Université Reggae, le Village Africain…
Toutes les infos sur : www.rototomsunsplash.com

 

Source http://www.reggaefrance.com/


La vérité sur les cheveux « mystiques » de Bob Marley

Bob Marley, Robert Nesta Marley, est décédé le 11 mai 1981. Sa mort a soulevé d’étranges questions dont certaines tournaient autour de ses cheveux. La première rumeur, dont beaucoup auront entendu parler sur les bancs de l’école, est qu’une dizaine d’espèces différentes d’énormes insectes auraient été trouvés dans ses locks à sa mort – cette rumeur est appuyée par le fait que certains pensent encore que les locks sont une coiffure qu’il ne faut pas laver.

1. Y avait-il des insectes dans les locks de Bob Marley quand il est décédé ?

Cette rumeur est complétement fausse. La première preuve étant que Bob Marley était chauve lorqu’il est décédé à l’âge de 36 ans. Ses traitements médicaux avaient fait tomber tous ses cheveux bien avant sa mort – il n’existe qu’une ou deux photos circulant dans les livres d’archives. Certains porteurs de locks sont encore victimes de ce type de rumeur à ce jour, créée plus particulièrement pour les diaboliser.

2. Est-ce que les dreadlocks de Bob Marley ont été vendues aux enchères ?

C’est exact en partie. Une des dreads de Bob Marley a été vendue aux enchères. Il l’avait donnée à une fan lors d’un concert en 1980 et la dread a été mise en vente le 30 avril 2003 à Londres. Christie’s est la plus grande maison de vente aux enchères au monde et témoignait que ce type d’objet est très rare. La femme qui l’a vendue était une grande fan mais avait perdu un peu de son enthousiasme et avait décidé de mettre l’objet à disposition de quelqu’un qui l’apprécierait encore plus.

3. Est-ce que Bob Marley et les porteurs de dread en général sont nappy et aiment leurs cheveux naturels ?

100% oui. Pour Bob Marley les dreadlocks étaient plus qu’un style de coiffure, ils revêtaient aussi une dimension culturelle. Le mot natty est l’argot jamaïcain pour dire nappy, et dans sa chanson ‘natty dread’ Bob Marley parlait de la beauté des locks, et des cheveux naturels en général. Un des combats de sa vie était de faire que les noirs acceptent leurs cheveux crépus sans se sentir obligés de ressembler aux autres civilisations.

LA VERITE SUR LES CHEVEUX 'NAPPY' DE BOB MARLEY ET LES RUMEURS QUI ENTOURAIENT SES LOCKS ET CEUX DES JAMAICAINS - judah lion4. Est-ce que Bob Marley et tous les porteurs de locks sont des rastafariens ?

Tous les locksés ne sont pas des rastafariens mais Bob en était un. Beaucoup de gens eux-mêmes portant cette coiffure en Jamaïque, fief de cette religion, ne sont pas des rastafariens. D’ailleurs là-bas aussi les locks sont parfois mal vus. Mais cette coiffure est née à l’époque de l’émancipation et était une façon pour les anciens esclaves de défier le pouvoir européen. Les blancs avaient baptisé les cheveux locksés qu’ils considéraient sales ‘dreadful’, et le mot a ensuite évolué en ‘locks’.

Les locks sont aussi associés au symbole du lion, nom donné à l’empereur Haile Selassie. Le lion est clairement pour eux le roi de la jungle.

5. Est-ce que Bob Marley avait vraiment les cheveux noirs ?

Faux. La couleur des cheveux de Bob Marley était en réalité châtain. Bob Marley était métis et bien que porte-parole de la communauté noire ce côté de son identité a toujours été un problème pour lui dans ses jeunes années ; le fait d’avoir un père blanc et une mère noire lui a valu beaucoup de critiques. Rita Marley elle-même racontait à quel point Bob se sentait insécuritaire par rapport à cela et il lui avait demandé depuis de nombreuses années de polir ses cheveux à l’aide de cirage à chaussures pour les « rendre plus noirs, plus africains ».

 

Dans la vidéo rare ci-dessous, Bob Marley répondait à un journaliste français à propos de ses cheveux :

 


Trois fils de Bob Marley sur les traces de leur père en Afrique

Un film-documentaire inédit en six parties vient de paraître. Il met en lumière la démarche entreprise par trois fils de Bob Marley de marcher dans les pas de leur père en Afrique subsaharienne, en allant au contact de populations dans leur vie quotidienne.

Trois fils de Bob Marley sur les traces de leur père en Afrique

Affiche du documentaire

C’est l’Afrique du Sud qui a servi de « terrain d’expérimentation » de la chaleur et des réalités africaines à trois Marley (Ziggy, Rohanet Robbie). Nous étions en été 2010 ; ces reggaemen dans l’âme avaient décidé, 30 ans après le mémorable concert de leur père en terre sud-africaine pour célébrer l’indépendance du Zimbabwe, de séjourner en Afrique du Sud pour toucher du doigt la vie sur le continent noir.

Une somme d’expériences inédites disponible sous forme d’un film-documentaire sur DVD et iTunes. « Marley Africa Roadtrip » est le nom de cette production portant l’estampille « d’ARC entertainment », disponible depuis le 7 mai dernier.

Cette exploration-immersion des trois Marley en Afrique contient également leur partage de la vie familiale et morale, telle que leur père le leur a enseigné. Révolutionnaires de génération en génération, Ziggy, Rohan et Robbie ne manquent pas dans ce film réalisé par David Alexanian de livrer des informations sur l’éducation à eux donnée par leur géniteur autour des concepts de « l’Unité africaine, et plus généralement de la Révolution ».

En bons auteurs-compositeurs, musiciens, les trois fils de Bob ne se sont pas faits prier en outre sur « Marley Africa Roadtrip » de gratter des instruments sur des airs reggae ; en compagnie de collègues sud-africains… à Soweto (principale et célèbre banlieue de Johannesburg).

Voici la bande d’annonce

 


Damian Marley : « Guadeloupe I bless you! »

Damian Marley, en phase avec son public, terminera son show par un «Guadeloupe I bless you!» qui achèvera de conquérir le public.

Samedi soir, c’est sur un site plein à craquer que s’est produit Damian Marley, le fils de Bob, qui a prouvé de belle manière qu’il n’a pas grand chose à envier à son père

 

Samedi soir, c’est sur un site plein à craquer que s’est produit Damian Marley, le fils de Bob, qui a prouvé de belle manière qu’il n’a pas grand chose à envier à son père. Énergique et fusionnel avec son public, l’artiste jamaïcain a interprété la plupart de ses titres phares, de Welcome to Jamrock à Road to Zion.

 

Concentré, Damian Marley, avant de grimper les marches le menant sur scène pour entamer un show qui se terminera vers 1 h 30. –

Il a également repris trois tubes de son père pour séduire un peu plus un public qui lui était déjà acquis. Il terminera son concert vêtu du maillot blanc des Gwada boys.

La foule a un peu attendu le chanteur jamaïcain, qui a commencé son show avec près d’une heure de retard. –

Plus tôt dans la soirée, tandis que la pelouse de l’habitation Murat se noircissait progressivement, Tony Chasseur et son Mizikopeyi Big band ont reçu l’approbation du public, eux qui présentaient leur projet de Jazz créole créé pour le festival. Très émouvant, ce qui n’a pas empêché de faire se remuer la foule, le Sénégalais Omar Pene et son Super Diamond de Dakar ont apporté une touche mystique à cette soirée éclectique. Aujourd’hui, Kassav, Chic, et Raul Paz sont attendus avec impatience par des milliers de festivaliers.

 

Tony Chasseur et son Mizikopeyi Big band ont chauffé le public avec un jazz créole énivrant. –


A l’Assemblée, Taubira cite Bob Marley

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a étonné les députés, jeudi, en citant des paroles de Bob Marley à l’appui d’une démonstration en soutien à une proposition de loi visant à supprimer le mot «race» de la Constitution. Le Lab indique que la ministre a cité une phrase tirée de la chanson «One Drop», «Feel it in the one drop» -«ressentez-le dans cette seule goutte»- qui fait référence à une théorie selon laquelle «une seule goutte de sang noir fait de vous un noir».


Snoop Dogg veut chanter avec un hologramme 3D de Bob Marley

Snoop Dogg

Le rappeur Snoop Dogg, désormais renommé Snoop Lion (mais jusqu’à quand ?) a fait connaître sa dernière lubie : il veut chanter avec l’hologramme 3D de Bob Marley.

Il y a quelques mois de cela, Snoop Dogg avait eu l’occasion de s’illustrer sur scène, lors de l’édition 2012 du Coachella, aux côtés de l’hologramme du défunt Tupac Shakur. Fort de cette première expérience, il vient d’annoncer vouloir remettre le couvert, cette fois aux côtés de l’hologramme d’une autre légende : Bob Marley. Quoi de plus logique au final : au delà de l’amour pour la musique, ces deux là partagent également l’amour inconsidéré… de la marijuana !

Bref, Snoop Dogg/Lion sur scène donnant le « la » à la légende Bob Marley, ce pourrait donc être envisageable. Remarquez, le rappeur est adepte des duos avec les morts. En plus de Tupac Shakur, il avait également rappé aux côtés de… Jim Morrison, sur un remix du titre « Riders on the Storm ».

Sources GIZMODO


Enquête exclusive Replay M6 : revoir « Rastas, gangs et ganja » sur M6 Replay !

Ce Dimanche 7 Avril 2013, M6 diffusait une nouvelle émission de « Enquêtes exclusives » concernant la Jamaïque et tous le sujets qui ont fait la réputation de cette petit île : « Rastas, gangs et ganja ». Si  vous avez manqué ce reportage sur le pays des Bob Marley, redécouvrez cette émission pleine d’adrénaline mais également de rencontres extraordinaires en regardant « Enquêtes exclusives » sur M6 Replay en vidéo !

Tout le monde connait la Jamaïque et tout le monde a une idée sur cette petite île rendue célèbre notamment par le chanteur de reggae Bob Marley et le sprinteur Usain Bolt ! Après avoir découvert la fièvre de l’Or dans Enquête Exclusive sur l’Australie, découvrez la Jamaïque sur M6 !Derrière les paysages de rêve de cette île des Caraïbes se cache une réalité plus sombre, celle du trafic de drogue et de la guerre des gangs. A Kingston, la capitale, «Shan 14», chef d’un groupe de jeunes, vit grâce à l’argent de la drogue et du proxénétisme. Dans l’émission Enquête Exclusive sur M6 Replay, Bernard de La Villardière s’intéresse également au rastafarisme, une religion inspirée du christianisme, qui utilise la ganja, le cannabis local, pour accéder au divin.

enquete-exclusive-M6

Si vous souhaitez revoir l’émission « Enquêtes Exclusives » de M6, nous vous conseillons d’aller sur le site vidéo de la chaine, M6 replay qui vous permettra de revoir les 2 émissions et encore bien d’autres séries et émissions des chaines M6, gratuitement et directement sur votre ordinateur ou votre tablette ! Profitez en et n’hésitez pas à partager votre avis sur cette émission de reportage directement dans les commentaires ci dessous !


CHRIS BLACKWELL. LA JAMAÏQUE EN MODE RASTA CHIC

Chris Blackwell. La Jamaïque en mode rasta chic

Chris Blackwell au BizotBardeGoldenEye dont les piliers sont décorésdescouvertures de sa collection de vinyles. La plage où sebaignaitchaque jourIan Fleming etBlancheLindo, la mère de Chris. | Photo Kasia Wandycz

Carnet d’adresses

-Les hôtels de Chris Blackwell : GoldenEye (à partir de 559 euros la nuit), Strawberry Hill (à partir de 277 euros), The Caves (à partir de 432 euros) : islandoutpost.com. Tél. : (+1 876) 622 9009.
-La maison-musée de Bob Marley : bobmarleymuseum.org. Tél. : (+1 876) 927 9152.56 Hope Road, Kingston 6.
-Les cascades dans « D r. No » : à Ocho Rios, les Dunn’s River Falls, 15 euros l’accès, de 8h30 à 16 heures chaque jour. Tél. : (+1 876) 974 2857.
-Les Blue Mountains : à Strawberry Hill, demander David le guide rasta, 3 heures de promenade : 50 euros.
-Coronation Market : Pechon Street, downtown Kingston.
-L’hôtel Jamaican Inn (à partir de 232 euros) : à Ocho Rios. Tél. : (+1 876) 974 2514. reservations@jamaicainn.com.
-Le bar Peyton Place : à Gordon Town.
-Toscanini : le restaurant italien à Harmony Hall, Ocho Rios.Tél. : (+1 876) 975 4785.
-Le Hungry Lion : restaurant de fruits de mer à Negril.Tél. : +1 876 957 4486.

Comment y aller ?

-Pas de vol direct Paris-Kingston.
-Par American Airlines avec un transfert à Miami, ou par British Airways avec un transfert à Londres : autour de 800 euros.
-Location de voiture chez Avis : attention, on roule à gauche en Jamaïque. Tél. : +1 876 924 89 93. M Hertz : +1 876 9248 028.
-La Jamaïque clés en main avec Voyageurs du monde, forfait « Caraïbes Cool », 11jours-9 nuits (hôtels The Caves, Strawberry Hill, Jakes), à partir de 3 900euros par pers. Rens. sur www.voyageursdumonde.fr et au 01 42 86 16 00.
-Bon plan : Club Lookea Montego Bay en promo : 1 149 euros, 7 nuits tout compris. www.lookea-voyages.fr

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Paru dans Match

Le producteur de Bob Marley nous livre ses adresses secrètes. Il a fait découvrir le pape du reggae, et Keith Richards est son voisin. Sa famille est enracinée depuis plus de deux siècles sur l’île et il en préserve l’héritage à travers les plus beaux hôtels de charme. Des vacances de luxe au pays du roots ! Rencontre.

Dans l’échoppe mal repeinte du coiffeur d’Oracabessa, village du nord de la Jamaïque, l’homme de 75 ans attend tranquillement que son tour arrive. Coquet, il aime venir ici faire tailler sa barbe blanche. Moment ordinaire pour un homme hors du commun. Qui peut en effet imaginer que ce touriste en short et tee-shirt est Chris Blackwell, le fondateur de la maison de disques Island Records, un label qui a fait connaître Bob Marley dans le monde entier et produit, entre autres, U2, Roxy Music et les Cranberries ? Qui sait que ce découvreur de talents a racheté GoldenEye, la maison de Ian Fleming où le prolifique auteur anglais a écrit toutes les aventures de James Bond, qu’il en a fait un hôtel confidentiel, prisé par Bill Clinton, Kate Moss et tant d’autres célébrités ? Discret, l’homme se livre peu – même s’il glisse qu’il fut en couple avec Nathalie Delon pendant quinze ans. Mais son amour pour la Jamaïque et son respect pour ses habitants transparaissent dans les propos de ce descendant d’une famille de planteurs. Il est 9 heures du matin à GoldenEye. La mer est turquoise, le soleil déjà haut, Marley chante en sourdine pendant que Chris Blackwell se raconte en dégustant avec gourmandise son petit déjeuner, des oeufs au plat sur lit d’épinards légèrement pimentés.

Paris Match. Quel est le lien entre vos trois hôtels, Strawberry Hill, GoldenEye et The Caves, rassemblés sous le label Island Outpost ? 
Chris Blackwell. Sans doute la splendeur des lieux où ils sont nichés. Lors d’un séjour sur l’île, nous proposons au visiteur d’aller sur ces différents sites, ce qui lui donnera une véritable idée de la Jamaïque, aussi riche par son histoire que par sa nature. Tout autour, il pourra trouver des marchés dans les villages où les gens sont assis à même le sol, ce qui lui permettra d’aller à leur rencontre car ils méritent d’être connus. Il ira aussi facilement se baigner dans nos divines cascades… Ces hôtels sont des maisons de charme ou de luxe où l’on se sent bien avec un service de qualité.

Après avoir vendu Island Records en 1989, vous êtes allé à Miami dans les années 90 pour rénover certains hôtels années 30 de Miami Beach. Puis, lassé par le tourisme de masse, vous êtes revenu sur votre île. Quel rapport existe-t-il entre l’hôtellerie et la musique ?
Dans le business de la musique, lorsqu’on a trouvé un excellent son, on doit faire d’excellents disques. Je vais dans ce sens avec mes hôtels. Il faut se surpasser pour que les gens ne soient pas déçus. Je ne leur donne pas une leçon d’architecture. Je veux qu’ils apprécient leur confort, je souhaite que les toilettes et les douches fonctionnent. Rien de trop élégant, juste de la simplicité et du bien-être.

Comment décririez-vous ces hôtels ?
Strawberry Hill, une paisible maison de planteurs dans le style géorgien, est au coeur des Blue Mountains, les plus hautes des Caraïbes, qui surplombent Kingston, la capitale. Mythiques, elles sont renommées pour leur café. GoldenEye est la retraite créative de Ian Fleming. Il est venu ici pour se relaxer et écrire. J’ai loué la maison à la fin des années 70 pour m’y reposer. C’est un endroit qui procure une grande inspiration. Et The Caves (« cavernes ») est le meilleur endroit pour nager. Ce n’est pas dangereux. La majeure partie de l’île est volcanique, là-bas elle est corallienne. L’eau est claire et turquoise. Ces hôtels sont pour moi un investissement émotionnel que je veux faire partager.

“GOLDENEYE : LA RETRAITE DE IANFLEMING OÙ EST NÉ JAMES BOND”

Parlez-nous de Ian Fleming.
Il m’a donné le job d’assistant sur le plateau du tournage de “Dr. N o” en 1961. Comme les Anglais, il avait une distance naturelle mais il n’était pas snob. Il était surtout très drôle. Ma mère et lui sont devenus amis car ils aimaient nager et plonger ensemble. On a souvent dit que ma mère avait été sa muse. [Ursula Andress qui sort de l’eau dans “Dr. No”.]

Est-ce que vos hôtels expriment votre philosophie de la vie ?
J’aime profondément la Jamaïque. Je suis né en Angleterre et j’y suis arrivé à l’âge de 6 mois avec ma mère qui est jamaïcaine et fait partie des vingt et une familles qui contrôlaient l’île au XX e siècle. Ma philosophie est d’essayer d’ouvrir ce pays au monde, d’encourager les gens à se mélanger avec les habitants dans les bars et les restaurants pour mieux découvrir leur mode de vie, leur culture, leur musique. Ils ont seulement quarante ans de musique derrière eux. Mais où que vous soyez dans le monde, vous écoutez la musique anglaise, américaine et jamaïcaine. C’est fou ce qu’une si petite île peut produire comme son ! Bref, ces hôtels véhiculent un héritage et, pour qu’il dure, il faut savoir penser à long terme.

Vous sentez-vous proche des rastas ? 
Comme eux, je crois aux bienfaits de la nature et je suis contre toute chimie. Vous les avez côtoyés pour la première fois à 20 ans. Ce fut une révélation ? J’étais en train de longer la côte sud de l’île quand j’ai fait naufrage. J’ai nagé jusqu’à une plage où je suis arrivé exténué. A cette époque, dans les années 50, les Blancs et les Noirs vivaient séparément. Il y avait cette peur des rastas véhiculée par la presse : ils étaient considérés comme des criminels car ils vivaient en marge du système. Quand j’ai vu cet homme avec ses longs cheveux noirs penché sur moi, j’ai pris peur. Mais il m’a apporté de l’eau ; il était si gentil que je lui ai demandé si je pouvais rester pour me reposer. Quand je me suis réveillé, il y en avait sept autour de moi. Ils lisaient l’Ancien Testament pour aider à ma guérison. Puis ils m’ont ramené dans un petit village de pêcheurs. J’ai ensuite raconté mon aventure à mes proches pour qu’ils changent de regard sur eux.

Quelle a été votre relation avec le plus connu d’entre eux, Bob Marley ? 
Avec lui, tout tournait autour du travail. J’ai donné une direction à sa carrière qui piétinait, celle de le positionner parmi les charts des Noirs américains qui cartonnaient dans les années 70. Il avait confiance en mon jugement. Nous n’avions pas une relation spirituelle mais humaine. Nous n’avons jamais eu de malentendus, nous étions simplement amis. D’un autre côté, à part une exception, je ne suis jamais allé dans une fête ou au restaurant avec lui. Seule la musique nous reliait. Bob Marley était pacifique, doux. Il ne se prenait pas pour une star. Très professionnel, il n’était jamais en retard. Une très bonne association, l’une des meilleures de ma vie.

Avec Grace Jones, jamaïcaine elle aussi. Vous êtes aussi très proche de Keith Richards qui a sa maison non loin de Goldeneye, à Ocho Rios. 
C’est un excellent ami. Nous nous sommes fâchés une seule fois, quand il m’a demandé ce que je pensais de son souhait de faire une carrière solo. Je lui ai alors demandé qui allait chanter… Il s’est vexé, mais ça n’a pas duré. Pour moi, c’est le meilleur guitariste vivant. Et, comme moi, il aime les rastas.

Vous définiriez-vous comme un visionnaire ?
Etre visionnaire n’est pas bon pour les financiers car c’est associé au risque. Non, je me définis comme un entrepreneur. Comme le disait Bob Marley, je ne suis pas un producteur mais un traducteur. J’aime beaucoup cette description.

La feuille de route de Chris Blackwell

« Welcome to paradise ! »

C’est ainsi que David, le guide rasta, accueille le visiteur venu respirer l’air pur des montagnes bleues et se reposer à Strawberry Hill. A une heure de Kingston, la capitale bruyante et polluée de la Jamaïque, l’ancienne maison de planteurs de café, aujourd’hui dédiée à la musique si chère à Chris Blackwell, est connue pour son brunch dominical. Mais aussi pour son environnement naturel. Avec David, une plongée dans la forêt tropicale s’impose. Après avoir longé une rivière tout en écoutant le chant des oiseaux, la cascade apparaît et c’est le moment de s’y délasser. Puis on découvre le village pittoresque de Gordon Town pour boire une bière au bar le Peyton Place. Le lendemain, départ en voiture pour la visite de la dernière maison de Bob Marley à Kingston, suivie d’un déjeuner de fruits de mer chez Gloria’s.

Retour à Kingston, à Coronation Market, le pouls de cette ville qui bruisse de mille sons, « où les prix sont raisonnables et l’expérience unique », précise Blackwell. Conduire la nuit de Kingston à la côte nord n’est pas recommandé : les directions sont rares, des minibus zigzaguent. Même si, après deux heures périlleuses, l’éden est au bout du chemin. GoldenEye. Un drapeau indique l’entrée de la propriété et son parc d’arbres tropicaux plantés par tous les beautiful people venus ici. L’idéal est de boire un rhum de la plantation Blackwell au Bizot Bar, puis de s’allonger sur la plage de Ian Fleming pour faire partie, quelques instants, de l’un de ses James Bond… Bien mieux que les Dunn’s River Falls d’Ocho Rios, la bourgade voisine ! Depuis que « D r. N o » a été tourné sur l’île, les cascades en pente douce qu’escaladent Sean Connery et Ursula Andress sont prises d’assaut par les touristes. Mais le lieu reste mythique.

LA MÈRE DE CHRIS A INSPIRÉ LEPERSONNAGE D’URSULA ANDRESS DANS “DR. NO”

Tout autant que l’hôtel Jamaica Inn. Churchill et son épouse y sont venus souvent, dans la « suite blanche » et sa terrasse surplombant la mer des Caraïbes qui lui inspirait ses nombreux tableaux. John, Jackie Kennedy et sa soeur Lee y venaient aussi… Avant de quitter ce coin féerique, Chris Blackwell recommande la vue « la plus spectaculaire de l’île » entre Oracabessa et Port Maria. « U ne ville qui n’a pas changé depuis le XVIIIe siècle », explique-t-il. Le panorama sur la mer se situe sur le terrain du célèbre dramaturge anglais Noel Coward, ami de Fleming, avec qui la reine mère est venue partager un déjeuner frugal.

La route file vers l’ouest jusqu’à Negril et ses alentours roots. Dans les années 70, les hippies ont transformé ce village planté de cabanes en lieu branché, en particulier le long de sa plage où se sont installées des guesthouses bon marché. Le soir, des concerts de reggae prolongent la fête. Mais c’est le long des falaises que l’on sent vibrer la terre jamaïcaine. Arrivé à l’hôtel The Caves, on perçoit un grand silence malgré les remous de la mer. Et on se dit en secret que le guide avait raison : « Bienvenue au paradis ! »


Le textile Bob Marley aux mains d’un géant du secteur

Plus de 30 ans que Bob Marley a tiré sa révérence, le 11 mai 1981. Et le chanteur jamaïcain reste l’un des artistes les plus populaires internationalement. 

T-shirt Bob Marley.

Preuve en est, c’est un géant du secteur du merchandising d’artistes musicaux, Bravado, qui vient de prendre la main sur l’exploitation de l’image de Bob Marley dans le textile. Le groupe, qui gère les produits de groupe comme les Rolling Stones, Abba, Drake, James Blunt, Korn, LMFAO etc., vient de réaliser un investissement stratégique dans Zion Rootswear, la société de la famille Marley qui gère le volet vêtements et accessoires du merchandising Bob Marley.

« C’est un tournant décisif pour Bravado et Zion Rootswear, explique via un communiqué Tom Bennett, le PDG du groupe. C’est l’un des investissements les plus importants de Bravado. Bob Marley est une idole qui a un potentiel de croissance immense dans le secteur du merchandising. L’un des artistes qui a fait vendre le plus de produits dérivés au cours des dix dernières années, c’est Bob Marley ». 

L’ambition de Bravado est de développer l’offre de Zion Rootswear, qui se cantonne principalement aujourd’hui aux t-shirts et hoodies à l’effigie de la légende jamaïcaine.

 


Le père de Bob Marley serait juif

Le Magazine Tablet affirme que la grand-mère paternelle de Bob Marley serait une jamaïcaine blanche  juive d’origine syrienne qui s’appelait  Ellen Broomfield !

bob_marleyLe père de Bob Marley s’appelait  Norval et serait le fils d’Ellen Broomfield.

Norval Marley est né en Jamaïque en 1885  et, au moment où il était avec Cedella, la mère de Bob Marley, il aurait eu 60 ans.

La relation de Norval Marley  avec Cedella, la mère de Bob,  n’aurait  pas duré longtemps car Narval  est mort d’une crise cardiaque quand Bob Marley avait 12 ans.

En tout cas, Bob en aurait 68 aujourd’hui et cette découverte explique peut-être l’histoire d’amour entre les juifs et Bob Marley, ce qui n’est pas un secret.

Et puis Bob a aussi chanté des tubes planétaires comme  « Exodus » ou « Iron Lion Zion » ou encore « Redemption Song».

Mais rappelez-vous : Ziggy Marley, le fils de Bob, en concert à Tel-Aviv le 19 juillet 2011, s’était confié au Yediot Aharonot et disait se sentir très proche d’Israël ;  pas étonnant, puisque Ziggy est marié à Orly, née en Israël, et le couple a trois enfants : une fille nommée Juda Victoria, un garçon appelé Gédéon, et un autre Abraham Sélassié.

Ziggy Marley déclarait que, n’ayant pas d’autre choix, il célébrait les fêtes juives et était « très jaloux » de la culture juive. « L’histoire de notre connexion aux racines d’Israël, David, Salomon, remonte bien avant que je ne rencontre ma femme », disait-il . « Mon père et ma culture rastafari ont un lien étroit avec la culture juive. J’ai un lien fort avec les juifs depuis que, jeune enfant, je lisais l’Ancien Testament ».

« La culture rastafari a un lien très fort avec Hailé Sélassié, un descendant du roi Salomon. Alors forcément, le lien avec le judaïsme est essentiel pour les rastafaris. »

Ziggy a donc des enfants juifs et a maintenant peut-être une autre raison de se sentir proche d’Israël, puisque son arrière-grand-mère serait juive ! La boucle est bouclée.

Alors, on écoute encore une fois  « Exodus », pour la route !

 


Les 68 ans de Bob Marley soulignés en Jamaïque

Les 68 ans de Bob Marley soulignés en Jamaïque

Des centaines de touristes se sont joints aux prêtres rastafariens et aux musiciens rassemblés mercredi dans la vieille maison de Bob Marley en Jamaïque pour célébrer le 68e anniversaire de naissance de la légende du reggae.

Depuis qu’il a succombé à un cancer en 1981, Bob Marley est devenu plus qu’un chanteur célèbre. Son message d’unité et de respect reste une importante source d’espoir en Jamaïque, aux prises avec un taux de chômage élevé et des violences répandues.

Mercredi, certains proches et anciens amis de Bob Marley ont dansé et chanté au son des tambours sur le terrain de sa maison de Kingston, la capitale, qui abrite désormais un musée.

La ministre jamaïcaine de la Culture, Lisa Hanna, a déclaré que les paroles de ses chansons étaient toujours pertinentes et appelaient les Jamaïcains à créer «une société plus saine, plus attentionnée, plus pacifique et plus progressiste».

 

Plus de 30 ans après sa mort, Bob Marley reste une personnalité populaire partout dans le monde.


CES 2013 : House of Marley monte le son de l’écoconception

La marque à l’effigie de Bob Marley présentait pour la seconde année consécutive à Las Vegas ses appareils audio écoresponsables…

De notre envoyé spécial à Las Vegas

Get up, stand up ! Au CES de Las Vegas qui vient de fermer ses portes, le stand de la marque House of Marley donnait clairement envie de se lever et de se bouger ! Décors boisés, tapis colorés, DJ mixant les tubes de Bob Marley, personnel au dress code déclinant à l’envi l’iconique veste kaki du monstre sacré du reggae… l’ambiance était à mille lieues de celle rencontrée dans bien des allées austères du salon de l’électronique grand public. Dans cet oasis à la politique marketing réglée au décibel près, la marque House of Marley présentait ses futurs tubes : des casques audio ainsi que des stations d’accueil écoresponsables et dont une partie des bénéfices est reversée à l’organisme caritatif One Foundation.

40% de plastiques recyclés

Apparus il y a un an, disponibles en France à la Fnac depuis mai (et désormais chez Boulanger et Virgin), les produits House of Marley sont fabriqués « à base de plastiques recyclés », rappelle Omar Kobzili, directeur des ventes (français, qui plus est…). Leurs housses sont quant à elles conçues à partir de bouteilles plastiques recyclées (40%), de chanvre (30%) et de coton bio (30%). Impossible, par contre, de connaître la part du prix de vente du produit reversé à la fondation crée en 2010 par Rita Marley… En attendant, on craque déjà pour Chant, une petite enceinte nomade en bambou (89 €, en mai/juin), ou One Foundation, enceinte sans fil à la puissance de 200 watts (800 €, fin 2013). Côté casques audio, la marque entend « dominer le marché fashion des casques entre 50 et 100 euros », selon Omar Kobzili.

Christophe Séfrin